Dimanche 19 octobre 2014

L’Amour à l’origine de notre vie humaine..

L’Amour à l’origine de notre vie humaine. Le reflet de l’humanité décrite par l’Apocalypse : « belle comme une fiancée parée pour son époux » est au Cœur de l’humanité souffrante que nous côtoyons chaque jour. La vie de Bernardo nous le donne à contempler. Comme une perle cachée au fond d’un lac, la vie des pauvres peut paraître insignifiante. Cependant, des que la perle est exposée au soleil, ici il s’agit de l’accueil dans une communauté, elle va resplendir. L’Apôtre Saint Jean signale Marie, la mère de Jésus, au pied de la Croix. Debout comme son Fils, Ils engendrent une humanité nouvelle avec le Saint Esprit. La souffrance de cet enfantement est grande.

Marie est unie au Saint Esprit,

qui, caché dans son cœur qui veut se répandre en ce monde. Une nouvelle humanité, régénérée dans le baptême (eau qui coule du sein de Jésus) et nourrie de l’Eucharistie (sang versé pour le salut du monde) est en train de naître : « Femme voici ton fils ; Jean, voici ta mère » (Jn.19.26) Le ciel est désormais ouvert, c’est dans l’Amour infini de Dieu que la nouvelle humanité se laisse contempler. Une page du Cantique des Cantiques exprime bien, ce passage à un renouveau, à une nouvelle lumière : « Voici mon bien-aimé qui vient, il escalade les montagnes, il franchit les collines, il accourt comme la gazelle, comme le petit d’une biche. Le voici qui se tient derrière notre mur ; il regarde par la fenêtre, Il guette à travers le treillage. Mon Bien-aimé a parlé ; Lève - toi mon amie, viens ma toute belle. Car voici que l’hiver est passé, la saison des pluies est finie, elle s ‘en est allée. Sur notre terre, dans la campagne, les fleurs apparaissent. Le temps des chansons arrive. Le roucoulement de la tourterelle se fait entendre dans nos campagnes. Le figuier forme ses premiers fruits, la vigne en fleur exhale son parfum. Lève toi ; mon amie : viens, ma toute belle ! Ma colombe, blottie dans le rocher, cachée dans la falaise, montre- moi ton visage, fais-moi entendre ta voix car ta voix est douce, et ton visage est beau. ” (Ct.2.14). Ce chant du Bien Aimé, toujours assimilé au chant du Dieu qui aime, et à Jésus qui le manifeste, est adressé à l’humanité. La Bien Aimée prend visage, dans la personne de Marie de Nazareth. Une expression de ce poème, suggère la complicité du Créateur et de sa créature Bien-aimée : “Sur notre terre”.

Notre terre est devenue la terre de Dieu

quand Jésus prend notre chair humaine, tout comme Marie mue par l’Esprit Saint rejoint le “Cœur” du Père quand elle tisse le cœur humain de Jésus et qu’elle est transformée par Lui. Notre terre devient ainsi la terre de ’l’homme’ et la terre de ’Dieu’. Ce chant du Cantique qui annonce les Noces de l’Agneau, chante la victoire de la Résurrection, de l’Amour victorieux de tout mal : ’lève-toi’ annonce la Résurrection dans la nuit de Pâques : Jésus est remis debout. Nous aussi à sa suite, pouvons être relevés. II est d’ailleurs dit de Marie qu’elle est debout au pied de la Croix. La Femme de Compassion est debout, mue par l’Esprit Saint, comme son Enfant qui s’est offert dans l’Esprit éternel.

“Ma colombe cachée au creux des rochers”

[41] . Ce creux du Rocher est interprété par les Pères de l’Eglise comme étant cette blessure du Cœur de Jésus. A partir de ce Roc d’ou coule le Sang et l’eau, renaît une humanité nouvelle, belle, comme une fiancée pour son Époux.