28e dimanche du temps ordinaire, année C

« Quand Jésus les vit, il leur dit : Allez vous montrer aux prêtres. Pendant qu’ils y allaient, ils furent purifiés. »
Samedi 12 octobre 2019 — Dernier ajout samedi 5 octobre 2019

2 R. 5, 14-17 Ps. 97 2 Tm. 2, 8-13 Lc. 17, 11-19

  • Le dimanche 13 octobre 2019 iCal
    Semaine 21 à 30 : 28e dimanche du temps ordinaire, année C

Jésus traverse la Samarie et la Galilée et entre dans un village, dix lépreux viennent à sa rencontre.

Avoir la lèpre, au temps de Jésus c’était être condamné à vivre à l’écart de la communauté humaine, criant : Impur ! Impur ! A l’entrée d’un village, Jésus entend : « Jésus, maître, prends pitié de nous ! » Dix lépreux sont là, décidés à demander à Jésus la guérison. C’est la chance de leur vie, la dernière chance, puisqu’ils sont rejetés des hommes. Le chiffre "dix" signifie "la communauté," c’est comme si le monde venait à la rencontre de Jésus. La lèpre est cette maladie horrible qui ravage le visage et les membres de l’humanité. Symboliquement elle signifie le péché. C’est l’humanité pécheresse qui rencontre Jésus et lui crie : « Jésus, Maître, prends pitié de nous ! » Cela à distance à cause de la contagion. Le regard de Jésus est un regard plein d’amour, c’est le regard du créateur devant sa créature défigurée. En les voyant Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » Cette Parole met en leur cœur une espérance. C’est le prêtre qui va les réintégrer dans la communauté.

« En cours de route ils sont purifiés. » Jésus est dans une telle joie ! Le poids de la solitude et de la souffrance qui les coupait de tout humain est enlevé. Jésus respecte la gêne de ces lépreux qui se sentaient si laids et si peu agréables. C’est aux prêtres de faire le constat de la guérison et d’offrir des sacrifices pour eux. L’un d’eux voyant qu’il était guéri revint sur ses pas. « Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus. » Cette fois il peut s’approcher, il n’est plus lépreux. Alors Jésus demanda : « Est-ce que tous n’ont pas été guéris ! On ne les a pas vus revenir pour rendre gloire à Dieu ! » Mystère de Jésus le sauveur qui sait la puissance infinie de son amour pour réintégrer l’humanité dans toute sa beauté, dans un amour qu’elle ne connaît pas encore. Les autres vont entrer dans le Temple, ils seront réintégrés dans la communauté de prière. Ils vont garder la maitrise de leur vie spirituelle alors qu’il leur faudrait le désir de communier au Dieu vivant qui est si prés de nous, le désir de vivre avec Jésus la résurrection de l’humanité.

« Jésus dit à cet homme : Relève-toi ! Ta foi t’a sauvé. » Maintenant va ! Jésus lui demande un acte de foi total. Les dix ont cru ; mais un seul a remercié : le plus pauvre, le plus méprisé de tous, le seul samaritain. Les neuf ont reçu le cadeau du Christ et cela leur a semblé normal. Il ne se sont pas laisser libérer de leur égoïsme par la bonté de Dieu ; Ils n’ont pas compris qu’à travers cette guérison, Jésus leur faisait signe, que Dieu les libérait pour la louange et le service. Le samaritain est revenu, fou de joie, parlant tout haut et ne cessant pas de remercier Dieu. Il a pris conscience que le Christ l’aimait au point de le guérir. C’est le salut, la résurrection. Ce Samaritain devient disciple de Jésus, il va aller proclamer partout ce que Jésus a fait pour lui, la vie que Jésus lui a donnée. Il symbolise la communauté chrétienne vivante dans l’Esprit Saint. Il est ressuscité d’entre les morts, Jésus en marche vers Jérusalem porte sur lui toutes nos détresses, nos misères et nos morts pour que nous sortions, que nous devenions des adorateurs ressuscités qui rayonnent de l’Evangile.

Nous demandons à Dieu la grâce d’une foi qui nous fait quitter le manteau de tristesse.

Vos témoignages

  • Marie-Luce 12 octobre 2019 20:20

    « Nous ne possédons que l’instant présent : veillons donc, et vivons-le comme un trésor qui nous est donné »

    cher Père, merci pour cette citation d ’un saint si grand et si proche de Jésus, de Son Cœur Crucifié. Loué soit le Seigneur.

  • Priscille 12 octobre 2019 20:18

    Il me semble que le Regard de Jésus était comme Celui du Père, Il voyait les petits, les pauvres, Il aimait la Petitesse, comme Marie sa Mère.

    Dieu si Grand : le Tout Petit ? Accueillons-Le.

  • Thérèse Desrosiers 9 octobre 2016 14:48

    Merci , ma foi se trouve grandie èa la lecture de cette homélie