Samedi 24 octobre 2015 — Dernier ajout vendredi 23 octobre 2015

30e dimanche du temps ordinaire, année B

Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route.

Jr 31, 7-9 Ps 125 He 5, 1-6 Mc 10, 46-52

  • Le dimanche 25 octobre 2015 iCal
    Semaine 21 à 30 : 30e dimanche du temps ordinaire, année B

« Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une foule nombreuse.

Bartimée, un mendiant aveugle, était assis au bord de la route. Apprenant que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! » Bar Timée est un gêneur pour la foule, il est dépendant des autres et il mendie, et il se met à crier ! Mais le plus grave handicap est de ne pas pouvoir accéder à la foi, soit à cause de barrières culturelles, soit à cause d’un manque d’éducation, soit à cause du contre-témoignage des croyants. Combien d’hommes, de femmes, et de jeunes, sont là , au bord de la route, entendant passer ceux qui marchent avec Jésus, tendant la main pour un peu d’amitié, pour un regard. Pour Jésus, la présence de Bar Timée va être l’occasion de contester l’égoïsme de la foule, de chacun de nous. Le cri de cet homme manifeste sa misère, son enfermement, sa solitude, sa réclusion. Autour de lui s’est établi le silence ! On lui dit de se taire. Mais lui criait de plus belle : « Fils de David aie pitié de moi ! » Le désir de Jésus, son cri, parvient aux oreilles de Bartimée par ceux qui viennent le chercher. Deux cris se rejoignent, le cri de cet homme Bartimée et sa souffrance : « Aie pitié de moi ; » Le cri de Jésus, sa tendresse et sa miséricorde : « Allez le chercher. » Jésus vient à notre secours : La mission de l’Eglise est de continuer à conduire à Jésus tous ceux qui crient pour que se continue son œuvre ! Par nous, aujourd’hui encore Jésus entre en communication avec l’homme souffrant et Il le sauve. Nous expérimentons ainsi en Eglise le bonheur que Jésus met dans notre vie. Le Salut de Dieu est en acte depuis si longtemps, son cri va redonner espérance aux hommes.

"Beaucoup de gens l’interpellaient vivement pour le faire taire, mais il criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! » Jésus s’arrête et dit : « Appelez-le. » On appelle donc l’aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; il t’appelle. » Jésus se comporte en éducateur, il éduque la foule à une charité active, quant à l’aveugle, c’est sa foi qui va être éduquée. Jésus lui demande : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Il faut que Jésus lui parle pour qu’il y ait communication entre eux deux. Jésus veut donner à cet homme la joie d’exprimer sa confiance : « Rabbûnī, mon maître, que je retrouve la vue ! » Nous entendons aujourd’hui des jeunes qui sont désarçonnés par les douleurs du monde, ils sont saisis dans leur cœur par la misère de tant de pauvres. Regardant agir la communauté chrétienne, ces jeunes peuvent retrouver une espérance. Nous sommes attentifs à ces frères qui parcourent un long chemin d’exil : Un retour de l’hôpital psychiatrique, une sortie de la rue ! Quand un homme déracinés, exilés, revient enfin dans son village au bout de dix ans, il retrouve enfin un sourire ! Dieu n’abandonne pas son peuple. Au cœur de la détresse, résonne la Présence et le cri de Dieu : « Allez le chercher ! » L’homme sauvé exulte : « Criez de joie pour Jacob, faites résonner vos louanges. Ton Dieu ne peut pas t’abandonner ».

L’aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. Jésus lui dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? — Rabbouni, que je voie. » Et Jésus lui dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt l’homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route. Jésus a donné au cœur de Bartimée un apaisement, c’est sa mission de redonner le bonheur à ses amis jusqu’aux extrémités du monde. Cet homme de l’Evangile, « nouveau disciple » suit Jésus. Va- t-il oublier son passé quand un pauvre criera sur sa route ? Va t-il ignorer son cri de détresse ? Nous voici, d’un bond devant Jésus que nous devinons sans le voir : Rabbûnī, que je retrouve la vue ! Que je sache reconnaître ta visite, discerner les traces de ton amour, voir ta main qui m’invite, que je voie de nouveau par quel chemin rajeunir mon premier amour. Que je m’attache à tes pas pour te suivre sur la route en « glorifiant Dieu ». Le cri de l’humanité monte vers nous des quatre coins du monde ! Les communautés chrétiennes font remonter jusqu’à Jésus le cri des hommes. Elles sont missionnaires quand elles réalisent les merveilles de Dieu qui agit encore aujourd’hui par ses mains. Nous sommes ainsi chargés d’annoncer l’amour vivant que Dieu nous donne. L’Église annonce les merveilles que Jésus réalise par nos vies et par nos communautés.

Nous demandons la grâce d’être des instruments de paix qui amènent les pauvres à Jésus.

Vos témoignages

  • 24 octobre 2015 21:10

    Je n’ai qu’un mot qui me vient : MAGNIFIQUE , c’est tellement émouvant et pourtant je ne suis pas catho, votre homélie me parle beaucoup. Merci pour tout Père.

    • J avoue, je le suis, ’catho’ mais je crois de plus en plus que Jésus est venu pour toute l’humanité, Il est si humble dans la manière qu’Il agit…’catho’ ou non, Jésus est venu nous révéler l’Amour Infini du Père, Il veut que nous y croyions, pour avoir sa Vie , sa Vie en abondance Allons-y alors, quels que soient nos croyances. J’aime aussi les homélies du Père Gilbert, tout en restant fidèle à son ministère dans l’Eglise Catholique, il fait transparaître cet Amour de Jésus pour chacun.

      • Bonjour, j’ai l’impression que ça gêne le fait que je dise que je ne suis pas catholique mais que je m’intéresse quand même un peu à la foi et surtout que je suis « fan » des homélies du P. Gilbert, je les trouve si belles et touchantes .. Alors je vous demande pardon si j’ai fait quelque chose de mal en commentant cette homélie où autre ..

        • je m’excuse, pardonnez-moi, je n’avais pas du tout cette intention-là et au contraire, je me réjouissais de vous lire, cela ne veut rien dire pour moi, la dénomination, mais ce qui compte c ’est de pouvoir rejoindre des frères et sœurs en humanité sachant qu’on a un Père Céleste qui nous aime plus qu’on pourrait l’imaginer ; j’aime lire les homélies du Père Gilbert car justement, il n ’y a ni jugement ni condamnation, je crois il veut juste situer l’humanité entière à sa juste place devant Dieu, nous sommes ses enfants tendrement chéris. Excusez-moi encore, et merci de votre commentaire. Vous êtes ma sœur, ou mon frère.

          • Re … pas de problème ! Je suis tout à fait d’accord avec vous sur ce que vous dites sur le P. Gilbert et ces si belles homélies ! Par contre je ne sais pas si nous pouvons dire que je suis votre soeur en Jésus parce que je ne suis pas catho, ainsi je ne fais pas partie du monde de l’église …

      • 30e dimanche du temps ordinaire, année B 26 octobre 2015 08:22, par Hervé

        Merci, père Gilbert, de ces homélies quotidiennes annonçant jour après jour la Miséricorde aimante et infinie de Jesus. La bonne nouvelle s annonce jour après jour pour que nous nous en nourissions et en soyions les témoins dans l ocean de misere dont nous sommes aussi témoins. L Amour est vainqueur ! Rendons grâces. Merci père Gilbert de le redire encore et encore.