2e dimanche du temps ordinaire, année C

« Tout ce qu’il vous dira, faites-le. »
Mardi 13 novembre 2018

Is. 62, 1-5 Ps. 95 1Co. 12, 4-11 Jn. 2, 1-11

  • Le dimanche 20 janvier 2019 iCal
    Semaine 1 à 10 : 2e dimanche du temps ordinaire, année C

Le troisième jour, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples.

Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue. » Dans ce premier miracle de Jésus, la Vierge Marie établit une relation unique avec son fils, elle lui dit : « Ils n’ont pas de vin, » elle mobilise les serviteurs, et elle s’efface dans la contemplation de Jésus. Marie perçoit la difficulté qui surgit et dans l’Esprit Saint, elle interpelle Jésus. Il lui dit : "Femme, qu’y a-t-il entre toi et moi. Mon heure serait-elle déjà venue" ? Marie lui a dit simplement la situation. Elle est nommée la première dans cette invitation, elle va exercer une fonction d’aide. La réponse de Jésus surprend ! Quelle est la signification de cette allusion à son « heure » ? Marie se laisse toucher par ce qui surgit. Jésus est venu dans notre humanité pour la sauver. Comme à l’Annonciation, Marie s’en remet à la surabondance de l’Amour infini de Dieu. Elle est introduite dans la relation d’amour de Jésus avec l’humanité, dans le manque qu’elle porte dans son cœur. Jésus, son Fils Sauveur, est le remède pour l’humanité blessée !

Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs ; chacune contenait deux à trois mesures, (c’est-à-dire environ cent litres). Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres. » Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. La contribution de Marie est forte dans ce miracle, elle interpelle les serviteurs. Ce mystère de Marie nous autorise à l’audace, dans toutes les actions d’aide, dans toutes les modalités d’assistance que nous pouvons rencontrer. Marie devance l’heure des noces, son désir ardent devance l’heure ou Jésus va nous sauver sur sa croix : « Ils n’ont plus de vin, lui dit-elle, » et la réponse de Jésus est surprenante, Jésus va transformer l’eau en vin. C’est l’annonce d’une autre transformation, celle du vin en son sang ! Jésus annonce l’au-delà de l’amour infini de son Père, dans la surabondance : « Remplissez d’eau ces cuves ! » dit-il. La présence de Marie est une présence d’intériorité, elle dit à Jésus qu’ils n’ont plus la joie telle que Dieu le veut dans le Cantique.

Alors le maître du repas appelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. » Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. La manifestation de sa « gloire » nous conduit à sa résurrection. Jésus partage la gloire de Dieu. L’heure de la Croix est l’heure de la glorification de Jésus. « Mort-résurrection-Don de l’Esprit Saint sont le Don de Dieu. » Ses disciples crurent en lui, la foi court devant Jésus, nous prenons position pour lui. Dans nos vies, l’attitude juste réside dans la souplesse et la mobilité qui donne pleine possibilité à l’action de l’Esprit Saint. Nous voulons demeurer dans la Parole vivante de Dieu, comme Marie. Elle sait rendre grâce à Dieu avec Jésus qui partage la condition humaine. C’est là se que se vit la réalité de l’amour infini de Dieu qui jaillit dans l’Évangile. Jésus manifeste combien Dieu veut notre joie et notre bonheur.

Nous demandons la grâce de suivre Jésus avec un cœur généreux, surabondant d’amour.

Vos témoignages

  • 17 janvier 2016 07:11

    Merci pour cette méditation, Père Gilbert, de la manière dont vous l’abordez dans le mystère de Marie. Merci de montrer combien Elle peut devenir modèle pour nous dans nos relations d ’aide. Merci !