Dimanche 21 mai 2017

10 Jésus est dépouillé de ses vêtements

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Ces gens me voient, ils me regardent. partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement. Psaume 21, 18-19

Jésus, dépouillé de ses vêtements, s’est offert au Père. Nous entrons de plus en plus dans le scandale de la souffrance et de la mort de Jésus. Le Père veille comme à son baptême et l’Esprit Saint qui descend sur lui comme une colombe ne lui manquera pas. Ce mystère de dépouillement nous est nécessaire pour entrer dans la compréhension de la vie de ceux qui sont meurtris par l’épreuve. La Sagesse du chemin de la Croix vient à notre aide. Le visage de Marie qui l’accompagne sur ce chemin nous est un réconfort. "Nu je suis entré dans ce monde, nu je le quitterai ! C’est dans l’Amour de l’Esprit Saint qu’elle a tenu son fils tout petit. La souffrance de Jésus dans sa Passion et de Marie dans sa compassion, nous fait entrer dans le mystère de l’Amour infini de Dieu pour l’humanité. Il nous a aimé jusque là ! Le Père Invisible soutient la Mission de son Envoyé. Dans son dénuement, dans la surabondance de son Amour infini, Jésus nous sauve.

Jésus s’est identifié aux pauvres, démunis, dénudés de tout. L’intolérable souffrance de ces personnes est incompréhensible ! L’Amour de Dieu pour elles, manifesté par un proche est Parole de Dieu. Elle est contemplation de la vie de Jésus et de Marie dans la douleur. Notre être peut alors s’unifier dans l’espérance pour avancer encore. L’Amour infini de Dieu, nous est donné dans le mystère de la compassion de Dieu pour nous : « Me voici, tu m’as donné un corps, alors je viens pour faire ta volonté. » La liberté de Jésus est totale dans la nuit de ce dépouillement. La « bienveillance » du Père s’exerce là, particulièrement. Jésus s’offre au Père pour le salut du monde : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. » Il vient nous rejoindre au lieu ou notre humanité est profanée, « coupée » de Dieu par le péché. « Il a été fait péché, lui qui n’a pas péché. » Jésus est nu comme à sa descente dans les eaux du Jourdain qui symbolisent la profondeur du « mystère d’iniquité » qu’Il devra traverser. Le péché des hommes entraine Jésus dans des zones d’ombre, d’agonies, de souffrance et de mort. Il s’est offert au Père, il porte dans la nuit, le péché par sa Croix.

La Passion de Jésus est créatrice de liberté. Dans ce mystère de dénuement, les pauvres ont une place privilégiée. Le Fils de l’homme a toujours soutenu les petits et les pauvres. Il prend leur place pour les sauver de cette ignominie. C’est en lui que la liberté de tout offrir nous est donnée. Par la foi, nous rejoignions Jésus qui nous libère de cet enfermement. Il nous infuse le surcroît de liberté dont nous avons besoin pour revenir vers le Père. Dans l’expérimentation de l’amour de Jésus, la liberté de pardonner nous est donnée. L’Esprit Saint est à l’œuvre dans cette libération. « Jésus, subsistant en forme de Dieu, n’a pas estimé comme une usurpation d’être égal à Dieu, mais Il s’est anéanti, prenant forme d’esclave, devenant semblable aux hommes, Il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort et la mort sur une croix. » Le visage de Marie est pour nous un réconfort. En elle, notre humanité a été rendue capable de participer à l’Amour Infini de Dieu, de s’unir à l’Esprit -Saint lui-même.

Moi, Je suis sûr de toi, Seigneur, Je dis : « Tu es mon Dieu ! » Mes jours sont dans ta main : délivre-moi des mains hostiles qui s’acharnent. Sur ton serviteur, que s’illumine ta face ; sauve-moi par ton amour. Psaume 30, 15-17

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