Mercredi 25 octobre 2017

0 Chercher le Dieu d’Amour, autrement, par la poésie !

Chercher le Dieu d’Amour, autrement, par la poésie !

Lumière sans déclin, Roi de la création /
Touche du silence sur les eaux de la nuit. /
Touche du silence sur les eaux de la nuit./
Le verbe s’élance et la beauté jaillit/
Lumière sans déclin, Roi de la création/
00 Lumière sans déclin, Roi de la création /
Le monde est un jardin qui célèbre son Nom/
Arbres et verdures, montagnes et ruisseaux/
Toute créature est signée par le Sceau/
Pélican du désert, bêtes et monstres marins/
Chaque jour ils espèrent que Dieu ouvre sa main/
Mais pour les gouverner, Il offrit son image/
Et l’homme d’un baiser reçu l’humble visage/
Libre de partager son cœur comme son âme/
Dieu fit de son côté le soutien d’une femme/
Mais sa chair, son amie, succomba à la haine/
Du menteur, l’Ennemi de la race humaine/
Ne voulant plus servir le projet de l’amour/
Ils eurent peur et s’enfuirent de la Brise du jour/
O dis-moi, ou es-tu ? D’où vient ce cœur de pierre ?/
« O dis-moi, ou es-tu ? D’où vient ce cœur de pierre ? /

La nature prit le deuil et se couvrit d’un voile
Devant le mauvais œil qui fit régner le mal
« J’ai voulu connaître la vie sans ton regard
Mais comment renaitre ? Hors de toi tout est noir ! »
Ton visage abattu se courbe vers la terre ! »/
« J’ai voulu connaître la vie sans ton regard/
Mais comment renaitre ? Hors de toi tout est noir ! »/

Il vient, comme roche brisée/
Touche du silence sur les eaux de la nuit./
Déversant sur monts et vallées/
Sa grâce en poussières d’étoiles/
L’écho fait cortège nuptial/
Et de la voix de mon amant/
Il chante et redit doucement : /
Viens ma belle, ma tourterelle/

Lève-toi car l’amour t’appelle/
Vers toi-même va mon amie/
Révèle-moi ton désir enfoui/

A travers les feuilles du pommier/
Nos regards se sont rencontrés/
Mon amant a pris son envol/
et l’ombre se meurt sur le sol,/
Et l’ombre se meurt sur le sol /
O dérobe-moi mon amant/
Ou fais de mon corps ton froment/
Mon âme est à jamais meurtrie/
De ce cœur que tu as ravi/
Plus rien ne me tient désormais/
Ni cavernes ni roseraie…/

Par la nuit dévêtue d’étoiles/
Et d’une splendeur sans égale/
J’irai sur les places, dans les rues/
Plus loin que ma vie suspendue :/
Que les gardes prennent garde !/
Je ne crains plus leurs échardes/
A travers la cité, j’irai/
Plus loin que les lieux désolés/
J’irai par-delà les déserts/
Les sables brulants des vipères/
Les sommets de solitude/
Les fourrés d’incertitude/
J’irai lâcher tous mes oiseaux/
Et balancer mes idéaux. /

Mais le scolyte m’a piqué/
Mais le scolyte m’a piqué
Et malade je suis rongée/
Car elle a beau scruter le ciel/
La lourde branche reste sans ailes/

O mon amant, mon absolu/
C’est ton amour qui m’a conçu/
Vois en ton ciel, je m’abandonne/
Sous ton regard qui me façonne/

Si tu savais, ma fiancée/
Mon âme en toi s’est liquéfiée/
Demeure en moi, nous porterons/
Les fruits qui de nous deux naitront./
Mon amant est toute ma force/
Et ses bourgeons percent l’écorce/
Mon amant est toute ma vie /
Et en lui ma chair a fleuri/
Fleche élancée de grues cendrées/
Aiguisées par les traversées/
Ne déchire pas l’horizon/
Tant que dure la migration/

Qu’est-ce là qui s’élève au loin/
Comme l’étendard d’un palanquin ?/
Voici le roi tout empourpré/
Que son amour a couronné/
Sortez le glaive du fourreau/
Ouvrez au Temple le rideau/
Venez contempler en Sion/
Le fruit murit de la passion/

