Mardi 19 septembre 2017

25e dimanche du temps ordinaire, année A

les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers.

Is. 55, 6-9
Ps. 144
Ph. 1, 20-27
Mt. 20, 1-16

  • Le dimanche 24 septembre 2017 iCal
    Semaine 21 à 30 : 25e dimanche du temps ordinaire, année A

« En effet, le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne.

Le propriétaire d’une vigne constate qu’il était temps de cueillir ses raisins. Tôt, vers six heures le matin, il quitte sa maison et se rend au marché pour embaucher des ouvriers, offrant à chacun le salaire habituel d’un denier pour la journée. Quelle joie de contempler cette profusion de travail. Le travail de la vigne est une expérience qui nous est encore familière ! Quel bonheur de contempler l’apport de toute la création à l’épanouissement de la vigne : le soleil, la terre, la pluie et le vent ! Le travail de la nature et l’apport de "l’homme," sont mis en œuvre. La beauté du travail physique, les gestes précis de l’intelligence et de la force que Dieu donne, sont révélés. Mais Jésus nous introduit plus loin, dans la beauté de la grâce qui est en nous, un renouvellement de notre vie. Pour rétablir la relation d’Amour avec Dieu, Jésus a besoin de nous, de notre consentement à cette ouverture. La grâce de Dieu apporte le salut. Elle engendre un changement dans la justice de la terre. Cette transformation touche les parties les plus profondes de notre cœur. Elle anime en nous une attitude nouvelle qui met en oubli nos propres intérêts. La vigne du Seigneur, c’est Jésus, le Verbe incarné, qui est venu régénérer l’humanité, chacun de nous.

"Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.” Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.” À ceux de la troisième heure le propriétaire promet un salaire raisonnable. A la sixième heure, à la neuvième heure, et à la onzième heure il envoie encore des ouvriers dans sa vigne. Cette parabole nous montre combien chacun cherche d’abord son intérêt ! Notre tendance naturelle est de nous montrer envieux et de rendre la situation avantageuse pour nous. Or la grâce de Dieu nous amène à nous associer à nos frères à tel point que leurs joies deviennent les nôtres. Travailler à l’œuvre de Dieu, c’est entrer dans la gratuité de l’amour pour œuvrer dans la vigne jusqu’à la moisson opérée par Jésus. Toutes ces "heures" évoquées disent la prédication de Jésus, du début de sa vie, jusqu’à la Croix. La onzième heure est l’heure ou le larron est entré dans le Paradis. Pour sauver toute l’humanité, Jésus ne veut perdre personne, il veut que tous, nous nous mettions au travail.

"Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et la chaleur !” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?” C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. » Les travailleurs du matin accusent Jésus d’avoir été trop généreux pour les derniers. Nous souffrons d’un désir de reconnaissance, d’être distingués. Nous pouvons penser à la réaction des chefs religieux qui s’enorgueillissent de leur fidélité à la loi, mais qui n’acceptent pas que Jésus puisse accueillir les petits et les pauvres ! Jésus « ne nous appelle plus serviteur, mais ami. » Etre à son service est un tel bonheur, une telle grâce ! Entrer dans la gratuité de l’amour est une épreuve pour nos cœurs rétrécis ! Nous risquons de réintroduire dans le Royaume les règles du travail humain alors que c’est un Don de Dieu. Nous lui demandons d’ordonner davantage notre travail dans la perspective du Royaume de Dieu. C’est un si grand bonheur de travailler à l’œuvre de Dieu ! C’est ainsi que les derniers seront premiers et les premiers derniers.

Nous demandons la grâce d’entrer dans la gratuité de l’amour infini de Dieu et de la communiquer !

Vos témoignages

  • Hélène 24 septembre 2017 11:28

    Je ne comprends pas dans quel sens, les premiers seront les derniers, et les derniers les premiers..

    • 25e dimanche du temps ordinaire, année A 24 septembre 2017 11:51, par Père Gilbert Adam

      Merci ma chère Helene de ta fidélité,

      Les travailleurs du matin accusent Jésus d’avoir été trop généreux pour les derniers.

      Nous souffrons d’un désir de reconnaissance, nous voulons être distingués.

      Nous pouvons penser à la réaction des chefs religieux qui s’enorgueillissent de leur fidélité à la loi, mais qui n’acceptent pas que Jésus puisse accueillir les petits et les pauvres !

