Vendredi 16 septembre 2016 — Dernier ajout samedi 17 septembre 2016

25e dimanche du temps ordinaire, année C

Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon.

Am. 8, 4-7
Ps. 112
1 Tm. 2, 1-8
Lc. 16, 1-13

  • Le dimanche 18 septembre 2016 iCal
    Semaine 21 à 30 : 25e dimanche du temps ordinaire, année C

Jésus dit aussi à ses disciples : Un homme riche avait un économe, qui lui fut dénoncé comme dissipant ses biens. Il l’appela, et lui dit : Qu’est-ce que j’entends dire de toi ? Rends compte de ton administration, car tu ne pourras plus administrer mes biens.

L’économe dit en lui-même : Que ferai-je, puisque mon maître m’ôte l’administration de ses biens ? Travailler à la terre ? je ne le puis. Mendier ? j’en ai honte. Je sais ce que je ferai, pour qu’il y ait des gens qui me reçoivent dans leurs maisons quand je serai destitué de mon emploi. Et, faisant venir chacun des débiteurs de son maître, il dit au premier : Combien dois-tu à mon maître ? Cent mesures d’huile, répondit-il. Et il lui dit : Prends ton billet, assieds-toi vite, et écris cinquante…. L’économe de l’Evangile va se composer un trésor fait de l’amitié qu’il veut réaliser à partir des biens de son maitre ! Jésus connaît la beauté de l’homme qui gagne sa vie par le travail de ses mains. Il sait le juste prix de l’œuvre bien faite. Ses disciples était organisés, ils avaient un économe. Quelques femmes suivaient Jésus depuis les débuts en Galilée, et « beaucoup d’autres qui l’aidaient de leurs ressources. » Jésus a apprécié l’aide de ces femmes qui subvenaient à leurs besoins. Gérants des biens de ce monde, nous devenons peu à peu les associés de Dieu, dans le travail de la rédemption. Nous regardons nos frères dans le Christ Jésus avec un grand respect, quand nous prions Jésus pour eux. Voilà « le bien véritable, » c’est celui des fils et des filles de Dieu, cohéritiers du Christ. Un trésor nous est donné dans la Passion et la Résurrection de Jésus. Réunis en Église, nous intercédons par Jésus, dans l’Esprit Saint, auprès du Père. Dieu vient à notre aide et nous libère. Nous sommes les intendants du trésor d’amour et de vie divine de Jésus. La prière de demande dans l’Eucharistie se réalise dans le Don de Jésus sur la Croix.

Le maître loua l’économe infidèle de ce qu’il avait agi prudemment. Car les enfants de ce siècle sont plus prudents à l’égard de leurs semblables que ne le sont les enfants de lumière. Et moi, je vous dis : Faites-vous des amis avec les richesses injustes, pour qu’ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels, quand elles viendront à vous manquer. Celui qui est fidèle dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes. Nous sommes bouleversés de l’actualité de ces Paroles qui se réalisent actuellement dans notre vie ! Seuls les petits et les pauvres accueillent la bonne nouvelle. Le Royaume de Dieu est annoncé aux petits et aux pauvres, c’est la grande préoccupation de Jésus ! L’argent sert à nous faire des amis qui nous accueilleront dans la vie future. Là, l’argent ne sera plus nécessaire, ni pour nous, ni pour eux. Derrière le pauvre se cache Jésus, l’unique Pauvre qui me révèle ce que je suis. Nous savons le mensonge et l’injustice du repli sur nous même si nous sommes accaparés par les biens de ce monde. Alors nous sommes enfermés en nous-mêmes. Jésus dit, « aucun serviteur ne peut servir deux maîtres. » Un jour viendra ou nos possessions seront inutiles : « Là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur. »

Si donc vous n’avez pas été fidèle dans les richesses injustes, qui vous confiera les véritables ? Et si vous n’avez pas été fidèles dans ce qui est à autrui, qui vous donnera ce qui est à vous ? Nul serviteur ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon.
Aux yeux de Jésus, « l’argent d’iniquité » est celui qui est gagné malhonnêtement, et qui devient une puissance aveugle d’injustice et d’oppression. Jésus emploie le mot « mâmôn, » qui, au temps de Jésus, désignait la richesse, le gain souvent mal acquis. Mais « mâmôn, » dit aussi les sécurités illusoires de ce monde, opposées à la confiance des « pauvres » d’Israël en leur Dieu. Jésus souligne que notre honnêteté dans les choses de la terre nous donne de faire confiance pour le Royaume. Il aime tout ce que nous sommes, et nous révèle ce qu’il faut faire, pour sauver le monde avec lui. Ce n’est pas seulement de la grâce de la relation avec Dieu dont il s’agit, c’est aussi la grâce de la relation des uns avec les autres. Jésus est honoré dans le pauvre, comme il l’est en toute personne humaine. « Celui qui est digne de confiance pour une toute petite affaire, va être digne de confiance pour une grande. »

Nous demandons la grâce d’entendre cette parole, d’être de bons gérants de la vie divine que Dieu a voulu inscrire dans notre humanité.

Vos témoignages

  • Hervé 18 septembre 2016 08:11

    Oui choisir toujours que les biens materiels soient des outils pour mieux servir notre prochain.