Mes entrailles sont bouleversées/
Mon cœur en moi s’est retourné/
Viens gouter au rocher mon miel/
Et pénètre la citadelle/

Que tu es belle ma désirée/
En tes yeux le ciel s’est noyé/
Et la terre et sa parure/
Dévalent ta chevelure/
Tes dents, les glaciers d’océans/
Cristallisent le sel du temps /
Tes lèvres, gardes d’un palais/
En assurent le jardin secret/

Un cœur de rose dans ses pétales/
Telle est ta joue derrière ton voile/
Et ton cou, une tour sans faille/
Un donjon à haute muraille/
Tient prisonnier en son fossé, /
Les yeux de ton Roi extasié/
Penché sur le col, il s’étend/
Comme une lave d’un volcan/
Tes deux seins aux vallées fertiles/
Rassasient le pauvre en exil/

Mon amant pour moi, moi pour lui/
Loin de nous les ombres s’enfuient/

Ma toute belle, ma bien aimée/
Avec moi je t’ai fiancée/

Descend ton regard des cimes/
Viens au profond de l’abime/
Là où se perdent tous les sens/
Ivres des plus rares essences/
Nard, safran, roseau odorant, /
Cinnamone et arbres à encens, /
Fins aromates, myrrhe, aloès/
Embaument mon cœur tout en liesse/
Sous ta langue, ma bien aimée/
S’écoulent le miel et le lait/

Que ton cœur est délicieux !/
Mon cœur se nourrit de tes yeux/
Que ton amour a de charme !/
Il m’a noyé d’une larme/
Emporte-moi ma fiancée/
Du jet de ta source scellée/
Mon puit caché au verger clos/
En ta crypte j’ai mon repos/

Voix silencieuse dans la nuit/
En lui mes entrailles ont frémi/

Souffle aquilon, répond au loin/
La caresse de mon jardin/
Et toi antan, viens du désert/
Que son Nom féconde la terre/

Une ombre glisse sur les eaux/
L’olivier étend ses rameaux/

Un glaive a percé l’absence/
Sous les draps de la conscience/

Genèse ! Genèse ! C’est moi/
Ouvre ta lumière sera là !/
Ne crains pas d’accueillir celui/
Sur qui s’est déversé la nuit/

J’ai pour ta lampe mon huile/
Et mes yeux pour ta vigile/
Genèse ! Ma sœur, réponds moi !/
Donne-moi d’entendre ta voix/

Les branches ont craqué sous tes pas/
Et la peur ma saisie d’effroi/
Le nymphéa se tient ferme/
Tant que le jour ne s’est pas levé/

Mon amant a plongé sa main/
Otant le sommeil du bassin/
Puis tournant le dos il s’enfuit/
Mais seul son reflet le suivit/

Ce n’était pas un mirage/
Il oscille le marécage !/
Revient mon amant, mon frère/
Prends en pitié ma misère/
Le feu dans l’eau, la terre au vent/
Ne firent écumé qu’un instant/
Attends ! Toute ma vie suivra/
Le sillon que tracent tes pas/

Sur le sol pourpre de roses/
L’amour en gouttes se pose/

Voici les soldats, tous armés !/
Ils m’ont frappée, emprisonnée/
Au tribunal de la raison/
Je n’ai pour moi que l’intuition/
Mais, ignorante de l’amour, /
Que puis-je répondre en retour ?/

Malade et pauvre, je le suis/
Et qu’importe ma vie ici !/
Plus rien ne me lie à la terre/
Sinon mon limon de misère/

- Ne craindras-tu donc plus la mort ?/
Qui, sinon elle, jette un tel sort !/

Mon amant, il est l’Unique/
Sa beauté est sans réplique/
Tout homme est un portrait sans vie/
Si je le comparais à lui/
Sa vie dépasse tout éclat/
Mais sa lumière n’éblouit pas/
Paisible et infuse splendeur/
Comme est la suave blancheur/
Des boucles de sa chevelure/
Une laine mêlée d’or pur/
Dans le lait de ses yeux baignent/
Les colombes qui s’étreignent/
Elles éclaboussent de cyan/
Rivières, fleuves et océans/
Ses joues, des massifs parfumés/
Avec des fruits sous leur feuillée/
Ses lèvres, un parterre de lis/
Ou neiges et flammes s’étourdissent/
Ses mains sont ornées de rubis/
Et sur son ventre loge un puits/
Source féconde des jardins/
Sous le velours du baldaquin/
Dont le drapé trace collines/
Et tout ce qu’amour imagine/

