Vendredi 27 octobre 2017 — Dernier ajout lundi 30 octobre 2017

4 janvier avant l’Epiphanie

« Venez, et vous verrez. »

1 Jn. 3, 7-10
Ps. 97
Jn. 1, 35-42

  • Le jeudi 4 janvier 2018 iCal
    Entre Noël et Epiphanie 2 : 4 janvier avant l’Epiphanie

Le lendemain encore, Jean se trouvait là avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu. »

Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Cet Évangile est pour nous une grâce d’espérance, car elle garde la fraîcheur des commencements. C’est l’appel des premiers disciples de Jésus. C’est par le regard de Jean le Baptiste que tout commence. Il voit Jésus qui passe, il le suit des yeux, et il dit tout haut : « Voici l’Agneau de Dieu ! » André et l’autre disciple comprennent qu’une page est tournée, que le relais est pris. Jésus, l’Agneau de Dieu, l’Agneau pascal de la vraie délivrance, va enfin faire disparaître le mal dans le monde. Cet Agneau sera vainqueur de tout mal, de la mort et de l’enfer. Le monde a tant besoin de cet amour vainqueur pour être délivré. C’est parce que le Verbe s’est fait chair et que le cœur de Marie l’a reçu que nous sommes sauvés. Le chemin de l’Amour s’est ouvert désormais pour tous. C’est dans la prière qu’il se laisse découvrir ! Un cœur a besoin d’un autre cœur pour se donner et demeurer dans l’Amour. C’est dans le cœur de Jésus que nous trouvons la vie nouvelle. C’est pour nous une joie d’entrer dans ce nouvel Amour et d’y demeurer. Cet Amour de Dieu se donne aussi dans l’amour des frères qui rayonne l’Amour infini de Dieu.

"Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi). André et l’autre disciple pressent le pas et se mettent à suivre Jésus qui se retourne. Nous sommes dans l’histoire de toute vocation, de l’appel par lequel un jour ou l’autre, nous avons perçu Jésus qui se donne à rencontrer. Jésus ne s’impose pas, il passe, et les deux disciples ont commencé à le suivre avant de commencer vraiment à l’aimer. Ils ont trouvé sur leur route Jean- Baptiste, un témoin qui est un vrai croyant, inconditionnel, du Royaume de Dieu. Jean- Baptiste a ouvert un « chemin d’Espérance, » il est le « premier » maître qui indique Jésus du doigt. Les deux disciples se sont mis en marche pour aller plus loin et plus profondément à sa suite : « Maître, où demeures-tu ? » Désormais, Jésus est à l’œuvre dans leur vie. Derrière l’appel de ces disciples se cache notre propre appel à demeurer dans l’amour de Jésus. "Jésus leur dit : Venez et vous verrez. C’est de nous maintenant dont il s’agit, notre relation à Dieu s’en trouve revivifiée. Commence alors pour nous un chemin de prière, d’adoration, d’oraison si nécessaire à cette nouvelle Vie. « Ils demeurèrent avec Lui. » Cette école d’oraison, d’adoration, de contemplation a besoin d’un temps réel. « Ils l’accompagnèrent et ils virent ou Il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour là. »

André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. Il trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ. André amena son frère à Jésus. Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre. André prend la parole : « Nous avons trouvé le Messie. » Quelque chose se construit à partir de ce qui a été reçu ensemble et qui a été vécu de manière personnelle. Par sa parole, André (avec l’autre disciple) se sent autorisé à proposer une invitation à son frère Simon : « Nous avons trouvé le Messie. » C’est la parole qui conforte ceux qui se risquent dans la nouveauté. C’est la parole de la proclamation de la foi dans la communauté chrétienne. La Parole de notre vrai repos peut accompagner notre vie, elle conforte nos engagements. Jésus n’a pas « où reposer sa tête. » Il faudra du temps pour écouter Jésus, il faudra que les rencontres deviennent fréquentes. Que toute leur vie devienne rencontre quotidienne avec Jésus. C’est lors du dernier souper, que solennellement il leur dira : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés : demeurez dans mon amour. Si vous observez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, tout comme moi, en gardant les commandements de mon Père, je demeure en son amour. »

Nous demandons la grâce de retrouver notre premier Amour pour contempler l’Agneau de Dieu.