Vendredi 2 septembre 2016

23e dimanche du temps ordinaire, année C

Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple.

Sg. 9, 13-18
Ps. 89
Phm. 9b-10.12-17
Lc. 14, 25-33

  • Le dimanche 4 septembre 2016 iCal
    Semaine 21 à 30 : 23e dimanche du temps ordinaire, année C

De grandes foules faisaient route avec Jésus ; il se retourna et leur dit : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et soeurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple.

Celui qui ne porte pas sa croix pour marcher derrière moi ne peut pas être mon disciple.
Jésus s’adresse aux foules qui font route avec lui vers Jérusalem. Les liens affectifs qui nous sont donnés viennent de Dieu. Pour suivre Jésus, il nous faut les amplifier pour qu’ils rejoignent l’Amour même du Christ, qui marche vers sa Passion, le réel de sa vie qui nous sauve. La Parole de Dieu est vivante, elle donne vie et nous voulons la prendre au sérieux. Jésus sait que notre nature humaine a besoin d’un but. Si la finalité que nous recherchons n’est pas bien ajustée à Dieu, l’édifice de notre vie risque de s’écrouler. La « finalité » de notre existence est son attraction permanente vers le Père : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, mon Père viendra à lui et nous ferons en lui notre demeure. » Si nous donnons Dieu à la première place dans notre vie, elle devient un foyer ardent de charité et tous nos amours sont bien situés. Nous risquons si facilement en effet de remplacer Dieu par nos préoccupations, sans même nous en rendre compte. Le combat spirituel est rude car nous nous posons au centre de notre vie. lorsque Dieu n’est pas à la première place en nous, nous faisons l’expérience que la vie est difficile, voir impossible. Nous demandons à Jésus la grâce de ne rien lui préférer.

Quel est celui d’entre vous qui veut bâtir une tour, et qui ne commence pas par s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ? Car, s’il pose les fondations et ne peut pas achever, tous ceux qui le verront se moqueront de lui : ’Voilà un homme qui commence à bâtir et qui ne peut pas achever !’ Nous sommes ramener au bon sens, il faut faire avec ce que l’on a ! Jésus nous entraine à une réflexion profonde : « Renoncer à tout ce qui nous appartient pour être son disciple. » Jésus s’adresse à nous tous, là où nous vivons, dans le monde. Il porte en lui un amour incroyable, et il nous étonne toujours. A ses côtés, nous nous sentons bien, car nous expérimentons un rayonnement de sa charité tant il fait bon chez lui ! Le simple fait d’être en sa compagnie nous transforme et nous en faisons l’expérience. En sa présence nous bâtissons notre vie sur le roc et il remet debout le boiteux, redonne à l’aveugle la vue, fait entendre le sourd, il libère l’humanité blessée. Tous ce que Jésus fait, c’est l’Esprit Saint qui le fait en Lui. Cet Esprit Saint est l’amour infini de Dieu qui se joint à notre esprit pour crier en nous : « Abba ! Papa. »

Et quel est le roi qui part en guerre contre un autre roi, et qui ne commence pas par s’asseoir pour voir s’il peut, avec dix mille hommes, affronter l’autre qui vient l’attaquer avec vingt mille ? S’il ne le peut pas, il envoie, pendant que l’autre est encore loin, une délégation pour demander la paix. De même, celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple. Pour bâtir ou guerroyer, l’humanité n’a jamais assez, mais quand nous suivons Jésus, nous possédons toujours trop. Nous pouvons nous enfermer dans le désir d’avoir plus, alors Jésus nous entraine dans l’aventure de la foi.
Notre prudence elle-même change quand nous ambitionnons de servir Jésus. Aimer Dieu de toutes nos forces, devenir le disciple de Jésus est l’urgence de notre vie. Tout sacrifier pour rejoindre Dieu qui nous aime, et pour travailler à son règne, est la réponse sensée, la véritable richesse qui nous dépouille même de nos misères. Dans l’Esprit Saint, toutes nos relations sont changées et nous pouvons entrer dans le combat spirituel. « Dieu notre Père a tant aimé le monde qu’il a donné le fils unique. » Nous demandons que grandisse notre foi, que s’intensifie notre espérance, que se revitalise notre charité pour que nous soyons des Vivants.

Nous demandons à Esprit-Saint la grâce que nos communautés chrétiennes deviennent des écoles de communion pour que le monde croie.