Jeudi 13 octobre 2016

29e dimanche du temps ordinaire, année C

« Mais quand le Fils de l’homme viendra, trouvera–t–il la foi sur la terre ? »

Ex. 17, 8-13
Ps. 120
2Tm. 3,14-4,2
Lc. 18, 1-8

  • Le dimanche 16 octobre 2016 iCal
    Semaine 21 à 30 : 29e dimanche du temps ordinaire, année C

"Jésus leur disait une parabole, pour montrer qu’il faut toujours prier, sans se lasser."

Il dit : Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et qui n’avait d’égard pour personne. Il y avait aussi dans cette ville une veuve qui venait lui dire : « Rends moi justice contre mon adversaire ! » Pendant longtemps il ne voulut pas. » Jésus nous propose une parabole pour souligner l’importance de la prière, et de la persévérance dans la prière de demande. La constance est la qualité essentielle sur le chemin de la prière tenace qui trouvera toujours satisfaction. Pour surmonter la difficulté de persévérer dans la prière, Jésus illustre cette persévérance dans la prière d’une veuve, qui poursuit le juge de ses réclamations, jusqu’à ce qu’elle obtienne ce qu’elle attend. Si elle s’obstine, c’est parce qu’elle ne peut pas faire autrement, c’est parce qu’elle est dans le besoin. Pour durer dans la prière, il est utile et efficace de s’appuyer sur notre faiblesse et notre pauvreté. Notre persévérance naît de la reconnaissance de notre dépendance envers Dieu notre Père, nous avons besoin de sa grâce. La pauvreté de cœur nous fait reconnaître nos manques et nos besoins, elle nous conduit à l’assurance que Jésus pour guérir ces douleurs. Prier comme aimer est une ouverture de soi et un don de soi pour recevoir de l’autre. Ce qui dépend de nous, c’est l’ouverture de nous-mêmes et le don de nous-mêmes.

« Mais ensuite il se dit : « Bien que je ne craigne pas Dieu et que je n’aie d’égard pour personne, néanmoins, parce que cette veuve m’importune, je vais lui rendre justice, de peur que jusqu’à la fin elle ne vienne me casser la tête. Si la veuve importune insiste auprès du juge inique au point de le faire fléchir et d’obtenir satisfaction, combien plus notre prière d’intercession trouvera dans le cœur de notre Père un accueil juste et favorable. Notre attitude dans la prière est celle de l’attente, et de la veille persévérante. Nos cris s’appuient sur les promesses de Jésus et la présence de l’Esprit Saint. Jésus, le Sauveur, est déjà là. Il s’agit de nous tourner vers lui, et de demeurer avec le cœur et les mains ouvertes. Nous pouvons toujours nous disposer à la prière, faire ce qui dépend de nous pour rejoindre la volonté de notre Père. Alors nous recevons l’Esprit Saint qui nous garde dans la pauvreté du cœur, pour rester ouverts au don qui vient. Notre attente est une rencontre dont les conditions ne dépendent pas de nous. La pauvreté du cœur est la condition de la prière persévérante et le fruit spirituel de cette persévérance. Jésus nous donne la parabole la pauvre veuve qui avait besoin de ce juge pour régler ses affaires, elle tient bon, elle est tenace, elle ne lâchera pas. La confiance des petits et des pauvres est la meilleure attitude de prière envers Dieu, car la moisson est abondante et les ouvriers sont peu nombreux, il nous faut entrer dans l’amour de Dieu qui nous sauve.

"Je vous le dis, il leur fera justice bien vite. Mais quand le Fils de l’homme viendra, trouvera–t–il la foi sur la terre ?" Dieu fera justice à ceux qu’il a choisis, alors qu’ils crient vers lui jour et nuit. Il ne les fera pas attendre. La pauvreté de cœur est essentielle pour tenir dans la prière, elle est nécessaire pour reconnaître la manière dont Jésus nous exauce. Celui qui sait garder la pauvreté et l’humilité de cœur, saura accueillir ce que Jésus souhaite nous donner, et la manière dont il souhaite le lui donner. Le pauvre de cœur sait que son Père du Ciel a sur lui un regard d’Amour plus beau, beaucoup plus grand que lui. Ainsi, après avoir présenté ses demandes, il fait totalement confiance à son Père des cieux. Il nous faut revenir sans cesse à notre premier amour. Revenir au temps de notre première rencontre avec Dieu, au temps de notre appel. Nous demandons à Marie de nous aider à entrer dans son mystère d’humilité ! Dans la plus grande épreuve que l’humanité n’ait jamais porté, le sacrifice de la croix, elle a tenu bon, elle a cru en Jésus qui nous sauve. Jésus insiste sur la prière à partir d’une situation difficile, car la prière est pour nous une épreuve. Se mettre en prière, c’est se tourner vers Dieu et lui dire ce que nous avons sur le cœur, notre salut et le salut du monde. Jésus a dit encore : « Le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? » Nous demandons à Dieu la grâce de la prière pour nous faire vaincre la résistance à la prière douloureuse.

Nous demandons la grâce de comprendre que notre lien d’amour avec Dieu doit se renforcer sans cesse dans la prière.