Vendredi 20 octobre 2017

29 décembre

 Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël.

1 Jn. 2, 3-11
Ps. 95
Lc. 2, 22-35

  • Le vendredi 29 décembre 2017 iCal
    Semaine de Noël 1 : 29 décembre

"Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur,"

selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Le vieillard Siméon, mû par l’Esprit Saint, attend la consolation d’Israël. Par ailleurs, « Joseph et Marie portèrent Jésus à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur, suivant ce qui est écrit dans la loi du Seigneur : ‘Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur’. » Dans l’éternel “aujourd’hui” du Fils de Dieu, l’Ancienne Alliance reçoit son accomplissement et sa plénitude. L’Enfant-Jésus est présenté au Temple par ses parents, pour accomplir la Loi ancienne prévue par la loi de Moïse. "L’Esprit avait révélé au vieillard Siméon qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Messie du Seigneur." Cette scène évangélique nous manifeste deux aspects pleins de sens pour notre existence. Siméon attendait dans la patience et la confiance, comme en secret, la consolation d’Israël. Marie accomplit la Loi ancienne : « Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse. » Avec la naissance de Jésus, le don de Dieu est donné à notre monde.

« Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur. » Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple. Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait, Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples : lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. » Le père et la mère de l’enfant s’étonnaient de ce qui était dit de lui. C’est dans notre quotidien que nous pouvons vivre l’exceptionnel de Dieu. Jésus et ses parents rencontrent Syméon dans la reconnaissance et le respect de la vie liturgique. La nouveauté est donnée sur le fond de la tradition vivante d’Israël. La fidélité est une attitude qui nous ouvre à la vraie vie. Marie a reçu dans sa chair le Fils éternel du Père, et c’est l’Esprit Saint montre à Siméon ce qui convient. Il prévoit les difficultés et les douleurs de Marie dans son peuple. Siméon va bientôt quitter ce monde d’obscurité pour entrer dans la vision de la Lumière éternelle : « Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole. Ce vieillard saisit la beauté du mystère proposé à ce tout-petit, son cœur est averti du chemin de douleur qui sera celui de la mère et de l’enfant.

"Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive –" :ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » Syméon déploie une exaltation, Jésus sera « la lumière qui éclaire les nations païennes, et la gloire d’Israël son peuple » et en même temps la traversée d’une déréliction : Il sera un signe de division. Il nous faut aussi concilier dans nos vies, à la suite de Jésus et de Marie, cette exaltation et cet abaissement. Cet accueil produit le bien qui conduit au salut et ouvre l’humanité à l’amour. C’est un bel équilibre qui nous vient de Dieu car nous sommes le Temple de Dieu dans l’Esprit Saint. Soyons attentifs à ce que le vieil homme meurt en nous et que l’homme nouveau naisse dans tout notre être. Nous sommes les nouveaux prophètes qui annoncent au monde entier la présence du Dieu trois fois saint, Père, Fils, et Saint-Esprit ! La bénédiction de Dieu nous est donnée par le Saint-Esprit, et nous recevons Jésus en nous. Nous demandons à Marie, d’intercéder pour nous auprès de son Fils pour que soyons les prophètes sur qui repose l’Esprit Saint.

Nous demandons à Dieu la grâce de la douceur et de l’humilité pour nous mettre à l’école de l’Esprit Saint.

Vos témoignages

  • pierre 29 décembre 2016 10:22

    L’Ecole du Saint Esprit…a cette particularité de n’avoir pas de murs, ni de portes, mais un seuil. Pas de limite de lieu, ni de temps, mais une intimité dans le mystère de chaque vie.

    Il en est du Saint Esprit comme il en va du Saint Amour : il est essentiel à nos vies, mais chacun ne peut qu’en être que l’écho, qu’un témoin incomplet, qu’une figure parmi d’autres.

    C’est le Verbe qui s’est fait chair dans le sein de Marie qui nous en révèle la plénitude de Vie, emportant l’humanité vers un accomplissement divin, une béatitude éternelle.

    La grâce de la douceur et de l’humilité, c’est justement cette présence stable de la bienveillance du cœur dans le désir d’aimer malgré tout, car se sachant avant tout bien-aimé.

    Cette conscience qui se tient au seuil de la présence à nous même, et de notre attention aux autres, et qui nous vient de l’onction reçue au baptême : nous sommes désignés enfant de Dieu, par l’amour de Jésus se joignant à la foule des hommes qui cherchent à aimer comme Dieu aimant tout les peuples.

    Les passions humaines nous dispersent dans la diversité des choix de vies possibles et pourtant inaccessibles, car les frustrations ravivent les blessures du corps et de l’âme qui n’ont pas encore été inondée par la grâce du Saint Esprit :« Je suis doux et humble de cœur » dit Jésus, « mettez vous à mon école ».

    Il est le véritable Maître de nos vies quand nous comprenons enfin que sommes incapables de nous diriger par nous même, emportés par nos habitudes, au lieu de vivre les béatitudes, tourmentés par nos attitudes, au lieu de vivre la gratitude à chaque instant de vie que Dieu nous donne, dans un Esprit d’Amour Infini.