Samedi 5 novembre 2016

32e dimanche du temps ordinaire, année C

« Dieu n’est pas un Dieu de morts, mais de vivants ; tous en effet vivent pour lui. »

2 Mc. 7, 1-2.9-14
Ps. 16
2 Th. 2, 16-3,5
Lc. 20, 27-38

  • Le dimanche 6 novembre 2016 iCal
    Semaine 31 à 34 : 32e dimanche du temps ordinaire, année C

"S’approchant alors, quelques Sadducéens - ceux qui nient qu’il y ait une résurrection - interrogèrent Jésus en disant :"

« Maître, Moïse a écrit pour nous : Si quelqu’un a un frère marié qui meurt sans avoir d’enfant, que son frère prenne la femme et suscite une postérité à son frère." Une nouvelle fois, Jésus nous introduit au salut en ouvrant ses détracteurs à l’intelligence. Il respecte ceux qui sont en sa présence en leur disant la vérité. Jésus se réfère à Moïse lui aussi, mais il révèle l’enjeu sous-jacent de la polémique avec les Sadducéens. Les ressuscités sont semblables aux anges, ils sont fils de Dieu, en étant héritiers de la résurrection. Ainsi, la relation qui comprend la sexualité, la dépasse, elle se révèle comme expression du mystère de la relation. Jésus ne cesse de tout relier à la relation avec son Père. Il vit pour lui, il annonce que nous sommes appelés à vivre nous aussi pour lui. Jésus nous entraine dans le mouvement d’Amour qui nous conduit vers le Père : « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; tous vivent en effet pour lui. » Beaucoup aujourd’hui sont « asphyxiés » par une civilisation de mort. Avec Jésus, nous choisissons la vie car elle agit notre foi en la résurrection.

"Et Jésus leur dit : « Les fils de ce monde ci prennent femme ou mari ; mais ceux qui auront été jugés dignes d’avoir part à ce monde-là et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari ; aussi bien ne peuvent-ils plus mourir, car ils sont pareils aux anges, et ils sont fils de Dieu, étant fils de la résurrection." Jésus prend position en faveur de la vie dans la Résurrection. Ses interlocuteurs imaginent l’au-delà sur un mode terrestre. Ils réduisent la vie éternelle à un prolongement de la vie terrestre. Jésus démontre, en citant le passage du Buisson Ardent du livre de l’Exode, que Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants. Il n’abandonne pas son ami à la mort, et ne lui laisse pas voir la corruption. Dans le grand combat pour la vie, nous annonçons que Dieu est le Dieu de la vie, et que notre pèlerinage sur la terre débouche sur une vie qui n’aura pas de fin ! La résurrection est pour aujourd’hui, la vie éternelle est déjà commencée, et nous voulons y demeurer. Les enfants du Royaume ont déjà part à la vie du Royaume, ils sont héritiers de la résurrection.

"Et que les morts ressuscitent, Moïse aussi l’a donné à entendre dans le passage du Buisson quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob." Or il n’est pas un Dieu de morts, mais de vivants tous en effet vivent pour lui. » Pour nous, dans ce monde ou les conceptions humaines de la vie et de la mort sont si diversifiées, la Résurrection est contestées ! Nous nous laissons guider vers la vérité tout entière. Notre foi en la Résurrection du Christ Jésus, est fondée sur un Amour nouveau donné par Jésus. Il est venu du Père, et attesté par l’Esprit Saint, il nous prépare le Royaume. L’amour brûlant de l’origine sera à jamais dans notre cœur. Nous nous aimerons en Dieu, dans l’Esprit Saint, dans la fécondité de l’Amour divin. Croire en la résurrection n’est pas seulement parler de l’au-delà, c’est aussi donné du sens à notre vie terrestre. Chacun peut participer à l’amour éternel de Dieu, et ainsi réaliser sa capacité d’aimer et d’être aimé, avec tout son être, corps et cœur, âme et esprit. L’unicité de la vie humaine dit alors clairement son sérieux, son importance. Notre chemin vers l’éternité est le lieu unique où nous pouvons réaliser notre capacité d’aimer. C’est notre liberté et notre responsabilité en affirmant l’importance des choix que nous posons aujourd’hui. Croire à la résurrection, c’est croire à la valeur unique de la personne humaine, à l’amour gratuit de Dieu pour chacun de nous, à notre capacité à construire notre bonheur.

Nous demandons la grâce de vivre en ressuscités. Notre vie est dans le Christ, nous voulons vivre de l’Esprit Saint pour la gloire du Père.