Juges et soldats au souffle court/
Voici mon amant, mon amour/
Voici l’étoile du matin :/
Une colombe a dit : il vient !/

Tout ton discours n’est que folie/
Vierge errante dans la nuit/
Que l’amant soit ineffable/
Toi, tu n’es qu’un grain de sable !/
Prenons bien garde d’écouter/
Ce que l’ivresse fait chanter !/

Moi pour mon amant, lui pour moi/
Dans le désir, l’absent est là…/

Que tu es belle, ma bien aimée/
Je me perds à te contempler/
Détourne de moi tes regards/
Tels une levée d’étendards/
Voici l’armure me fait défaut/

Je l’ignorais, la ida’ ti…/
Que l’aube décoche sans bruit/

O…merveilleuse beauté !/
Elle embrase sans consumer/
Les étoiles qui chantent et veillent/
Sous l’enveloppe du soleil/

Reviens, reviens belle aurore
Que nous te regardions encore…

Il n’est plus aucune rigueur, /
Ni défaillance, ni lâcheté, /
Plus de distance à contre cœur, /
Ou de sentiment déréglé/
La chair demeure sans saveur/
Mais une flamme a pénétré/
Au plus profond de ma demeure/
Au plus secret de mon palais. /

Langue de feu, viens ranimer/
Mon désir trop longtemps enfoui/
Viens fortifier ma liberté/
De n’être en toi qu’un seul esprit/
Et si mes yeux restent aveugles/
Que mon cœur s’irradie/
Pour vivre l’éternel baiser/
Des maintenant en Jésus Christ/

Le soleil n’était pas levé/
Quand la brise glissait ces mots/
Marie, ne craint pas le tombeau/
Car les ombres fuient sa clarté/

Penche-toi au creux du rocher/
Ma colombe, je t’attendais/
N’aie plus de larmes désormais/
L’ancien monde s’en est allé/

Oui, l’Amour a tué la mort/
Jamais s’éveille la vie/
La graine est donnée dans le fruit/
Que mon cops devienne ton corps/

Mon amie, tu portes la paix/
Va semer la Bonne Nouvelle/
Sois semblable à une gazelle/
Sur les montagnes embaumées !

Mon Royaume n’est pas au-delà/
D’un ciel voilé par les nuages/
Mais caché en chaque visage/
Ou ma gloire brille déjà !/

En mon amant échappée,/
Je veux rester dans l’oubli/
Suspendue, abandonnée/
En ses mains plus de soucis/

En Lui jouissons désormais/
Dans le secret, sans aucun bruit/
Dans la lumière de, notre nuit/
Il nous enveloppe de paix/

Pécheur esseulé tout en peine/
Navré de la mer en furie/
Il se déploie et puis dégaine/
Son cœur épris pour ses petits. /

Plus de douleur ne reste vaine/
Plus de souffrance hors de lui/
Nos plaies sont désormais les siennes/
Nourries à jamais de sa vie. /

Alors mon cœur me lâchera/
Et en Jésus il s’embrasera/
Mourir à soi, c’est vivre enfin/
De l’amour que rien ne retient/

Aurais-je perdu la raison/
Que de vouloir en ma passion/
Devancer la claire vision/
Ou nos regards se croiseront/
O vent messager de mon roi/
Sur votre aile emmenez-moi/
Auprès de mon unique joie/
Il ne se détournera pas/
Même si dans ma pauvreté/
Je n’ai cessé de tomber/
J’ose croire en vérité/
Que rien ne pourra m’arracher/
De votre amour fort et jaloux/
Qui en vos mains pardonne tout/
O mon Dieu, pourvu que ces clous/
M’unissent éternellement à vous/
Trinité sainte, source pure/
Vous connaissez bien la brulure/
De l’amour offert sans mesure/
L’homme renait de vos blessures/
Dépouillée par le grand silence/
Mon âme tombe en défaillance/
Je m’écoule en mon espérance/
Sous le voile de votre présence/
L’éternité c’est maintenant/
Louange de gloire au Vivant/
Le mal est réduit à néant/
Plus rien ne sera comme avant/
Tout l’univers s’épanouit/
Le soleil éclabousse et rit/
L’écorce de vert s’attendrit/
Les oisillons sortent du nid… /

