Mardi 26 juin 2018

21e dimanche du temps ordinaire, année B

Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu.

Jo 24, 1…18 Ps 33 Ep 5, 21-32 Jn 6, 60-69

  • Le dimanche 26 août 2018 iCal
    Semaine 21 à 30 : 21e dimanche du temps ordinaire, année B

Beaucoup de ses disciples, qui avaient entendu, déclarèrent : « Cette parole est rude ! Qui peut l’entendre ? »

Jésus savait en lui-même que ses disciples récriminaient à son sujet. Il leur dit : « Cela vous scandalise ? Et quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était auparavant ! C’est l’esprit qui fait vivre, la chair n’est capable de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie. Mais il y en a parmi vous qui ne croient pas. » Jésus savait en effet depuis le commencement quels étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait. Jésus nous fait participer à la prise de conscience si douloureuse de la trahison. Il ne cherche à retenir personne, il ne force aucune liberté pour aller avec lui vers le Royaume. Au contraire, il délie ses plus proches disciples de tout ce qui pourrait les aliéner. Jésus nous ramène dans la perspective de nous donner entièrement. Pour entrer et durer sur le chemin de l’amour offert et reçu, nous devons découvrir que ce chemin d’Amour est pour nous le vrai chemin de la vie, de la vie en plénitude. En fin de compte, ce qui nous paraît difficile, est pour nous un chemin de l’apprentissage de l’amour véritable. Le véritable amour se donne dans la toute petitesse et la grande pauvreté. Le défi de notre vie est de demeurer dans cet amour qui nous régénère sans cesse.

Jésus ajouta : « Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi si cela ne lui est pas donné par le Père. » À partir de ce moment, beaucoup de ses disciples s’en retournèrent et cessèrent de l’accompagner. Jésus nous redit : C’est moi qui vous ai choisis et établis dans l’amour de Dieu. Nous découvrons ce cadeau de Dieu en nous, avec la capacité d’aimer et d’être aimé. Nous avons été choisi pour participer librement à l’amour de Dieu, cette capacité nous rend plus heureux. C’est ainsi que l’amour peut-être un commandement. Car le Christ nous demande de mettre en œuvre ce qu’il nous a déjà donné, de pouvoir faire et être ce qui nous rend heureux. Nous avons cette capacité, même si c’est difficile, Jésus nous donne le commandement de l’amour. Il est la voie de notre réussite humaine. Nous aimons et nous sommes plus heureux en aimant. Nous portons du fruit et un fruit qui demeure toujours. Nous croyons que Dieu est à l’origine de notre vie, qu’il est Celui qui nous attire sans cesse dans son amour. Il veut que nous soyons heureux. Par notre attitude de respect et d’amour, par notre attitude d’accueil et de bienveillance pour les autres, nos frères en humanité, Dieu nous donne vie.

Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Quant à nous, nous croyons, et nous savons que tu es le Saint de Dieu. » Quand aimer devient difficile, nous nous tournons vers Jésus : « À qui irions-nous, Seigneur, tu as les paroles de la vie éternelle ! » Les crises, dans notre vie, mettent en lumière l’origine divine de l’amour. Entrer dans l’amour à la suite de Jésus, c’est se laisser dépouiller des fausses images de Dieu, de soi, et des autres. Pierre comprend que l’amour de Jésus est tout différent dans son regard d’amour, après son reniement. Avant l’agonie du jardin des oliviers, Jésus avait dit, en prenant le pain : « Ceci est mon corps livré pour vous » et en prenant la coupe de vin : « Ceci est mon sang, le sang de la nouvelle Alliance, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. » Il nous donne une nouvelle vie. Pierre prend conscience que le véritable amour se donne dans la toute petitesse et la grande pauvreté. Le don de la chair et du sang de Jésus répond à l’amour de Marie qui l’a reçu en lui donnant son corps comme abri et son sang comme nourriture. C’est en croyant à l’amour infini de Dieu pour elle, en écoutant sa Parole, en s’abandonnant à sa volonté d’amour sur elle, qu’elle a pu accomplir ce don d’elle-même.

Nous répondons encore à Jésus : « Seigneur, vers qui nous pourrions aller ? Tu as les Paroles de la vie éternelle . »