Vendredi 11 août 2017

11 Jésus est cloué sur la Croix

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11 - Jésus est cloué sur la Croix
Oui, des chiens me cernent,
une bande de vauriens m’entourent.
Ils me percent les mains et les pieds ;
je peux compter tous mes os. Psaume 21,17-183

Le cri de Jésus sur la Croix : “Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?” est la Parole la plus précieuse de Jésus. C’est là que peuvent se retrouver tous les abandonnés, les rejetés, les pauvres de l’univers de tous les temps. C’est dans l’Esprit-Saint que nous pouvons crier vers le Père : "Abba." Dans l’Espérance nouvelle que Jésus nous donne, nous pouvons “reconnaître” le Père Éternel de qui vient tout Don parfait et demeurer en lui. C’est en Jésus, dans le Verbe de Dieu fait chair, que nous pouvons nous réfugier en Marie la mère du Crucifié. Là, l’Esprit-Saint nous est donné. Nous pouvons nous reconnaître l’enfant de Dieu, la “merveille que je suis.” En Jésus abandonné, l’humanité entière se retrouve. Là Il nous invite : “Venez à moi," dit-Il, "vous tous qui peinés sous le poids du fardeau, et moi je vous donnerai le repos. Prenez sur vous mon joug et mettez vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos de vos âmes. Oui, mon joug est facile à porter et mon fardeau léger.” Jésus vient rejoindre l’homme dans l’extrême rejet qu’il subit, dans l’abandon le plus total. Le silence des pauvres crie vers Dieu, et Dieu prend leur défense. Marie et Jean sont auprès de Jésus sur la Croix. Ils sont liés à Lui dans son mystère d’opprobre et de dénuement, quand il touche au plus profond de la misère humaine. Jésus qui « les aima jusqu’à la fin, » leur donne le Paraclet, « l’Esprit-Saint de vérité ». Il est Un dans l’Amour sans mesure du Père, II est devenu Un avec l’humanité dans sa plus grande affliction. Apparaît alors la promesse d’un monde nouveau, de la civilisation de l’Amour toujours possible.

“Ils regarderont vers Celui qu’ils ont transpercé”. La fécondité des pauvres s’origine dans le mystère de la Croix. C’est le mystère du plus grand Amour. Dans le service des pauvres, Dieu nous prépare à ce Don comme Il a préparé Marie. Quand Jésus, à douze ans, il laissera Marie et Joseph dans l’angoisse. L’Évangéliste note que “Marie gardait soigneusement toutes ces choses et les méditait dans son cœur.” Marie laisse l’Esprit-Saint réaliser en elle l’œuvre de Rédemption de Jésus. L’Esprit-Saint nous est donné à la Croix quand l’humanité sainte de Jésus Crucifié est reçue par le Père. II est nécessaire de prendre le chemin de pauvreté que Dieu a réalisé en Marie pour accueillir le « Don de Dieu » quand nous sommes dans l’épreuve. Dans son Immense Amour Dieu répand sur la Femme, mère de la nouvelle humanité, son Esprit-Saint. II lui donne, lui le “Sein du Père,” d’être ce sein maternel d’où naîtrons les enfants de Dieu. « Je te bénis Père d’avoir caché ce mystère aux sages et aux savants et de l’avoir révélé aux tout-petits… Personne ne connaît le Père sinon le Fils et personne ne connaît le Fils sinon le Père et Celui à qui le Père veut bien le révéler. » Avec Marie, avec tous les Saints, l’Eglise s’achemine sans cesse à la rencontre du Bien Aimé. « Bien tard je t’ai aimée, Beauté si antique et si nouvelle, tard je t’ai aimée, et pourtant tu étais dedans, c’est moi qui étais dehors, où je te cherchais en me ruant sans beauté vers ces beautés que tu as faites. Tu étais avec moi, c’est moi qui n’étais pas avec moi. » [St Augustin.] Le Verbe de Dieu fait chair et l’Esprit-Saint réalisent en moi l’enfant de Dieu dans cet enfantement du Calvaire. Marie, la mère de Jésus, forme l’Eglise naissante en reprenant le message de Jésus. Elle se réunit avec eux, et "tous ensemble d’un même cœur," dans la douleur, elle continue son œuvre d’enfantement comme mère des pauvres. Dieu nous donne d’entrer dans son mystère d’Amour. “Voyez comme il est grand l’Amour dont Dieu vous a aimés.” C’est la fécondité de la vie des pauvres de nous introduire dans ce mystère. Cette fécondité s’origine dans la Croix de Jésus. Tous les pauvres, d’un commun accord, étaient assidus à la prière, avec Marie. L’Eglise naissante reprend la vie de Jésus. D’un même cœur avec Marie elle continue son œuvre d’enfantement.
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