Jésus me voici désormais/
Offrande d’amour et de paix/
Sous le voile de l’Esperance/
Embrasez-moi dans le silence/
Pour devenir comme Marie,/
Heureuse du don de ma vie/

Il est des mots qu’on ose dire/
Quand la désolation enivre/
Quand l’âme ne fait plus que gémir/
Dans l’isolement de son soupir/

Loin de vos bras je perds le nord/
Oté du soleil de vos yeux/
En quête de mon seul trésor/
Il me reste pour guide un feu/

Une lumière au fond du cœur /
Petite flamme qui chancelle/
Mais bien plus forte que sa peur/
Elle s’échappe telle une étincelle/

Eperdue, hors d’elle-même, elle crie :/
« Ne l’auriez-vous pas aperçu/
Celui qui est toute ma vie ?/
Se peut-il qu’il ait disparu !/
« Ne désespère pas espérance/
m) O mon Amour si je m’égare,/
c’est pour me retrouver en Vous/
Ne pense pas être oubliée/
Ferme les yeux et fais confiance/
Il reviendra ton bien aimé !../

O comment pourrais-je tenir/
Dans ce lieu je vis sans vivre !/
En vos baisers seuls, je respire/
Mon amour que la nuit me livre/

Par-delà les monts les bocages/
Les vallées solitaires, les mers/
Jusqu’à ce mystérieux rivage/
Ou je m’offrirai toute entière/

A la suave incandescence/
L’aimée en sera transformée/
Car l’amour fou dans sa violence/
Fera sombrer l’obscurité/

O mon amour si je m’égare/
C’est pour me retrouver en vous/
Si je perds tout sans rien vouloir/
C’est parce que vous êtes mon Tout/

Mon foyer, mon brasier ardent/
Mon toucher de la vive flamme/
Pénétrez-moi intimement/
Jusqu’à la substance de mon âme/

O mon roi ouvrez donc la danse/
Que l’encens tressaille de joie !/
Au cœur embrasé de l’alliance/
Le monde tout entier est là…/

O Esprit du Saint Amour, /
Vois ce qui me reste de vie défaillante ! /
Eveille-moi et viens repaitre en moi /
Pour que je demeure en toi /
Console le dénuement de mes solitudes, /
De mes isolements /
Par ton feu dévorant, /
Suave et pénétrant. /
Que ruisselle ta lumière /
Jusqu’en ma racine la plus enfouie. /
Qu’elle transfigure /
Mes plus secrètes obscurités. /
Ainsi, nourrie, /
Fortifiée de tes dons sacrés, /
Imprégnée de ton baume divin, /
J’exhalerai au monde entier /
Le parfum de ta douce Présence. /
O Eternité secrètement révélée /
A qui attend tout de toi, /
Agrée cette demande /
Comme une offrande de ma vie. /
Par ton souffle délectable, /
Dépouille le feuillage de mon « moi ». /
Qu’il ne reste plus qu’un fruit /
Gonflé d’amour et de vérité, /
De justice et de paix, /
Entièrement protégé à ton ombre désirée /
Jusqu’à son plein achèvement, /
Jusqu’à cet emportement de l’amour /
Au festin de l’éternel embrasement.

O pourquoi noble oiseau/
Pourquoi derrière vos ailes/
Refermez-vous le ciel ? /
La terre n’est plus qu’un flot /
Une mer agitée /
Sans pitié ni chagrin /
Pour tous les pèlerins /
Cherchant ou demeurer /

Et moi dans ma prière /
Epuisée, toute creuse /
Je la voulais porteuse /
De louanges sincères /
Mais je ne suis qu’un cri /
Et mon fruit n’est que ruine /
Seules restent les épines /
Aux yeux de mes amis /

O noble oiseau, venez
Envolez moi jusqu’à /
La cité du grand Roi /
Merveille de beauté /
Resplendissante et telle /
Une jeune mariée /
Devant son bien-aimé /
Marie la toute belle /
Marie Terre nouvelle /
Jardin si délicat /
Voici entre vos bras /
Le soupir des mortels /
Marie Astre levant /
Caresse de l’aurore /
Par Vous la nuit s’endort /
Marie buisson ardent /
Toute comblée d’Esprit /
Siege de la Sagesse /
Marie notre tendresse /
Ecrase l’ennemi /
Marie douce Présence /
Apaise le cri /
De l’enfant tout petit /
Fragile et sans défense /
Marie Havre de paix /
Immarcescible Fleur /
Moi’ indigne pécheur /
Comment suis-je attiré /
A vous Immaculée /
O vous Consolation /
Marie Intercession /
Marie Baume et Baiser /

