Vendredi 12 octobre 2018

28e dimanche du temps ordinaire, année B

Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l’aimer.

Sg. 7, 7-11 Ps. 89 He. 4, 12-13 Mc. 10, 17-30

  • Le dimanche 14 octobre 2018 iCal
    Semaine 21 à 30 : 28e dimanche du temps ordinaire, année B

Jésus se mettait en route quand un homme accourut vers lui, se mit à genoux et lui demanda : « Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »

Jésus lui dit : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, sinon Dieu seul. Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. » L’homme répondit : « Maître, j’ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse. » La foi de cet homme a encore besoin de purification car il voudrait que Jésus ajoute aux biens de la terre qu’il possède les biens du ciel. Ce n’est pas en « flattant » Jésus que s’obtient un cadeau du ciel. Jésus répond à cet homme par l’observance des commandements. Il répond aussitôt à Jésus : Mais Seigneur, tout cela, je l’ai observé. En effet, il connaît la Loi, mais Jésus veut le faire aller plus loin. « Elle est vivante, la parole de Dieu, elle pénètre au plus profond de l’âme, elle juge des intentions et des pensées du cœur. » Cet homme venait chercher la joie en rencontrant Jésus, trouve ce que son cœur cherche, la vie éternelle, le bonheur qu’attend tout cœur humain. Cette situation est vraiment pleine de promesse. Mais ce bonheur ne peut nous rejoindre que dans une totale désappropriation de soi.

« Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l’aimer. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis-moi. » Mais lui, à ces mots, devint sombre et s’en alla tout triste, car il avait de grands biens. Alors Jésus regarde tout autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu ! » Les disciples sont stupéfaits de ces paroles. Mais Jésus reprend : « Mes enfants, comme il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu. Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? » Quand Jésus nous propose de le suivre, si nous avons de grands biens, nous pouvons être généreux et en faire participer les autres. C’est dans cette participation que nous trouvons la joie du cœur. En rencontrant l’amour de Jésus, cet homme pouvait trouver ce qu’il cherchait ! Alors l’amour aurait surgi de son cœur ! Désapproprié de lui-même, c’est à dire bien disposé, cet homme aurait pu rencontrer le Royaume qu’il cherchait, il aurait été heureux. Quelque chose de très mystérieux se joue dans ce refus. Saint François d’Assise a entendu la parole de Dieu et il a répondu à l’appel. La joie est devenue son partage. Quant à cet homme, il devint sombre et il s’en alla tout triste. La rupture s’opère à partir de ces "grands biens."

Jésus les regarde et répond : « Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. » Pierre se mit à dire à Jésus : « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre. » Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : personne n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. Jésus montre que si nous voulons entrer dans la voie de l’amour, de la vie éternelle, les biens ne vont pas gêner, mais ils seront le lieu du partage, de l’offrande, de l’action de grâce. Si nous sommes sous le mode de l’avoir, c’est le lieu de l’enfermement. La tristesse de « ce jeune homme riche » a touché le cœur de Jésus. Quand le visage de cet homme commence à devenir tout triste, une certaine « agonie » rejoint le cœur de Jésus. La tristesse de cet homme frappe de plein fouet le cœur Jésus. Dans son agonie Jésus dira : « Je suis triste, triste à en mourir ; » Cette tristesse porte sur le refus du Royaume par l’humanité. Cet homme vient demander ce qu’il doit faire pour avoir la vie éternelle et à la réponse de Vérité, il s’en va tout triste ! Il ne cherchait pas le Royaume, il se cherchait lui-même. Il s’agit d’acquérir une pauvreté capable de laisser Dieu prendre vie en nous, afin de le rencontrer.

Nous demandons la grâce de connaître les raisons de notre tristesse, ce qui peut faire obstacle au Royaume de Dieu.

