Lundi 27 août 2018

31e dimanche du temps ordinaire, année B

Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »

Dt. 6, 2-6 Ps. 118 He. 7, 1-6 Mc. 12, 28-34

  • Le dimanche 4 novembre 2018 iCal
    Semaine 31 à 34 : 31e dimanche du temps ordinaire, année B

Un scribe qui avait entendu la discussion, et remarqué que Jésus avait bien répondu, s’avança pour lui demander : « Quel est le premier de tous les commandements ? »

Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force. Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. » Nous comprenons la demande de ce scribe, il y a plus de six cent prescriptions qui sont données pour avancer à la rencontre du Dieu d’Israël. Ce n’est pas toujours facile à s’y retrouver car il y a en nous de l’opacité, nous avons des résistances. Mais quand le mouvement est pris, il est immanquablement tourné vers le but. Cet homme sait que Dieu aime, il vondrais pouvoir aimer et devenir amour. Il a remarqué comment Jésus arrive à aimer, alors il lui demande quel est le premier Commandement ? Il a raison d’avancer dans la confiance en Dieu vers Jésus. Dieu est cet amour absolument incroyable, diffusif de lui-même. C’est un feu qui rayonne et qui éclaire, qui attire, et qui finit par tout consumer. Si nous sommes touchés, brûlés par cet amour, nous pouvons devenir amour avec Jésus.

Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l’Unique et qu’il n’y en a pas d’autre que lui. L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices. » Ce Commandement de l’Amour nous est donné pour que l’Amour de Dieu prenne tout en nous et que nous puissions nous aimer de l’Amour même de Dieu. C’est désormais cet Amour qui nous transforme par la fréquentation du Dieu-Amour. Nous pourrions prendre l’image d’un roi dont le royaume est étonnant de bonté, de beauté, de richesses pour comprendre notre situation. C’est comme si nous étions la petite servante de ce roi qui est choisie pour devenir reine. Cette petite servante est peut-être « sauvage, » avoir tellement conscience de son état d’esclave. Il peut arriver que la peur la saisisse devant les appels du roi pour qu’elle quitte sa maison d’esclavage. Si elle part dans la nuit et dans le froid, il lui sera très difficile de revenir. Elle a besoin d’un médiateur. En effet, Il lui faut trouver un bon chemin ! Si nous fréquentons le Dieu d’amour, nous sommes touchés par cet amour. Jésus, en unissant l’Amour de Dieu et l’Amour des frères est le Chemin, il nous fait entrer dans un amour qui est une « fusion d’amour » dans une distinction des personnes qui sont unies. Je peux faire confiance à Dieu au point de m’approcher de lui et de ne plus faire « qu’un » avec lui dans l’Amour.

Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger. Pour être amour, il faut être dans une relation de personnes : « Dieu a créé l’homme, homme et femme, à son image, et à sa ressemblance ». Dans la Bible, Dieu se présente comme l’Époux de son peuple, il attire à lui l’humanité sa petite créature. Dieu Amour réalise son plan d’Amour en invitant sa créature qui est devenue son enfant à la table de son grand Amour. Chacun peut librement faire un chemin de confiance envers Dieu et envers ses frères. Le chemin de la rencontre avec Dieu est aussi l’Amour fraternel. Jésus, le Fils du Père, nous introduit dans cette filiation nouvelle qui fait de nous des frères qui s’aiment. « Écoute, Israël, le Seigneur est Un ». Cette Communion d’amour de Jésus et de son Père nous invite à sa table. L’amour à « l’intérieur », nous est donné. Dieu est ce Roi d’amour que nous chantons dans le « Gloire à Dieu. » C’est ce qui fait dire à Thérèse de Lisieux : « Dans le cœur de l’Église, je serai l’amour ». Elle a pensé que dans le Dieu amour, elle pourrait devenir amour. Je n’ai plus d’autre office que d’aimer dira-t-elle.

Nous demandons la grâce de comprendre que Dieu est amour, que la fréquentation de Dieu amour nous rend amour.