Mercredi 26 août 2015

22e dimanche du temps ordinaire, année B

Appelant de nouveau la foule, il lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien.

Dt. 4, 1-2.6-8 Ps. 33 Jc. 1, 17-18.21b-22.27 Mc. 7, 1-8.14-15.21-23

  • Le dimanche 30 août 2015 de 00:00 à 23:30 iCal
    Semaine 21 à 30 : 22e dimanche du temps ordinaire, année B

Les pharisiens et quelques scribes, venus de Jérusalem, se réunissent auprès de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c’est-à-dire non lavées.

Jésus nous dit ici ce qu’il pense des pratiques rituelles, il nous invite à mettre la religion là où elle doit être, c’est à dire dans le commandement de l ’amour. Il nous oriente sans cesse vers un culte « en esprit et en vérité. » L’alliance avec Dieu se noue dans le cœur et se vit dans la qualité de notre relation aux autres. Il nous est possible d’avoir un double langage, de paraître et de ne pas être. Il peut nous arriver, détachés de la source, et misérables que nous sommes, de ne plus nous aimer les uns les autres. La réflexion de Jésus est alors tellement vraie : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. » Cette Parole est vérifiée chaque jour, dans nos rapports les uns avec les autres, quand la source de notre vie n’est plus Dieu. » C’est alors une manière toute extérieure de fonctionner qui ne vient pas du cœur. Jésus dit : « C’est du dedans, du cœur de l’homme que sortent les pensées perverses. » Elles disent ce que nous sommes en dehors de Dieu. Dieu a mis dans notre cœur, un amour infini, pour lui et pour nos frères, une possibilité de revenir à lui, de lui rendre grâce pour tout ce qu’il nous donne, d’être émerveillés de ses dons, et de partager ensemble cette merveille.

Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, par attachement à la tradition des anciens ; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s’être aspergés d’eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d’autres pratiques : lavage de coupes, de carafes et de plats. Alors les pharisiens et les scribes demandèrent à Jésus : « Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? Ils prennent leurs repas avec des mains impures. » Jésus, pour la première fois, Jésus traite ses interlocuteurs d’hypocrites : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. » La source véritable de l’impureté est dans le cœur de l’homme et non dans les gestes qu’il pose. L’enjeu de cette déclaration est considérable, car si la pureté ne réside pas dans des rites, mais dans la droiture du cœur, un païen fidèle peut trouver place dans le Royaume qu’annonce Jésus ! Cette joie qui nous habite alors, vient de Dieu, elle doit retourner à Dieu pour lui rendre grâce. L’amour que nous nous portons vient de Dieu, cet amour merveilleux retourne à Dieu. C’est cet amour qui purifie notre cœur et le rend pur, bon. « Dieu puissant, de qui vient tout don parfait, enracine en nos cœurs l’amour de ton nom. » dit la prière. Un cœur bon est un cœur filial qui se reçoit de Dieu et qui retourne à lui dans l’action de grâce.

Jésus leur répondit : « Isaïe a bien prophétisé à votre sujet, hypocrites, ainsi qu’il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. C’est en vain qu’ils me rendent un culte ; les doctrines qu’ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous aussi, vous laissez de côté le commandement de Dieu, pour vous attacher à la tradition des hommes. » Appelant de nouveau la foule, il lui disait : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l’homme et qui entre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l’homme, voilà ce qui rend l’homme impur. » Car c’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses : inconduites, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l’homme impur. » Dans cet émerveillement, l’amour refluant vers sa source surabonde à nouveau. Nous sommes ce lien d’amour avec Dieu, amour surabondant qui jaillit dans notre cœur à partir de l’amour infini du cœur de Dieu. Alors nous pouvons nous aimer les uns les autres. Ce mouvement d’amour infini, c’est le mouvement d’amour du cœur de Dieu, la perle la plus précieuse qui soit. « Mettez la parole de Dieu en application, ne vous contentez pas de l’écouter, ce serait vous faire illusion. Devant Dieu notre Père, la manière pure et irréprochable de pratiquer la religion, c’est de venir en aide aux orphelins et aux veuves dans le malheur. » C’est ce dans ce mouvement d’amour que nous trouvons la vie.

Nous demandons la grâce d’être vraiment branchés sur le cœur de Dieu et dans la joie, de laisser retourner au cœur de Dieu tout l’amour qui habite notre cœur.