Vos témoignages

  • Sonia 15 octobre 2018 12:28

    Bonjour à tous, En lisant les Évangiles, nous pouvons constater que la Parole reste parfois évasive. Jésus parle souvent en paraboles et sa Parole a toujours un sens. Je pense que c’est pour que nous puissions mieux entrer à l’intérieur de nous même. Chacun de nous a son histoire, pourtant ses Mots( à Jésus) nous concernent tous quelque soit notre situation. L’Homme cherche toujours à comprendre, à connaître la fin d’une histoire, son déroulement mais c’est en nous que nous pouvons trouver la réponse. La Bible est le plus beau Livre que l’Homme a pu écrire( Grâce à Dieu) et c’est le seul qui retrace l’histoire de chacun de nous, dans toutes les générations et comme dans les contes pour enfants il y a souvent une morale…c’est à nous de la comprendre et de s’en servir pour avancer. Peu importe ce qu’est devenu cet homme riche ou même ce qu’il a fait par la suite, ce qui importe c’est « nous », que nous dit cette Parole, comment réagissons nous face à Elle, a-t-on envie de La comprendre sincèrement et d’en tenir compte ? Beaucoup de personnes qui ont des biens ont peur de tout perdre et donc ils préfèrent ne pas partager car pour beaucoup c’est le fruit de leur travail, ils estiment mériter ce qu’ils ont et ils ne comprennent pas pourquoi ils devraient le partager. Seulement ces personnes là ne se rendent pas compte que cela fait tellement de bien de donner sans compter… Qu’on soit aisé ou non, le fait de donner, de partager, nous rend heureux et ça fait plaisir de voir le sourire de celui qui reçoit. Il y a plusieurs façons de donner autre que par l’argent ou les biens matériels ( on peut donner de son temps, de sa personne, partager un sourire, un bonjour, être à l’écoute…) à nous de choisir… Essayez et vous verrez !!! Que Jésus et Marie nous aident à adoucir nos cœurs pour connaître un monde meilleur !!! Merci à vous Père Gilbert pour ce temps que vous partager avec nous.

  • pierre 14 octobre 2018 21:31

    La sagesse de Jésus surpassera toujours notre appréciation des richesses matérielles, car Son Règne dépasse notre temps Humain pour s’étendre dans l’Esprit Saint à l’Eternité Divine.

    Le jeune homme qui désirait la vie éternelle à été mis en déroute dans son projet de bonheur, parce qu’ayant reçu de grand bien, il n’a pas eu la sagesse d’apprécier la largesse du donateur : tout est ultimement un don de Dieu, et Jésus dans cet Esprit (Saint) invite à le suivre.

    La tristesse du jeune homme est ici révélatrice d’une difficulté toute humaine : comment quitter ce que l’on apprécie si l’on ne sait rien de ce qui va nous réjouir ensuite.

    Les disciples de Jésus sont désorientés aussi à juste titre et Jésus précise le bénéfice « au centuple » !

    Le don de Jésus est profusion d’Amour Divin, introduction dans le mystère de la Vie Trinitaire, basculement de l’amour humain limité, vers l’infini de L’Esprit Saint, qui fait du disciple (bien) aimé un membre de la Sainte Famille, un enfant de Dieu.

    Adopté par un Amour Généreux, rachetant toutes les brisures de la filiation et des relations humaines, le disciple devient frère (ou soeur) d’une multitude d’enfants de Dieu, dans la relation à Jésus donnant sa Vie, Son Enseignement, Son Témoignage, Son Corps, Son Sang, Sa Parole - Sa Promesse, Son Esprit Saint, pour tous (sur la croix : femme, voici ton enfant - mon enfant, voici ta mère)

  • Barbot Monique 14 octobre 2018 18:27

    Dans cet évangile, on ne sait pas ce que devient le jeune homme, après avoir quitté Jésus, s’il est resté triste, ou s’il s’est converti ?

    • 28e dimanche du temps ordinaire, année B 14 octobre 2018 21:47, par Georges

      C ’est vrai.

      Peut-être que chacun de nous est-il concerné - nous-même, quitterons-nous tout pour suivre Jésus ? Son Amour est si Immense, rien ne peut le remplacer….le croyons-nous ? Voulons -nous tout quitter pour le suivre, même avec les persécutions ?

    • 28e dimanche du temps ordinaire, année B 15 octobre 2018 04:59, par Père Gilbert Adam

      Chère Monique,

      Je pense que si l’Evangile ne donne pas de précision, nous sommes renvoyés à nous-mêmes, à notre propre réponse !

      Nous prions fort ensemble

  • KASEREKA AMINI WASINGYA 16 septembre 2018 11:47

    THANKS FOR YOUR SHARINGS