C’est que nulle créature /
N’a pour vous de dégout /
Et l’agneau près du loup /
Gite en votre pâture /

Marie, je suis une plaie ! /
Et mon cœur tout blessé /
En vos mains est livré /
O Mère Bien Aimée /
Ne le repoussez pas /
Même s’il est mauvais /
Car il cache en secret /
L’amour qui ne sut pas /
Offrir comme il voulait /
Prenez le en pitié /
Faites-lui recouvrer /
La douceur qu’il avait /
Avant d’avoir pris froid /
Un seul de vos sourires /
Suffira à l’ouvrir /
Et la joie brillera /
Et l’amour flambera /
Sur tout ce monde enfoui /
Au plus profond de lui /
O Marie prenez moi /
Avec tous vos enfants /
Unis en cette offrande /
En cette humble demande /
Dans son abaissement /
Sans fin, Jésus, l’Epoux, /
Le Bien Aimé pour qui /
J’abandonne ma vie /
Se penche auprès de Vous /
Il ne peut refuser /
Un seul de vos souhait /
Et je sais qu’il pourrait /
D’un touché transformer /
Ma coupe d’amertume /
En eau vive éternelle /
Joyeuse et immortelle /
Que son regard consume /
Tout ce qui lui déplait /
Ma peur, ma volonté /
Mes si nombreux péchés /
Tout ce qui m’éloignait /
De vous O mon Seigneur !
Mon unique Esperance /
O infinie patience /
O Souffle de mon cœur /
Uni en votre Esprit /
Prenez le tout entier /
Qu’il soit transsubstantié /
D’Amour comme Marie /
O vie inviolable /
Don si désirable /
Essence inscrutable /
Grandeur insondable /
Roc inébranlable /
Force inépuisable /
Douceur ineffable /
Bonté délectable !/

Suspendue à vos lèvres /
Ne me relâchez pas /
En mon ancien état /
Que le baiser sans trêve /
M’ensevelisse en vous /
En votre immensité /
En votre éternité /
En votre feu jaloux /
Qui brule sans dévorer /
Eclaire sans aveugler /
Soulève sans provoquer /
Mais si fort enivre et /
Nourrit sans rassasier /
La faim que j’ai de vous !
Achevez moi en vous /
Que mon corps soit lié /
A la sève du Bois /
Vous portant mon Amour /
Mon fruit que je savoure /
Dans l’union de la Croix… /

Dans la paix de vos bras /
Mon Dieu, mon Dieu, Abba /
A jamais gardez-moi /
en Laudem gloria !
O Jésus, sentez comme votre petite /
Bien aimée n’aspire plus /
Qu’a l’éternel embrassement…/
Pour être en l’aimé /
Toute régénérée /

O ! Gardez-moi sous votre doux pennage /
Envolez-moi jusqu’à l’autre rivage /

Car au-delà de la mer en furie /
Est notre aire sacrée, /
Notre nid d’amour /
Tout fleuri de tendresse…/

O mon Amour si je m’égare, c’est pour me retrouver en Vous/
Tout mon être vous est donné !/
Mon Dieu au Nom si mystérieux, /
Ma Nuée, ma Colonne de feu, /
Guide-moi et rappelle-moi, /
Dans la crainte, il n’est plus de peur, /
L’Amour est l’unique lueur, /
Mon Abri, mon Fort, mon Rocher, /
En notre retraite escarpée, /
Cache-moi et enfonce-moi, /
Au plus intime de ton cœur, /
L’Amour est l’unique douleur, /
Mon Eau vive, incandescente, /
Source pure et obéissante, /
Lave moi et sanctifie-moi, /
Tout imbibé de ta candeur, /
L’Amour est l’unique saveur, /
Amour, ma raison d’être et de vivre…/
Je suis malade de désir !/
Tout penchant a son élan. /
Tout nuisible à son contraire. /
Les venins se désintègrent par leurs antidotes. /
Les vices se dissipent par leurs vertus contraires…/
Saint Jean de la Croix d’ajouter, /
« L’amour ne se guérit que par l’amour". /
« Tout imbibé de ta candeur ; /
L’Amour est l’unique saveur ; /

