Vendredi 20 octobre 2017

28 Décembre Les Saints Innocents

Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte.

1 Jn. 5
Ps. 123
Mt. 2, 13-18

  • Le jeudi 28 décembre 2017 iCal
    Semaine de Noël 1 : 28 Décembre Les Saints Innocents

"Après leur départ, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr."

La violence s’attaque à la racine de la vie, au germe, là où elle naît. Elle s’attaque toujours là où se trouve l’espérance dans notre vie. Le Seigneur Jésus appelle son bon serviteur Joseph. Et comme les Hébreux avaient fui en Egypte pour y subsister, Joseph et Marie rejoignent la vallée du Nil. Cette action permet à la promesse de se développer. Jésus devient un réfugié qui attend l’accueil qui lui sera réservé. Un nouveau départ s’opère. Pour beaucoup aujourd’hui, l’histoire de l’humanité rassemble à cet enfant. Hérode, qui veut dominer le monde, exerce un pouvoir sans limite. Cela entraine un océan de violences sans nom. Le fruit de son enfermement sera le massacre des saints innocents. La naissance de Jésus apportait au monde un nouvel Amour, une nouvelle Innocence. Jésus sera « sauvé » de la mort par Joseph et par Marie, afin qu’il puisse accomplir sa mission. C’est ainsi que la Parole s’accomplit : « D’Égypte j’ai appelé mon fils. » Cet épisode rappelle la sortie d’Égypte. Joseph est le serviteur qui manifeste sa totale obéissance à ce qui lui était révélé dans le songe. En Marie résonnent les cris de douleur des mères meurtries par la mort de leurs enfants. La souffrance de Jésus est à son comble ! De la crèche au crucifiement !

"Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu’à la mort d’Hérode, pour que soit accomplie la parole du Seigneur prononcée par le prophète : D’Égypte, j’ai appelé mon fils." C’est après le départ des mages, que l’histoire de la relation entre Dieu et l’homme connaît une avancée significative. Depuis la naissance de Jésus le monde qui cherche un sens à la vie, attend et espère. La venue des mages annonçait un rassemblement de l’humanité dans l’adoration de Celui qui vient pour tous. Jésus est le seul Innocent, il est le « prince de la Paix. Son Cœur déborde de l’Amour dont Il est aimé infiniment par le Père. C’est en Dieu que nous devenons « innocents. » La violence que nous reconnaissons en nous vient de ce que nous n’avons pas l’expérience d’être « l’unique. » Nous vivons avec l’impression d’avoir manqué d’amour. Le développement de notre vie humaine passe par des efforts qui consistent à développer notre vouloir et notre pouvoir en vue du bien. La vie véritable advient dans la conciliation entre ce que je veux, et ce qui s’impose à moi dans la volonté de Dieu. Concilier ces deux sommets conduit à la Passion de Jésus qui nous ouvre à la vie véritable.

"Alors Hérode, voyant que les mages s’étaient moqués de lui, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants jusqu’à l’âge de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d’après la date qu’il s’était fait préciser par les mages." Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie : Un cri s’élève dans Rama, pleurs et longue plainte : c’est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas être consolée, car ils ne sont plus. La scène des Saints Innocents nous touche, la violence s’y explose dans une barbarie qui nous rejoint dans notre temps présent actuel. Jésus apporte la réponse véritable à la violence qui habite notre humanité. Nous sommes saisis de stupeur et d’horreur devant le déferlement de la violence aujourd’hui encore. Que d’endroits en ce monde où de tels drames se produisent. Nous découvrons, chez les « bourreaux » d’aujourd’hui, des personnes qui ont vécu des choses atroces, des réalités abominables. Ils reproduisent ce manque de respect qu’ils ont subi. Ils n’ont pas été cet « unique » qui rayonne la paix dans un rayonnement d’amour. Si l’amour habite notre cœur, cet amour rejoint la plénitude d’amour à laquelle nous sommes appelés. Il y a un lien entre l’innocence et le fait d’être unique dans le cœur de l’autre. Nous sommes l’unique du cœur de Dieu nous dit Jésus. « Dieu est lumière, Dieu est amour. »

Nous demandons à Jésus de libérer notre cœur de toute violence, de toute injustice, de tout mal.

Vos témoignages

  • pierre 28 décembre 2016 10:00

    Merci de nous rappeler que Le Saint Véritablement Innocent de tout le Mal enduré par l’Humanité c’est Jesus-Christ, Fils de Dieu, engendré dans l’innocence virginale de L’Esprit Saint en Marie et sous la bienveillance patriarcale de L’Esprit Saint en Joseph.

    Notre cœur (âme et conscience la plus intime de notre être) ne peut être vraiment libre du mal, de l’injustice et de la violence que nous avons subit (directement ou envers nos proches) ou que nous répercutons (par manque de pardon mutuel) si nous ne laissons pas Jésus nous rejoindre dans le commencement de notre histoire personnelle et collective, pour la mener à sa finalité par Lui, avec Lui, en Lui.

    Nous découvrons alors un frère en humanité qui à vécu en plénitude toute sa vie dans l’Esprit Saint, guérissant toutes les turpitudes de la vie humaine, au point de traverser la mort de l’innocent injustement condamné, pour libérer l’humanité de la peur de la mort, et témoigner ainsi de son Amour pour tous, par Sa Résurrection et son Ascension au delà de toutes spéculations humaines.

    Mais Rachel qui pleure ses enfants ne veut point être consolée : il y a un temps pour tout. On ne passe pas du drame vécu au côté des victimes, à la Foi dans la Résurrection, sans le temps de considération pour la douleur du deuil pour celle ou celui qui a perdu un enfant, un innocent par une mort toujours cruelle.

    Pour passer des relations et affections humaines qui nous sont nécessaires pour apprendre à vivre ensemble, à la liberté confiante et docile dans L’Esprit Saint, qui nous garde dans l’Amour Divin, il faut le cheminement de toute une vie, et la bienveillance inconditionnelle du berger pour ses brebis perdues.