2e dimanche du temps ordinaire, année C

« Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »
Lundi 14 janvier 2019

Is. 62, 1-5 Ps. 95 1Co. 12, 4-11 Jn. 2, 1-11

  • Le dimanche 20 janvier 2019 iCal
    Semaine 1 à 10 : 2e dimanche du temps ordinaire, année C

Le troisième jour, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples.

Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Marie est nommée la première dans cette invitation, elle se laisse toucher par ce qui surgit. La Vierge Marie établit une relation unique entre le manque des hommes et son fils Jésus. Elle porte ce manque dans son cœur. Elle dit à Jésus : « Ils n’ont pas de vin. » Elle est introduite dans la relation d’amour de Jésus Sauveur avec l’humanité dans ce premier miracle de Jésus. Marie mobilise les serviteurs et elle s’efface dans la contemplation de Jésus. Marie qui a perçu la difficulté de ces gens, elle agit dans l’Esprit Saint. Jésus l’interpelle : "Femme, qu’y a-t-il entre toi et moi. Mon heure serait-elle déjà venue" ? La réponse de Jésus surprend ! Marie lui avait simplement dit la situation. Quelle est la signification de cette allusion à son « heure » ? Jésus est venu dans notre humanité pour la sauver. Comme à l’Annonciation, Marie s’en remet à la surabondance de l’Amour infini de Dieu. Jésus, son Fils Sauveur, est le remède pour l’humanité blessée !

Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres). Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres. » Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. La contribution de Marie est forte dans ce miracle, elle interpelle les serviteurs. Le mystère de Marie nous autorise à l’audace, dans toutes les actions d’aide, dans toutes les modalités d’assistance que nous pouvons rencontrer. Marie devance l’heure des noces, son désir ardent devance l’heure ou Jésus va nous sauver sur sa croix : « Ils n’ont plus de vin, lui dit-elle, » et la réponse de Jésus est surprenante. Jésus va transformer l’eau en vin. C’est l’annonce d’une autre transformation, celle du vin en son sang ! Jésus annonce l’au-delà de l’amour infini de son Père dans la surabondance : « Remplissez d’eau ces cuves ! » dit-il. La présence de Marie est une présence d’intériorité, elle dit à Jésus qu’ils n’ont plus la joie telle que Dieu le veut dans le Cantique.

Alors le maître du repas appelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. » Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. La manifestation de la « gloire » de Jésus nous conduit à l’heure de Passion et de sa Résurrection. Jésus partage la gloire de Dieu, le signe nous en est donné. L’heure de la Croix est annoncée, elle est l’heure de la glorification de Jésus. « Mort-résurrection-Don de l’Esprit Saint sont le Don de Dieu. » Ses disciples crurent en lui. La foi est l’œuvre de Jésus qui prend en lui notre Salut. Nos vies vont s’ajuster à l’œuvre de Salut de Dieu. C’est l’action de l’Esprit Saint qui nous donne l’attitude juste, dans la souplesse et la mobilité, pour que Jésus réalise son œuvre de Salut. Nous voulons demeurer dans la Parole vivante de Dieu, comme Marie. Elle sait rendre grâce à Dieu avec Jésus qui partage la condition humaine. C’est là se que se vit la réalité de l’amour infini de Dieu qui jaillit dans l’Évangile. Jésus manifeste combien Dieu veut notre joie et notre bonheur.

Nous demandons la grâce de suivre Jésus avec un cœur généreux, surabondant d’amour.

Vos témoignages

  • 17 janvier 2016 07:11

    Merci pour cette méditation, Père Gilbert, de la manière dont vous l’abordez dans le mystère de Marie. Merci de montrer combien Elle peut devenir modèle pour nous dans nos relations d ’aide. Merci !