      Jésus « ne nous appelle plus serviteur, mais ami. »

      Etre à son service est un tel bonheur, une telle grâce !

      Entrer dans la gratuité de l’amour est une épreuve pour nos cœurs rétrécis !

      Nous risquons de réintroduire dans le Royaume les règles du travail humain alors que c’est un Don de Dieu.

      Nous lui demandons d’ordonner davantage notre travail dans la perspective du Royaume de Dieu.

      C’est un si grand bonheur de travailler à l’œuvre de Dieu !

      C’est ainsi que les derniers seront premiers et les premiers derniers.

      Le bon « larron » sur la Croix est « aujourd’hui » c’est à dire avant tous dans le Royaume avec Jésus

      Je t’embrasse

  • pierre 24 septembre 2017 10:19

    Notre difficulté est toujours d’entrer dans la vision de Jésus-Christ qui donne le sens Divin de notre vie, plutôt que d’en rester à nos perspectives humaines.

    Pour devenir chrétien il nous faut demeurer sur la vigne du Christ ( en Eglise = assemblés en Son Nom) Cela nous conduit à devenir semblable à Lui par nos actions mais aussi en nous laissant transformer par Sa Parole qui entre dans notre Vie pour la renouveler sans cesse dans son Amour Infini.

    Nous recevons alors le Sang de la Vie Divine donnée pour nous. C’est ce qui nous Christianise non seulement pour le suivre selon sa vie humaine, mais selon Son Esprit Divin.

    Ainsi nous pouvons Christianiser les autres, afin que tous reçoivent le denier promis : être semblable au Fils de Dieu dans le même Amour pour tous, éternellement.

  • pierre andré 21 septembre 2014 23:35

    nous sommes tous appelés a être le corps unique de dieu ,alors dieu ne fait pas de différence entre son doigt ou son œil ou une partie quelconque de son propre corps car tout son corps est précieux comme notre corps l’est pour nous

    nous sommes tous réunis pour former le corps de dieu qui va s’incarner ,la terre mère va enfanter de dieu ,qui pour l’instant est encore esprit ,puis grâce a tous nos corps ressuscités et réunis en un seul corps ,dieu va s’incarner physiquement .

    comme toutes les gouttes d’eau qui se réunissent forme un océan , elles peuvent être seule ou se réunir pour former une entité qui peut grandir a l’infini !!!!

    que l’esprit de vérité soit sur vous tous !

    • 25e dimanche du temps ordinaire, année A 22 septembre 2014 00:22, par Père Gilbert Adam

      Mon cher Pierre André merci de ton partage !

      « La parabole de Jésus nous parle du Royaume des cieux, »

      Nous allons vers ce Royaume ou Dieu fait toutes choses nouvelles.
      Jésus nous parle… « du don que Dieu nous fait et de la manière de le recevoir. »

      Oui, au ciel quand nous le verrons, nous lui deviendrons semblables, mais c’est dans son Amour,

      Dieu demeure Dieu et nous sommes ses créatures, son « enfant ».

      « Jésus n’est pas un patron, « il ne nous appelle plus serviteur mais ami, »
      être à son service est un tel bonheur, une telle grâce !

      C’est là que nous l’adorons comme notre Dieu en l’aimant avec l’Amour qu’il nous donne, et qui est son Esprit Saint !

       » Mais nous souffrons d’un désir de reconnaissance, d’être distingué et nous demandons à Jésus d’ordonner davantage notre travail à la venue du Royaume de Dieu."

      Dieu reste Dieu…notre bonheur est d’être son « enfant » adoptif"

      « Entrer dans la gratuité de l’amour est une épreuve pour nos cœurs rétrécis !

      Nous risquons de réintroduire dans le Royaume les vieilles règles du travail humain alors que c’est un Don de Dieu. »

      Il n’y a donc pas de confusion possible entre le Mystère de Dieu manifesté en Jésus et nous !

      C’est en Jésus le nouvel Adam qui nous sauve par sa Croix et qui ressuscite et en Marie la nouvelle Eve dans sa compassion que nous devenons une création nouvelle.

      C’est un si grand bonheur de travailler à l’œuvre de Dieu !

      Mon cher Pierre André merci de ton partage !