Lundi 13 août 2018

28e dimanche du temps ordinaire, année B

Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l’aimer.

Sg. 7, 7-11 Ps. 89 He. 4, 12-13 Mc. 10, 17-30

  • Le dimanche 14 octobre 2018 iCal
    Semaine 21 à 30 : 28e dimanche du temps ordinaire, année B
  • Le dimanche 21 octobre 2018 iCal
    Semaine 21 à 30 : 28e dimanche du temps ordinaire, année B

Jésus se mettait en route quand un homme accourut vers lui, se mit à genoux et lui demanda : « Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »

Jésus lui dit : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. » L’homme répondit : « Maître, j’ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse. » Pour obtenir un cadeau du ciel, on ne « flatte » pas Jésus. La foi de cet homme a encore besoin de purification car il voudrait que Jésus ajoute aux biens de la terre les biens du ciel. Jésus lui répond par les commandements. Cet homme répond aussitôt à Jésus : Mais Seigneur, tout cela, je l’ai observé, en effet il connaît la Loi, Jésus veut le faire aller plus loin. « Elle est vivante, la parole de Dieu, elle pénètre au plus profond de l’âme, elle juge des intentions et des pensées du cœur. » Cet homme venait trouver la joie en rencontrant Jésus, trouver ce que son cœur cherche, la vie éternelle, le bonheur qu’attend tout cœur humain. Cette situation est vraiment pleine de promesse. Mais ce bonheur ne peut nous rejoindre que dans une totale désappropriation de soi.

« Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l’aimer. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis-moi. » Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. Alors Jésus regarde tout autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! » Les disciples sont stupéfaits de ces paroles. Mais Jésus reprend : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu. Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » Rencontrant l’amour de Jésus, cet homme a trouvé ce qu’il cherche, l’amour devrait surgir de son cœur ! Désapproprié de lui-même, c’est à dire bien disposé, cet homme aurait pu rencontrer le Royaume qu’il cherchait, il aurait été heureux. Quelque chose de très mystérieux se joue dans ce refus. Saint François d’Assise a entendu la parole de Dieu et il a répondu à l’appel. La joie devient alors son partage. Quant à cet homme, il devint sombre et il s’en alla tout triste. La rupture s’opère à partir de ces « grands biens. » Quand Jésus nous propose de le suivre, si nous avons de grands biens, nous pouvons être généreux et en faire participer les autres, c’est dans cette participation que nous trouvons la joie du cœur.

Jésus les regarde et répond : « Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. » Pierre se mit à dire à Jésus : « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre. » Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : personne n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. Nous sommes sous le mode de l’avoir, le lieu de l’enfermement. Jésus montre que si nous voulons entrer dans la voie de l’amour, la vie éternelle, les biens ne vont pas gêner, mais ils seront le lieu du partage, de l’offrande, de l’action de grâce. La tristesse de « ce jeune homme riche » a touché le cœur de Jésus. Quand le visage de cet homme commence à devenir tout triste, une certaine « agonie » rejoint le cœur de Jésus. La tristesse de cet homme frappe de plein fouet le cœur Jésus. Dans son agonie Il dira : « Je suis triste, triste à en mourir ; » Cette tristesse porte sur le refus du Royaume. Cet homme vient demander ce qu’il doit faire pour avoir la vie éternelle, et à la réponse de Vérité, il s’en va tout triste ! Il ne cherchait pas le Royaume, il se cherchait lui-même. Jésus dit à ses disciples : « Comme il est difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entre dans le Royaume de Dieu. » Il ne s’agit pas seulement des richesses matérielles. Il s’agit d’acquérir une pauvreté capable de laisser Dieu prendre vie en nous afin de le rencontrer.

Nous demandons la grâce de connaître les raisons de notre tristesse, ce qui peut faire obstacle au Royaume de Dieu.