27e dimanche du temps ordinaire, année C

Le Seigneur dit : Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à ce sycomore : Déracine-toi, et plante-toi dans la mer ; et il vous obéirait.
Jeudi 3 octobre 2019

Ha. 1, 2-3. 2, 2-4 Ps. 94 2 Tm. 1, 6-8.13-14 Lc. 17, 5-10

  • Le dimanche 6 octobre 2019 iCal
    Semaine 21 à 30 : 27e dimanche du temps ordinaire, année C

Les apôtres dirent au Seigneur : Augmente-nous la foi. Et le Seigneur dit : Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à ce sycomore : Déracine-toi, et plante-toi dans la mer ; et il vous obéirait.

« Quand vous aurez fait tout ce que Dieu vous a commandé, dites-vous : « nous sommes des serviteurs inutiles. » Jésus, à travers ce paradoxe, veut nous faire comprendre que vis-à-vis de Dieu qui nous a tout donné, nous entrons dans l’émerveillement. « C’est une question de foi ! » Tout notre temps lui appartient et toutes nos forces sont tendues vers son règne d’amour. Certes le service des hommes et de la société humaine est diffèrent du service de Dieu. Ce qui est certain, c’est que Dieu lors de notre rencontre, nous donnera une bonne mesure. C’est son amour indestructible qui doit tout prendre dans nos vies. « La mesure de l’amour est d’aimer sans mesure, » dit Saint Bernard. La semence impérissable de l’Amour, Jésus la met en œuvre d’une manière étonnante dans l’Evangile. Il vient sans cesse au secours des malades et des pauvres, il ressuscite les morts, il guérit toute maladie. C’est la mesure de la Bonne Nouvelle de l’Évangile qui nous met dans une joie infinie, la joie de l’amour total. C’est dans l’amour infini de l’unique bien-aimé que nous sommes tendrement chéris de Dieu. Pour découvrir la beauté de l’Evangile il nous faut retrouver la source de la grâce, vivre de l’Esprit Saint, de l’amour infini de Dieu.

Qui de vous, ayant un serviteur qui laboure ou paît les troupeaux, lui dira, quand il revient des champs : Approche vite, et mets-toi à table ? Ne lui dira-t-il pas au contraire : Prépare-moi à souper, ceins-toi, et sers-moi, jusqu’à ce que j’aie mangé et bu ; après cela, toi, tu mangeras et boiras ? La pensée de Jésus n’est pas d’enfermer les serviteurs dans un travail désespérant. Pourtant c’est encore le lot de tant de mères de famille. La pensée de Jésus est encore moins de considérer les journées de dix-sept heures qui sont encore accomplies par tant d’hommes de par le monde comme normales. Nous connaissons cette expérience de la journée terminée, de la nuit qui tombe, de la fatigue et des jambes lasses. Cependant, un regain de force est donné à celui qui aime. Le temps de changer de tablier et le voilà à la cuisine pour préparer le repas. La foi, la vie de service est l’existence de l’enfant dans la maison de son Père. Il ne sera arrêté ni par la crainte de manquer de force, ni par l’ampleur démesurée de la mission. Jésus, dans les derniers souvenirs qu’il a voulu nous laisser, s’est présenté ainsi : « Je suis parmi vous comme celui qui sert. » C’est dans l’amour semblable à cet amour dont nous sommes aimés de Dieu qu’il nous faut entrer. C’est le « moyen divin » d’acquérir la liberté la plus grande qui soit, la liberté de l’amour. Dieu nous a fait renaître d’une semence impérissable, la Parole de Dieu qui s’est incarnée.

« Doit-il de la reconnaissance à ce serviteur parce qu’il a fait ce qui lui était ordonné ? Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites : Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire. Jésus nous demande de regarder avec espérance l’avenir que Dieu nous invente. Dieu ne nous donne pas un esprit de crainte et de timidité mais son Esprit de force et d’amour. Nous osons entreprendre et persévérer sans rien garder dans les mains et sans autre lumière au cœur que la Parole de Dieu. Jésus, sans se montrer, continue de nous parler et sa voix, jour après jour, vient nous rappeler sa promesse. Nous vivons de sa fidélité. La joie du cultivateur qui a semé le grain dans son jardin est de voir la graine pousser qu’il dorme ou qu’il soit éveillé ! Il en est ainsi du règne de Dieu en nous. Il faut l’eau de la vie et le soleil de l’amour pour que la semence impérissable de l’amour de Dieu demeure vivante en nous. Au service de Dieu, le pèlerinage continue et la journée n’est pas terminée, le repos sera à l’heure de Dieu. Dieu sait le combat dans lequel nous sommes engagés. Il ne nous prive pas de moyens pour accomplir son œuvre. Nous lui demandons de nous mettre au niveau de la foi, dans le lien d’amour avec Dieu.

Demandons la grâce d’entendre cette bonne « nouvelle ».

Vos témoignages

  • Papy-Eugène Kayoko 4 octobre 2020 15:06

    L’évangile de ce dimanche est très pathétique et très tragique. Il s’agit de la violence émanant de l’homme, image de Dieu. En écoutant le monde, cet évangile est encore d’actualité aujourd’hui. La violence a pris des proportions inimaginables qu’au temps de Jésus. Un entrepreneur agricole qui ne gagne rien de sa vigne par méchanceté des vignerons. Il perd même ses émissaires et par surcroît son propre fils. Et le verdict du jugement contre les vignerons homicides est proposé par les hommes. « Il fera périr ces misérables et donnera la vigne à d’autres qui lui remettront son dû à temps voulu ». Nous chrétiens sommes aujourd’hui les gérants de la Vigne du Seigneur. L’on peux se demander si la violence a cessé ? Pourquoi il y a-t-il encore tant de violences partout dans le monde (Rép. Dem du Congo, Syrie, Afghanistan, Malie, France, Belgique…) ? Il y a aujourd’hui beaucoup plus de violences qu’il y en avait au temps de Jésus. Est-ce que nous méritons vraiment la confiance du Seigneur qui nous a confié la gestion de sa vigne ? La violence n’est pas que physique et militaire. Elle peut être aussi psychologique, verbale, spirituelle, morale, sociale. Ne sommes-nous pas violents lorsque nous refusons de recevoir les migrants foyant la misère de leurs pays ? Ne sommes nous pas violents lorsque nous refusons de financer les projets des églises pauvres ? Ne sommes nous pas violents lorsque nous cultivons la haine, le racisme, la cupidité, l’égoïsme, l’exclusion ? Ce sont là des formes de violences qui tuent. Le jugement de Dieu est certain. Que les violents se convertissent et que les victimes ne se détournent pas de la foi, de l’espérance en Dieu et de la prière qu’elles que soient les circonstances de vie (voir Saint Paul). C’est Dieu qui aura le dernier mot. Amen.

  • Jacinthe 5 octobre 2019 10:19

    Jésus, Tu es si Bon et ne lasses jamais à nous instruire pour nous tourner vers la VIE, ta Vie.

    Merci