Lundi 23 avril 2018

13e dimanche du temps ordinaire, année B

"Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »

Sg 1, 13-15 ; 2, 23-24 Ps 29 2 Co 8, 7.9.13-15 Mc 5, 21-43

  • Le dimanche 1 juillet 2018 iCal
    semaine 11 à 20 : 13e dimanche du temps ordinaire, année B

"Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord du lac."

Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. La foi se propage quand Jésus intervient. Jaïre, l’homme public, sollicite Jésus qui vit dans la compassion et il appelle les autres à vivre dans la foi. A chaque rencontre, il propose à son partenaire de faire un pas de plus, « Jésus partit avec lui. » Dès lors, le dialogue s’enclenche, la parole de l’un va entrainer la parole de l’autre, la parole de Jaïre met en mouvement Jésus. La nouvelle de la mort de la fillette invitera Jaïre à dépasser le renoncement dans la mort, mais de croire à un possible au-delà : « Ne crains pas, crois seulement. » Nous comprenons que pour ce chef de synagogue, selon son entourage, c’est fini. Mais pour cet homme qui suit Jésus, ce n’est pas fini. Il faut que Dieu intervienne pour que nous sortions de cette mort grâce à sa Passion et sa Résurrection. Jésus a alors cette parole étonnante : « La petite fille n’est pas morte, elle dort ». Tout ce qui nous affecte en effet est contenu dans la Passion et dans la Résurrection de Jésus qui guérit toute mort et toute maladie.

"Or, une femme, avait des pertes de sang depuis douze ans, Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement. Car elle se disait : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » A l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondaient : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : ’Qui m’a touché ?’ » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste. Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Alors Jésus reprit :« Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » La foi se propage, entre Jésus, Jaïre, la femme qui avait des pertes de sang, les témoins de ces rencontres. Elle touche le vêtement de Jésus, et elle est guérie. Alors, dans ce nouvel état, elle trouvera le courage pour de parler de sa situation ; elle qui était mis au rebut de la société. Jésus peut alors lui parler. L’échange est une parole qui les relie, là où ils se reconnaissent l’un et l’autre. La foi est reconnue, elle est appelée à grandir, à devenir connue publiquement, elle donne de pouvoir reprendre place parmi les siens. Cette femme qui a beaucoup souffert, c’est la misère dans laquelle notre humanité se trouve toujours face à la maladie. Quelque chose de profondément réaliste nous est donné dans cet Évangile, car nous nous trouvons toujours devant la maladie et la mort, dans l’angoisse.

« Arrivé chez Jaïre Jésus dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher, elle avait douze ans. Ils en furent complètement bouleversés. Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache ; puis il leur dit de la faire manger. Nous découvrons la manière dont Jésus sait être vraiment attentif à l’autre, dont il sait prendre soin. Jésus dit aussi ce qu’est la vie, avec la nécessité de se nourrir, de se prendre en charge dans le quotidien de ses jours. La foi à laquelle il appelle, n’est pas une foi qui nous fait sortir de notre quotidien, mais une foi qui nous donne de l’habiter pleinement, dans un simple repas, une simple boisson, un simple regard qui exprime la merveille à laquelle nous avons part à travers ces simples gestes, ces simples moments. Jésus nous demande la foi, ce toucher de Dieu dans l’Amour. Dans l’Eucharistie Il nous donne son Corps et son Sang, il nous donne de le toucher profondément. Le toucher extérieur manifeste un toucher intérieur, toucher du cœur qui provoque une adhésion, une communion. Ayant fait l’expérience de notre faiblesse et de notre misère, nous comptons sur la puissance de Jésus le Christ. La puissance d’amour qui est donnée par son Église est une puissance de salut, pour nous qui vivons des excès de douleur qui ne peuvent être vaincus que par un Amour excessif.

Nous demandons la grâce de regarder Jésus comme Sauveur du monde.