Samedi 25 juin 2016 — Dernier ajout vendredi 24 juin 2016

13e dimanche du temps ordinaire, année C

Jésus lui dit : Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas bon pour le royaume de Dieu.

1 R. 19, 16b.19-21
Ps. 15
Ga. 5, 1.13-18
Lc. 9, 51-62

  • Le dimanche 26 juin 2016 iCal
    Semaine 11 à 20 : 13e dimanche du temps ordinaire, année C

"Comme arrivaient les jours où il allait être enlevé, il prit la ferme résolution de se rendre à Jérusalem et il envoya devant lui des messagers."

Jésus se rend à Jérusalem sachant tout ce qui va lui arriver, sa Passion et sa mort. Tout s’accélère autour de lui quand les jours où il doit être enlevé arrivent. Les entretiens se multiplient, ils sont courts, denses, comme sans appel. Jésus fait référence à son chemin : « le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. » Il dit : « Toi, suis-moi, » « Va annoncer le règne de Dieu. » Et encore : « Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas fait pour le royaume de Dieu. » C’est dans ce contexte que « les messagers se mirent en route et entrèrent dans un village de Samaritains, afin de faire des préparatifs pour lui. Mais on ne l’accueillit pas, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem. » Avec Jésus nous marchons dans la lumière, quoi qu’il nous arrive, Jésus donnera tout l’amour de son cœur pour vaincre ce qui s’oppose à l’amour : La haine, la jalousie, l’angoisse, la souffrance, la détresse et la mort. Dieu est notre bonheur, notre vie est emportée, à la suite de Jésus par un tourbillon d’amour, certes dans la petitesse, dans la pauvreté, dans la détresse parfois.

"Mais l’on n’accueillit pas Jésus, parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem. Quand ils virent cela, les disciples Jacques et Jean dirent : Seigneur, veux–tu que nous disions au feu de descendre du ciel pour les détruire ? Il se tourna vers eux et les rabroua. Et ils allèrent dans un autre village. Pendant qu’ils étaient en chemin, quelqu’un lui dit : Je te suivrai partout où tu iras. Jésus lui dit : Les renards ont des tanières, les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l’homme n’a pas où poser sa tête. Jésus « prend avec courage la route de Jérusalem. » Il avance dans une situation difficile, mais il l’accepte, car elle est pour lui le chemin qui lui permet d’accéder à ce qu’il désire : notre salut et le Royaume du Père. L’Amour du Royaume surpasse tout, il devient le moyen pour accéder au Royaume. Mettre toutes nos énergies pour bâtir la civilisation de l’amour est un rude combat. L’Évangile nous propose de suivre Jésus dans la liberté de l’amour, mû par l’Esprit Saint, la force de l’amour vainqueur. Cet Esprit Saint est le feu qui brûle tout ce qu’il touche.

« Jésus dit à un autre : Suis–moi. Celui–ci répondit : Seigneur, permets- moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Il lui dit : Laisse les morts ensevelir leurs morts ; toi, va–t’en annoncer le règne de Dieu. Un autre dit : Je te suivrai, Seigneur, mais permets–moi d’aller d’abord prendre congé de ceux de ma maison. C’est l’Amour qui attise notre désir et le chemin pour y accéder. Etre vraiment libre consiste à nous déterminer pour ce qui compte vraiment, ce qui est étroitement relié au Royaume, dont Jésus est le roi. Il nous faut accueillir pleinement le réel qui s’impose alors à nous pour accéder au Royaume. Nous demandons à Jésus d’accueillir ce qui s’impose à nous pour le réaliser. A la suite de Jésus, nous voulons prendre courageusement la route du Royaume en nous détachant de tout et en nous attachant à Jésus. Pour cela, il nous faut nous mette au rythme de l’Esprit Saint. La suite de Jésus, la vie dans l’Esprit Saint, est un don sans retour. Mû par l’Esprit-Saint, obéissant en tout à Jésus et à son Évangile, il n’y a plus de place pour le regard en arrière. Notre seul souci est d’être mû par l’Esprit Saint, de vivre d’amour, et d’aimer nos sœurs et nos frères. Vivre d’amour, c’est nous laisser conduire par Jésus doux et humble de cœur, c’est notre priere.

Nous demandons à l’Esprit Saint la grâce de nous laisser brûler par l’Amour de Jésus.

Vos témoignages

  • 26 juin 2016 05:44

    Merci Père Gilbert.

    C’est si beau, cette invitation à suivre Jésus doux et humble de cœur, de devenir comme de eptits enfants pout entrer dans le Royaume.
    Ainsi la Vraie Vie nous est donnée.