Esprit qui plane sur les eaux, /
Couvre-moi de ta Sagesse, /
Conduis-moi par-delà les flots, /
Loin du mal, de la tristesse/
Et si le doute freine l’élan, /
Souffle encore plus fort ton amour, /
Il est mon cœur, Il est mon chant, /
À lui je m’offre pour toujours, /
Ce repas qu’on savoure, /
Qu’il nous fasse eucharistie !/
Oui, Pain de la Vie, fortifie-moi, /
Sanctifie-moi pour que je devienne comme Toi, /
Hostie vivante au Sacrifice de l’amour. /

Ô mon amour, /
Si le monde semble regagner ma fuite, /
Si mon cœur s’épuise sans jamais s’unifier, /
Je vous en prie, de votre zèle jaloux, /
Emportez-moi, /
Dévorez-moi et cachez moi au plus intime de vous, /
Dans ce lieu scellé que vous seul en Jésus pouvez regagner…/
Votre amour vaut plus que ma vie. /
Mon amour… je vous aime. /

E-sprit qui plane sur les eaux/
C-ouvre-moi de ta Sagesse/
C-onduis-moi par-delà les flots/
L-oin du mal, de la tristesse/
E-t si le doute freine l’élan/
S-ouffle encore plus fort ton Amour/
I-l est mon cœur, Il est mon chant/
À Lui je m’offre pour toujours.

Ô Source intarissable /
D’où ruisselle toute lumière, /
Écoule en moi la soif de ta vérité/
Car je ne peux croire sans croître en toi. /
Tu es la Vie /
Et moi le grain tombé. /
Tu es l’Amour /
Et je reçois ta beauté. /
Tire-moi jusqu’au ciel de tes bras. /
Ton nom est aimant/
Et ton regard, /
Une brise légère au plein feu de midi ! /
« Ne désespère pas espérance/
Ne pense pas être oubliée/
Ferme les yeux et fais confiance/
Il reviendra ton bien aimé !…/

Sur nos lèvres la louange/
pour Marie, Chef-d’œuvre de l’Esprit !/
Réjouis-toi Marie, épouse inépousée/
Servante de l’Amour, tu portes le salut/
Réjouis-toi, Mère du Cœur transpercé/
Le « oui » te conduira jusqu’aux bras étendus/
Réjouis-toi, ô Reine de l’Humilité/
Tu soutiens le pauvre d’un seul de tes regards/
Réjouis-toi, Éclat d’éternelle beauté/
Vierge sainte et fidèle, couronnée de gloire/
Que ton honneur soit exalté par ma vie/
et mon cœur en ton Cœur à jamais établi !/

Oh ! Combien douce me sera ta présence/
Toi le bien suprême/
Je m’approcherai silencieusement de toi/
Et je te découvrirai les pieds pour que /
Tu daignes m’unir à toi en mariage/
Et je refuserai toute joie jusqu’à/
Ce que je sois heureuse dans tes bras/
Et maintenant je t’en prie, Seigneur,/
Ne me laisse jamais plus dans mon isolement,/
Car je ne puis que gaspiller mon âme/

Vienne la pluie, souffle le vent pour dépouiller/
Consentir c’est féconder la vie/
A l’ombre désirée le fruit est présenté/
La sève est l’amour et mon corps devient son lit/
Vivre à vous seul dans l’éternel embrassement/
S’enivrer à la source de vies/
Sur la robe blanche un parfum pénétrant/
Les lis et les roses s’épanchent au paradis/

Fermer les yeux pour mieux vous voir/
Et recevoir de la patience/
L’amour qui perce le brouillard/
Bien au-delà des apparences//
Vous êtes là mon bien aimé/
Ouvrir les mains pour mieux toucher/
Et jouir de votre présence/
L’amour se laisse abandonner/
Bien au-delà de la distance/
Recevez moi mon fiancé/
Tendre les bras sans que la crainte/
Ne vienne troubler l’évidence/
De l’amour et de son empreinte/
Bien au-delà de la souffrance/
Etre la proie de vos baisers/
Comme au premier jour du Cantique/
Faire silence pour mieux gouter/
Le sang mêlé de notre Alliance/
L’amour se laisse pénétrer/
Les clous traversent la substance /
C’est en cela l’éternité/

