Lundi 13 mars 2017

3e dimanche de Carême, année A

Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. »

Ex. 17, 3-7
Ps. 94
Rom. 5, 1-8
Jn. 4, 5-42

  • Le dimanche 19 mars 2017 iCal
    Troisième semaine de Carême : 3e dimanche de Carême, année A

"Jésus arrive donc à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob.

Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » Jésus a connu ces jours où nous nous sentons las, il dit à la samaritaine : « J’ai soif. » Il demande un service qui va lui rendre des forces, un peu d’eau fraîche. Ces moments de vraie gratuité, de prière, coïncident avec le vouloir du Père qui veut nous réconforter. La femme de Samarie ne pensait qu’à son eau. Elle n’a pas fui la rencontre ni esquiver le regard de Jésus dans la solitude. Cette femme a peut-être pressenti la transformation de sa vie, une conversion du cœur, un retournement. Jésus fatigué ne provoque pas de crainte chez elle ! Il a soif.

"…La Samaritaine lui dit : « Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? » – En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains. Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. » Jésus sait ce qu’il y a en chacun de nous. Il connaît notre histoire et l’espérance que nous portons dans notre fragilité. Malgré nos lassitudes et nos compromissions, il a décidé que rien au monde ne peut trahir son amitié. Il nous visite aujourd’hui encore, il veut nous sanctifier, et il nous rappelle notre passé pour que nous lui donnions. S’il met en lumière nos blessures, c’est pour nous ouvrir un chemin de liberté. Jésus nous conduit au dialogue, au niveau de la vérité, « en cela tu dis vrai ! » C’est déjà vivre avec lui que d’être vrai, sans dénégations, face à son regard de miséricorde. Cette femme de Samarie peut laisser descendre la vérité au fond de son être. Elle porte la souffrance de la division des religions dans son cœur. Elle s’écrie : « Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie plus soif et ne vienne plus ici pour puiser. »

…Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari : des maris, tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai. » La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es un prophète !… Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. » Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » Aujourd’hui, Jésus vient à nous comme à la femme de Samarie. Avant d’être totalement convertis, nous recevons une mission de lui. Cette Mission est difficile à réaliser sans un retournement dans notre vie. Nous allons avancer dans une clarification de ce qui nous habite. La Samaritaine dit : « Venez voir ! » Elle apporte un témoignage et une question : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait ! » Nous croisons Jésus qui restaure notre confiance et nous répondons sans crainte à son amitié. Nous devenons alors témoin de sa grâce. Cette rencontre illustre bien le Salut apporté par Jésus. C’est ainsi que nous retrouvons notre identité et notre bonheur. Jésus est nourri par cette rencontre qui donne la vie : "Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et de mener son œuvre à bonne fin.

Nous demandons la grâce de la simplicité de Jésus.

08 – En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des provisions. 09 11 Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu donc cette eau vive ? 12 Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » 13 Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; 14 mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. » 15 La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. » 16 25 La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. » 26 Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. » 27 À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme. Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? » ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? » 28 La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens : 29 « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? » 30 Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers lui. 31 Entre-temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. » 32 Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. » 33 Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? »
34 Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. 35 Ne dites-vous pas : “Encore quatre mois et ce sera la moisson” ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs déjà dorés pour la moisson. Dès maintenant, 36 le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur. 37 Il est bien vrai, le dicton : “L’un sème, l’autre moissonne.” 38 Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucun effort ; d’autres ont fait l’effort, et vous en avez bénéficié. » 39 Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait. » 40 Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours. 41 Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui, 42 et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons : nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »

Vos témoignages

  • emile 19 mars 2017 18:30

    Merci mon père pour l’homélie que vous dites tous les jours pour nous faire grandir en confiance.
    Amen

  • Françoise 18 mars 2017 20:50

    Merci cher Père Gilbert de cette très belle homélie -elle est donnée en plein temps de carême pour notre édification, je voudrais entendre les paroles de Jésus en moi, pour expérimenter combien ce dialogue de vérité est Vie et libérant ! Merci de montrer la Tendresse, la Fidélité de notre Dieu, qui, de fait, n ’enlèvera jamais son amitié envers nous, quel que soit notre comportement. Merci de montrer le Vrai Visage de notre Père des Cieux.