32e dimanche du temps ordinaire, année C

« Dieu n’est pas un Dieu de morts, mais de vivants ; tous en effet vivent pour lui. »
Jeudi 7 novembre 2019

2 Mc. 7, 1-2.9-14 Ps. 16 2 Th. 2, 16-3,5 Lc. 20, 27-38

  • Le dimanche 10 novembre 2019 iCal
    Semaine 31 à 34 : 32e dimanche du temps ordinaire, année C

"S’approchant alors, quelques Sadducéens - ceux qui nient qu’il y ait une résurrection - interrogèrent Jésus en disant :"

« Maître, Moïse a écrit pour nous : Si quelqu’un a un frère marié qui meurt sans avoir d’enfant, que son frère prenne la femme et suscite une postérité à son frère." Une nouvelle fois, Jésus nous introduit au salut en ouvrant ses détracteurs à l’intelligence. Il respecte ceux qui sont en sa présence en leur disant la vérité. Jésus se réfère à Moïse lui aussi, mais il révèle l’enjeu sous-jacent de la polémique avec les Sadducéens. Les ressuscités sont semblables aux anges, ils sont fils de Dieu en étant héritiers de la résurrection. Ainsi, la relation qui comprend la sexualité la dépasse, elle se révèle comme expression du mystère de la relation. Jésus ne cesse de tout relier à la relation avec son Père. Il vit pour lui, il annonce que nous sommes appelés à vivre nous aussi pour lui. Jésus nous entraine dans le mouvement d’Amour qui nous conduit vers le Père : « Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; tous vivent en effet pour lui. » Beaucoup aujourd’hui sont « asphyxiés » par une civilisation de mort. Avec Jésus, nous choisissons la vie car notre foi en la résurrection agit.

"Et Jésus leur dit : « Les fils de ce monde ci prennent femme ou mari ; mais ceux qui auront été jugés dignes d’avoir part à ce monde-là et à la résurrection d’entre les morts ne prennent ni femme ni mari ; aussi bien ne peuvent-ils plus mourir, car ils sont pareils aux anges, et ils sont fils de Dieu, étant fils de la résurrection." Jésus prend position en faveur de la vie dans la Résurrection. Ses interlocuteurs imaginent l’au-delà sur un mode terrestre. Ils réduisent la vie éternelle à un prolongement de la vie terrestre. Jésus démontre, en citant le passage du Buisson Ardent du livre de l’Exode, que Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants. Il n’abandonne pas son ami à la mort, et ne lui laisse pas voir la corruption. Dans le grand combat pour la vie, nous annonçons que Dieu est le Dieu de la vie et que notre pèlerinage sur la terre débouche sur une vie qui n’aura pas de fin ! La résurrection est vécue aujourd’hui, la vie éternelle est déjà commencée et nous voulons y demeurer. Les enfants du Royaume ont déjà part à la vie du Royaume, ils sont héritiers de la résurrection.

"Et que les morts ressuscitent, Moïse aussi l’a donné à entendre dans le passage du Buisson quand il appelle le Seigneur le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob." Or il n’est pas un Dieu de morts, mais de vivants tous en effet vivent pour lui. » Pour nous, dans ce monde ou les conceptions humaines de la vie et de la mort sont si diversifiées, la Résurrection est contestées ! Nous nous laissons guider vers la vérité tout entière. Notre foi en la Résurrection du Christ Jésus est fondée sur un Amour nouveau, donné par Jésus. Il est venu du Père et attesté par l’Esprit Saint, il nous prépare pour le Royaume. L’amour brûlant de l’origine sera à jamais dans notre cœur. Nous nous aimerons en Dieu, dans l’Esprit Saint, dans la fécondité de l’Amour divin. Croire en la résurrection n’est pas seulement parler de l’au-delà, c’est aussi donné du sens à notre vie terrestre. Chacun peut participer à l’amour éternel de Dieu et ainsi réaliser sa capacité d’aimer et d’être aimé, avec tout son être, corps et cœur, âme et esprit. L’unicité de la vie humaine dit alors clairement son sérieux, son importance. Notre chemin vers l’éternité est le lieu unique où nous pouvons réaliser notre capacité d’aimer. C’est notre liberté et notre responsabilité en affirmant l’importance des choix que nous posons aujourd’hui. Croire à la résurrection, c’est croire à la valeur unique de la personne humaine, à l’amour gratuit de Dieu pour chacun de nous, à notre capacité à construire notre bonheur.

Nous demandons la grâce de vivre en ressuscités. Notre vie est dans le Christ, nous voulons vivre de l’Esprit Saint pour la gloire du Père.

Vos témoignages

  • 10 novembre 2019 20:37

    Vivre en ressuscités, c’est une bonne idée, sauf que la Résurrection n’est pas une idée mais une réalité totalement accomplie dans la vie de Jésus, mais pas encore dans la notre.

    Parce que nous vivons en humains plus souvent qu’en chrétiens, c’est à dire d’une vie entièrement transformée par Jésus, Le Christ.

    La Résurrection en nos Vie se manifeste cependant chaque fois que nous nous laissons remodeler par l’Esprit Saint, don de Jésus à ceux qui Lui demandent.

    Ainsi nous sommes « relevés », non seulement de ce qui nous déshumanise, mais surtout nous sommes « rapprochés et reconfigurés » via l’humanité de Jésus (le Bon Samaritain qui verse de l’huile et du vin sur nos blessures) qui nous Christianise.

    Jésus par son enseignement diffuse Sa Parole et par Sa Vie nous infuse l’Esprit Saint (nous donne de comprendre les 4 mystères de Sa Naissance, de La Proclamation du Règne de Dieu, de Sa Passion et de Son Ascension )

    C’est Lui qui est de toujours à toujours en relation avec la Vie Divine dans l’Esprit Saint, source de Vie Éternelle, et qui nous ressuscite, selon Sa Parole, pour nous rendre semblable à Lui dans cet état de gloire qui rend Grâce à Dieu au plus haut des Cieux (dit autrement : au delà de nos limites )

    Jésus-Christ nous conduit personnellement ( chaque être est unique) et collectivement ( l’amour Divin se donne simultanément à tous les vivants ) à prendre part à la Vie du Peuple de Dieu (révélation Biblique - Ancien et Nouveau Testament) et à cheminer tous ensemble vers l’accomplissement de la Vie Nouvelle et Éternelle dans son Esprit Saint. L’Amour Divin se propage comme la Bonne Nouvelle ( Evangile) de proche en proche dans la Joie de la Résurrection.

  • Jacinthe 8 novembre 2019 19:39

    Oui, Dieu nous aime d’un Amour brûlant qui ne termine pas.