Epris par la beauté d’une source scellée/
Le soleil amoureux s’est coulé dans son lit/
Quel mystère joyeux que celui de Marie/
Peut-elle vraiment cacher jusqu’où Dieu s’est penché ?/
Le secret du fiat devient magnificat !/ :
C’est un chant pour la nuit dans l’attente du jour/
Chaque instant est en lui une offrande d’amour/

Fiat Fiat Petite Flamme d’amour Incandescente/
Petite Flamme d’amour Incandescente/
De l’abandon total/
En quête de l’unique visage, /
Elle embrase tout sur son passage/
Avec pour seul guide l’espérance/
Et son amoureuse obéissance. /
Durant les trois heures de ma vie/
Ne puis-je connaître au Calvaire/
Cette lumière qui dans la nuit/
Abreuvera mon cœur de sa douceur ?/
Mon aimée viens tremper tes lèvres /
Dans cette coupe de mon sang, /
Incandescent, il n’est que fièvre/
Brûlante du désir de nous unir. /
Silence des mots absorbés/
Secret d’amour, voix sans parole/
Je me désole à ne rester/
Fondue à tout jamais en ce baiser. /
Vienne la pluie, souffle le vent pour dépouiller/
Consentir c’est féconder la vie/
A l’ombre désirée le fruit est présenté/
La sève est l’amour et mon corps devient son lit/
Vivre à vous seul dans l’éternel embrassement/
S’enivrer à la source de vies/
Sur la robe blanche un parfum pénétrant/
Les lis et les roses s’épanchent au paradis/
Fermer les yeux pour mieux vous voir/
Et recevoir de la patience/
L’amour qui perce le brouillard/
Bien au-delà des apparences/

Vivre à toi seul,/
être une graine en votre cœur oh Jésus./
Toute entière une offrande à la vie/
S’enfoncer et traverser l’obscure épaisseur/
Et si dans la nuit le silence n’est plus qu’un cri/
Tendre les bras pour mieux se sentir soulevée/
Tout lâcher pour embrasser la vie/
Et s’ouvrir au ciel, en lui s’enraciner/
Caresser la brise et danser au jour fleuri…/
Vienne la pluie, souffle le vent pour dépouiller/
Consentir c’est féconder la vie/
A l’ombre désirée le fruit est présenté/
La sève est l’amour et mon corps devient son lit/
Vivre à vous seul dans l’éternel embrassement/
S’enivrer à la source de vies/
Sur la robe blanche un parfum pénétrant/
Les lis et les roses s’épanchent au paradis/
Fermer les yeux pour mieux vous voir/
Et recevoir de la patience/
L’amour qui perce le brouillard/
Bien au-delà des apparences//
Vous êtes là mon bien aimé/
Ouvrir les mains pour mieux toucher/
Et jouir de votre présence/
L’amour se laisse abandonner/
Bien au-delà de la distance/
Recevez moi mon fiancé/
Tendre les bras sans que la crainte/
Ne vienne troubler l’évidence/
De l’amour et de son empreinte/
Bien au-delà de la souffrance/
Etre la proie de vos baisers/
Comme au premier jour du Cantique/
Le sang mêlé de notre Alliance/
L’amour se laisse pénétrer/
Les clous traversent la substance /
C’est en cela l’éternité/
Epris par la beauté d’une source scellée/
Le soleil amoureux s’est coulé dans son lit/
Quel mystère joyeux que celui de Marie/
Peut-elle vraiment cacher jusqu’où Dieu s’est penché ?/
Le secret du fiat devient magnificat !/ :
Chaque instant est en lui une offrande d’amour/
Et s’ouvrir au ciel, en lui s’enraciner/
Caresser la brise et danser au jour fleuri
Faire silence pour mieux gouter/
C’est un chant pour la nuit dans l’attente du jour/

Jésus, me voici désormais/
Offrande d’amour et de paix/
Sous le voile de l’espérance/
Embrasez-moi de silence/
Pour demeurer, comme Marie,/
Heureuse du don de ma vie/

