13e dimanche du temps ordinaire, année B

"Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
Lundi 25 juin 2018

Sg 1, 13-15 ; 2, 23-24 Ps 29 2 Co 8, 7.9.13-15 Mc 5, 21-43

  • Le dimanche 1 juillet 2018 iCal
    semaine 11 à 20 : 13e dimanche du temps ordinaire, année B

"Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord du lac."

Arrive un chef de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds et le supplie instamment : « Ma petite fille est à toute extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. » Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait. La foi se propage quand Jésus intervient. Jaïre, l’homme public, sollicite Jésus qui vit dans la compassion et il appelle les autres à vivre dans la foi. A chaque rencontre, Jésus propose à son partenaire de faire un pas de plus : « Jésus partit avec lui. » Dès lors, le dialogue s’engage, la parole de l’un va entrainer la parole de l’autre, la parole de Jaïre met en mouvement Jésus. La nouvelle de la mort de la fillette invitera Jaïre à se dépasser, à croire à un possible au-delà : « Ne crains pas, crois seulement. » Nous comprenons que pour ce chef de synagogue, selon son entourage, c’est fini. Mais pour cet homme qui suit Jésus, ce n’est pas fini. Il faut que Dieu intervienne pour que nous sortions de cette mort grâce à sa Passion et sa Résurrection. Jésus a alors cette parole étonnante : "La petite fille n’est pas morte, elle dort." Tout ce qui nous affecte en effet est contenu dans la Passion et dans la Résurrection de Jésus qui nous guérit de toute mort et de toute maladie.

"Or, une femme, avait des pertes de sang depuis douze ans, Elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans aucune amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par derrière dans la foule et toucha son vêtement. Car elle se disait : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. » A l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal. Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? » Ses disciples lui répondaient : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : ’Qui m’a touché ?’ » Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait ce geste. Alors la femme, craintive et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité. Alors Jésus reprit :« Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. » La foi se propage, entre Jésus, Jaïre, la femme qui avait des pertes de sang, les témoins de ces rencontres. Elle touche le vêtement de Jésus, et elle est guérie. Alors, dans ce nouvel état, elle trouve le courage de parler de sa situation, elle qui était mis au rebut de la société. Jésus peut alors lui parler. L’échange est une parole qui les relie, là ils se reconnaissent l’un et l’autre. La foi est reconnue, elle est appelée à grandir, à devenir connue publiquement, elle donne de pouvoir reprendre place parmi les siens. Cette femme qui a beaucoup souffert, c’est la misère dans laquelle notre humanité se trouve toujours face à la maladie. Quelque chose de profondément réaliste nous est donné dans cet Évangile, car nous nous trouvons toujours devant la maladie et la mort, dans l’angoisse.

« Arrivé chez Jaïre Jésus dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher, elle avait douze ans. Ils en furent complètement bouleversés. Mais Jésus leur recommanda avec insistance que personne ne le sache ; puis il leur dit de la faire manger. Nous découvrons la manière dont Jésus sait être vraiment attentif à l’autre, dont il sait prendre soin. Jésus dit aussi ce qu’est la vie, avec la nécessité de se nourrir, de se prendre en charge dans le quotidien de ses jours. La foi à laquelle il appelle, n’est pas une foi qui nous fait sortir de notre quotidien, mais une foi qui nous donne de l’habiter pleinement, dans un simple repas, une simple boisson, un simple regard qui exprime la merveille à laquelle nous avons part à travers ces simples gestes, ces simples moments. Jésus nous demande la foi, ce toucher de Dieu dans l’Amour. Dans l’Eucharistie Il nous donne son Corps et son Sang, il nous donne de le toucher profondément. Le toucher extérieur manifeste un toucher intérieur, toucher du cœur qui provoque une adhésion, une communion. Ayant fait l’expérience de notre faiblesse et de notre misère, nous comptons sur la puissance de Jésus le Christ. La puissance d’amour qui est donnée est une puissance de salut, pour nous qui vivons des excès de douleur qui ne peuvent être vaincus que par un Amour excessif.

Nous demandons la grâce de regarder Jésus comme Sauveur du monde.

Vos témoignages

  • Blanchard 1er juillet 2018 18:57

    Merci Seigneur Jésus d’être mon Sauveur et mon Dieu !! Merci d’être mon ami fidèle et de me permettre de croire en toi car Tu peux tout pour moi. Sois béni Seigneur.

  • Denise Brouillette 1er juillet 2018 16:01

    « Ne crains pas, crois seulement. » Parole/image immense de la toute bienveillance de Dieu. Une force libératrice surgit de cette parole, Dieu rend possible l’impossible. Jaïre et la dame hémorroïsse, par la foi consentie, deviennent des témoins de la VIE. Nos craintes, nos doutes si légitimes sont-ils ne tiendront pas , notre foi sera lumière de résurrection.

  • pierre 1er juillet 2018 09:27

    Il y a toujours plusieurs personnages qui vont et viennent dans le chemin de Vie Eternelle que trace Jésus pour nous.

    C’est toujours étonnant de relire et reparcourir l’itinéraire de ces rencontres, car nous sommes selon les jours, dans la foule des anonymes, parmi les disciples, où dans la peau des personnes qui sont en relation « essentielle » à ces passages du Fils de Dieu dans nos vies.

    Il est bon de rester quelques instant dans le silence de la Maison où la Parole de Jésus à résonné d’une appellation - affirmation - ressurection : « Thalita kum ! »

    L’enfant de Dieu qui est en nous, sur le point de défaillir « par manque de présence et d’attention dans l’amour Divin », ne peut que tressaillir de la tendresse rassurante dans cet appel d’une voix pleine d’Amour du Fils de Dieu qui appelle au relèvement de l’enfance qui s’éteint dans une famille au bord du désespoir.

    La Joie de vivre de Jésus-Christ est contagieuse ! Elle ne se laisse pas dominer par les humeurs de la foule, ni par l’inquiétude des parents ni par l’incrédulité des accompagnants.

    Jésus nous prend par la main ! Douceur de l’Amour et Assurance de la confiance dans l’Esprit Saint.

    Jésus nous veut dans Sa Vie Divinement Bonne, Bienveillante, Bienfaisante à Lui, et pas seulement dans le monde où nous avons été (déçu, abandonné, meurtri) par les circonstances de notre histoire humaine.

  • Adelaide 1er juillet 2018 08:04

    Dieu se sert du pain, de l’eau, de l’huile, du prêtre pour nous révéler sa Divinité.

    Dieu, toujours Simple…

  • pierre 30 juin 2018 23:57

    Jésus est venu pour sauver tout le monde : pas de limite à son action bienfaisante.

    Mais il viens également pour sauver chacun en particulier : pas d’obstacle infranchissable à sa Parole de Vie.

    Il nous donne selon Sa Parole : Promesse Soutenue , Action Caritative et Esprit Divin.

    Il nous reste qu’à le suivre dans l’accomplissement de l’amour Divin : Il a donné Sa Vie, voilà qui change tout, et donne envie de vivre dans son sillage.

  • Estelle 30 juin 2018 20:03

    Tout est toujours si simple en vous lisant, Père Gilbert ! Oui, Jésus nous invite à habiter notre quotidien. Bien plus, Il vient l’habiter lui-même de sa douce Présence. Dans sa Passion, Il a accepté d’être le dernier des derniers, c’est pour çà qu’il peut nous relever… toujours !!! Merci de nous faire comprendre cette bonne nouvelle. Oui, que Jésus vienne habiter notre quotidien… Estelle