Mercredi 18 octobre 2017

27 décembre. Saint Jean

Il vit, et il crut.

1Jn 11-4
Jn 20, 2-8

  • Le mercredi 27 décembre 2017 iCal
    Semaine de Noël 1 : 27 décembre. Saint Jean

"Marie de Magdala court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »"

Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Marie de Magdala est témoin de la disparition de Jésus. En cette fête de Saint Jean, l’autre disciple, celui que Jésus aimait, nous le voyons courir avec Pierre pour prendre la mesure des paroles de Marie de Magdala. « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a mis. » Jean aime profondément Jésus, il court très vite. Il nous aide à retrouver l’ardeur même de Jésus pour la faire grandir encore en nous. Il est encore l’exemple d’une grande humilité, en sachant s’effacer. Nous chantons à Noël « de la crèche au crucifiement. » Avec cette fête, déjà nous sommes devant l’annonce de la Résurrection de Jésus ! Sa naissance s’est manifestée pour faire advenir la Lumière dans un monde de guerre. Toutes les puissances du mal tremblent devant ce tout petit enfant. Il manifeste la beauté de la fragilité dans un monde de mensonge ou le mystère d’iniquité se déchaine. Jésus, par sa venue, établit la lumière de son amour vainqueur dans le monde nouveau qui vient. A la Résurrection, la vérité de son Amour vainqueur est là, la lumière brille dans les ténèbres.

Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. Celui qui court le plus vite attend Pierre pour entrer. Il s’efface devant lui. Pierre prend la mesure des morceaux de tissus funéraires sans pouvoir en comprendre la signification. Deux tempéraments différents s’expriment, l’un plus intuitif et rapide, l’autre plus attentif aux détails qui repère le dispositif. Nous sommes encore dans la contemplation du mystère de Noël. Malgré l’hostilité du monde, Dieu vient chez les siens qui ne l’ont pas reçus. La Croix en sera la manifestation la plus douloureuse ! Nous demeurons avec l’apôtre Jean dans cet amour nouveau que Jésus est venu apporter. Avec Marie, nous avons reçu l’Esprit Saint pour vivre de ce nouvel Amour. L’Esprit Saint a été répandu dans nos cœurs. L’apôtre Jean nous donnera la révélation ultime du mystère de Dieu : « Dieu est Amour. » Dieu est amour, nous sommes ses enfants bien-aimés créés à son image et à sa ressemblance. Nous allons progressivement entrer dans le monde de l’amour. Dieu, personne ne l’a jamais vu, mais si nous demeurons dans cet Amour, il devient « visible » aux yeux des hommes. Si nous nous aimons les uns les autres, alors, nous « voyons » Dieu dans la nuit de la foi.

« Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. » C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Arrivé au tombeau, Pierre est saisi par disposition des linges. Jean entre à son tour, il saisit en un instant la signification de cet évènement : « Il vit, et il crut. » C’est Pierre qui porte l’autorité. A partir de l’Amour nouveau de Jésus s’opère pour lui tout un discernement. Jean voit en profondeur la signification de la situation. Il a compris les Paroles et l’intention de Jésus. Il demeure en relation avec Pierre dont il respecte la préséance. Sinon sa compréhension du mystère ne vaudrait pas. Pierre et Jean se reconnaissent comme membres d’un même corps, ils acceptent leurs différences, ils font par là œuvre commune. Jean, tout au long de sa vie, est pleinement lui-même, il sera respectueux des dons propres à chacun. Demeurant en relation profonde avec Pierre et les autres évangélistes, il réalise une œuvre ecclésiale commune. Ce grand mystère de l’incarnation, de la venue de Dieu dans la chair humaine se prolonge dans le corps du Christ qui est l’Église. Avec le Christ, nous continuons l’œuvre d’amour de Dieu.

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08 C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.

Nous demandons la grâce d’être l’amour dans le cœur de l’Église.

Vos témoignages

  • David 27 décembre 2016 22:29

    Marie a cru à Cana, Elle est notre mère, qu’Elle nous apprend la foi, à prier dans la foi.
    Merci Père pour cette homélie.

  • pierre 27 décembre 2016 09:30

    Il nous faut sans cesse, dans l’Esprit Saint, réunir la grâce de l’intelligence du mystère du Christ qui fait autorité dans l’Eglise, avec la grâce de la sensibilité de l’amour du Christ qui fait aimer dans l’Eglise.

    Car notre humanité est blessée dans sa relation intime avec Dieu, et reste incapable de renouer la ressemblance sans la grâce de l’Esprit Saint qui renouvelle en nous l’adoption filiale.

    Notre intelligence et notre sensibilité sont facilement désaccordées quand nous sommes dans une épreuve douloureuse. Échaudé dans notre cœur ou contrarié dans notre logique, nous demeurons orphelins.

    Il nous faut la grâce de Fidélité et de Confiance dans l’Esprit Saint, comme Saint Jean (disciple bien aimé) adopté au pied de la Croix par Sainte Marie (mère de tout disciples aimant bien) pour dépasser les réticences de Pierre, et entrer dans l’Amour absolu du Ressuscité, comme Pierre dans le tombeau vide et rangé, évidence de l’Amour vainqueur sur toute trace de nos péchés envers le corps martyrisé de Jésus-Christ.