Elle est toute à Lui, comme il est tout à elle./
Mon espérance, ma joie,/
Ma paix profonde, « ma réalité éternelle »/
Sa vie c’est Lui./
Il a tout donné pour elle./
Elle peut maintenant se rassasier du fruit de son Amour./
Comme elle est heureuse au son de son pas qui vient !/

Plus de douleur ne reste vaine/
Plus de souffrance hors de lui/
Nos plaies sont désormais les siennes/
Nourries à jamais de sa vie. /
O Mystère plus grand que l’abime/
O Refuge et Présence intime/
O Beauté secrète et sublime !/
Je ne désire plus que vous !/

Pécheur esseulé tout en peine/
Navré de la mer en furie/
Il se déploie et puis dégaine/
Son cœur épris pour ses petits. /
Fermer les yeux pour mieux vous voir/
Et recevoir de la patience/

Mon âme est à jamais meurtrie/
De ce cœur que tu as ravi/

« Vers toi-même va mon amie »/

Le soleil n’était pas levé/
Quand la brise glissait ces mots :/
Marie, ne craint pas le tombeau/
Car les ombres fuient sa clarté !/
Penche-toi au creux du rocher/
Ma colombe, je t’attendais/
N’aie plus de larmes désormais/
L’ancien monde s’en est allé/

Oui, l’Amour a tué la mort/
À jamais s’éveille la vie/
La graine est donnée dans le fruit/
Que mon cops devienne ton corps/

Mon amie, tu portes la paix/
Va semer la Bonne Nouvelle/
Sois semblable à une gazelle/
Sur les montagnes embaumées !

Mon Royaume n’est pas au-delà/
D’un ciel voilé par les nuages/
Mais caché en chaque visage/
Ou ma gloire brille déjà !/
Alors mon cœur me lâchera/
Et en Jésus il s’embrasera/
Mourir à soi, c’est vivre enfin/
De l’amour que rien ne retient/

Amour, ma raison d’être et de vivre ; /
Je suis malade de désir ; /
Tout penchant a son élan. »/
Esprit qui plane sur les eaux, /
Couvre-moi de ta Sagesse, /
Conduis-moi par-delà les flots, /
Loin du mal, de la tristesse
Et si le doute freine l’élan, /
Souffle encore plus fort ton amour, /
Il est mon cœur, Il est mon chant, /
À lui je m’offre pour toujours, /
Ce repas qu’on savoure, /
Qu’il nous fasse eucharistie !/
Oui, Pain de la Vie, fortifie-moi, /
Sanctifie-moi pour que je devienne comme Toi, /
Hostie vivante au Sacrifice de l’amour.

Moi pour mon amant, lui pour moi/
Dans le désir, l’absent est là…/
Suspendue, abandonnée/
En ses mains plus de soucis/
Tendre les bras pour mieux se sentir soulevée/
Tout lâcher pour embrasser la vie/
Et s’ouvrir au ciel, en lui s’enraciner/

C’est l’automne, /
Les mots aussi se décomposent !/
Puissent-ils secrètement nourrir l’humus de notre terre…/

Ô vaste solitude où s’est noyé le cœur/
Dilaté, liquéfié de perles de langueur/
Il soupire, vibrant d’une mesure hors du temps/
À l’aube de son éternité, son amant. /
Touché, transpercé dans sa robe de lis blancs/
L’amour s’écoule en ses infimes lueurs/
De rubis, de diamants, de célestes splendeurs/
Mais au ravissement de la foi seulement/
Voici le glorifié en son dépouillement/
Le maître de la vie qui, mort, règne vivant/
Seule reste désormais pour unique douleur/
La longue patience dans l’attente de l’heure…/
L’heure du bon plaisir où repose tendrement/
L’aimé en son aimée sur son cœur tapis de fleurs. /

(Saint Jean de la Croix, maxime 175, dit à sa manière le désir de l’aimée,)
Oh ! Combien douce me sera ta présence
Toi le bien suprême
Je m’approcherai silencieusement de toi
Et je te découvrirai les pieds pour que
Tu daignes m’unir à toi en mariage
Et je refuserai toute joie jusqu’à
Ce que je sois heureuse dans tes bras
Et maintenant je t’en prie, Seigneur,
Ne me laisse jamais plus dans mon isolement,
Car je ne puis que gaspiller mon âme
Fin Citation.