Mardi 11 septembre 2018

32e dimanche du temps ordinaire, année B

Jésus s’adressa à ses disciples : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde.

1 R. 17, 10-16 Ps. 145 He. 9, 24-28 Mc. 12, 38-44

  • Le dimanche 11 novembre 2018 iCal
    Semaine 31 à 34 : 32e dimanche du temps ordinaire, année B

Dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à sortir en robes solennelles et qui aiment les salutations sur les places publiques, les premiers rangs dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners.

Ils dévorent les biens des veuves et affectent de prier longuement : ils seront d’autant plus sévèrement condamnés. » L’attitude que Jésus voudrait voir chez les responsables de son Peuple, c’est le service des uns et des autres ! Être véritablement relié au Dieu de l’espérance et de l’amour est le bonheur de toute notre vie qui se met au service des frères. Ce bonheur se fait service quand se présente quelqu’un qui le demande ! Le quotidien de notre vie est difficile, le travail est lourd et nous sommes surchargés ! C’est en accompagnant la souffrance que nous portons le mieux nos situations limites, en famille, en foyer ou en Église. L’attitude de la veuve de l’Evangile nous fait penser à une autre veuve de Sarepta, avant de nous mettre sur les pas de Marie, la mère de Jésus. « Le prophète Élie partit pour Sarepta. Une veuve ramassait du bois ». Elle n’a plus rien à manger, et son enfant va mourir. "Sors me chercher de l’eau," lui dit le prophète. Je vais ramasser un petit peu de bois, dit-elle, mettre le reste de farine, d’eau et d’huile, mélanger le tout, le mettre sur ce petit feu, nous mangerons ce petit pain et nous mourrons." Cependant, cette femme, dans cette situation limite, va chercher de l’eau tout simplement avec tout l’amour de son cœur. Quand elle revient, Élie le prophète lui dit : "Fais ce que tu as dit, mais apporte moi d’abord ce petit morceau de pain !" L’épreuve est que ce petit pain ne sera pas pour son enfant, pour qu’il vive !

Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait la foule déposer de l’argent dans le tronc. Beaucoup de gens riches y mettaient de grosses sommes. Une pauvre veuve s’avança et déposa deux piécettes. Jésus regarde et admire cette pauvre veuve qui met son obole au trésor du temple il s’exclame : « Avec ces deux petites piécettes, elle a mis plus que tout le monde ! Tous ont donné de leur superflu, elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. » Le don de cette pauvre veuve qui met ses deux piécettes dans le tronc, montre le dynamisme et l’espérance qui sont possibles dans son cœur. Nous pouvons maintenant penser à une autre veuve nommée Marie qui, au pied de la Croix, offrira tout ce qu’elle avait pour vivre : Mystère de la femme, mystère de Marie, mystère de la véritable attitude religieuse. A Cana, elle détecte la misère de son peuple et la remet à Jésus en la partageant avec ses frères : "Ils n’ont plus de vin." Nous demandons à Marie de nous préparer à faire le don de nous mêmes, en nous préparant comme elle, par les petits dons de la vie quotidienne.

Jésus s’adressa à ses disciples : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le tronc plus que tout le monde. Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre. » Comment se comporter dans les situations limites ? "Elle a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre," dit Jésus. Être relié au Dieu de l’espérance et de l’amour, c’est, dans les moments difficiles, répondre à qui nous demande un service. A Cana, Jésus dira à Marie : "Quoi entre toi et moi ?" Le prophète dira : "Oui, fais ce que tu as dit, mais apporte-moi d’abord ce petit pain". C’est ainsi le pain de l’eucharistie qui est annoncé. Au Golgotha se réalise le mystère de la vie donnée et offerte en sacrifice. C’est ainsi qu’advient le Corps du Christ, Pain de Vie. La femme de Sarepta a fait ce que le prophète lui disait, elle apporte son petit pain. De la même manière, les serviteurs de Cana obéissent à Jésus. La puissance de l’amour infini de Dieu, la puissance de la résurrection du Christ est à l’œuvre : C’est mon Corps livré pour vous. « Celui qui parle mal à un pauvre, disait St. François, injurie le Christ, dont le pauvre présente au monde le noble symbole, puisque le Christ, pour nous, s’est fait pauvre en ce monde »

Nous demandons la grâce de la confiance en Dieu pour vivre de la puissance d’amour de la résurrection de Jésus.