Mardi 24 janvier 2017

4e dimanche du temps ordinaire, année A

Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.

So. 3, 12-13
Ps. 145
1Co, 26-31
Mt. 5, 1-12

  • Le dimanche 29 janvier 2017 iCal
    Semaine 1 à 10 : 4e dimanche du temps ordinaire, année A

"Voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux."

Jésus n’encourage ni la misère, ni le drame de ceux qui meurent de faim ! Le mot de « pauvre » a une longue histoire dans la Parole. Dans les textes les plus anciens, le pauvre est l’homme courbé, abaissé, opprimé, incapable de résister et de tenir tête aux puissants. C’était sur son humiliation que l’accent était mis. Très vite la coloration de ce mot de pauvre est devenue religieuse, alors que les oppresseurs apparaissaient comme des orgueilleux et des impies. Le pauvre fera figure d’homme paisible, qui met sa confiance en Dieu et attend de lui son secours. La première béatitude de Jésus s’adresse à tous ceux qui ont un cœur assez pauvre pour se retrouver petits devant Dieu. Ils ont les mains ouvertes pour recevoir de lui seul la force de l’espérance. La joie de Jésus transpire sur les visages de ses disciples : « Heureux, » c’est d’abord de la joie de Jésus dont il s’agit ! Les Béatitudes sont la carte d’identité de Jésus. Nous pourrions les décliner en manifestant combien Jésus est le « pauvre ! » "Le fils de l’homme n’a pas ou reposer sa tête." « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ! » Le « pauvre » d’assise est devenu dans le Christ comme le symbole de Dame Pauvreté ! Nous jugeons sur les signes extérieurs de richesse ou de pauvreté bien trompeurs. Dieu, lui regarde le cœur, car on peut être riche avec un cœur de pauvre, et pauvre avec un cœur de riche. La pauvreté matérielle peut nous prédisposer à la pauvreté du cœur.

« Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Dieu aime toute personne comme elle est. Jésus n’a pas dit : « Heureux » les incapables, ceux qui ont peur de vivre, mais heureux les doux. Heureux ceux qui refusent la volonté de puissance et qui acceptent de combattre sans abuser de leurs forces. Heureux ceux qui laissent toujours aux autres un espace pour être libres et pour se dépasser. Nous pourrions faire une lecture de toutes ces Béatitudes en les appliquant aux membres du Corps du Christ. Nous trouverions alors autant de visages significatifs de chacune des béatitudes. Il y a tellement de visages qui pourraient ainsi défiler sous nos yeux ! Dieu a une tendresse spéciale pour ceux qui sont attentifs aux autres. Une mère garde des trésors de patience et de compréhension pour tous ses enfants. Celui qui est le plus fragile et le plus démuni a toute son attention. Il n’y a que de l’attention pour ses enfants dans le cœur de Dieu.

Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux.
C’est la douceur même de Jésus qui lui fait dire : « Chargez-vous de mon joug, et mettez-vous à mon école. » La fraîcheur de l’Evangile nous est donnée dans la suite de Jésus. Elle nous emmène dans un réalisme nourrit de vérité intérieure et d’accueil filial de l’œuvre de Dieu. Elle est faite de miséricorde inlassable envers le monde. C’est sous le signe de l’innocence que nous pouvons la vivre. Cet accueil nous oblige à une grâce de conversion. « Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, » dans la persécution, relève de bien plus que de l’héroïsme ! La Tradition a illustré très fortement le lien qui unissait Jésus portant sa Croix glorieuse et le disciple, à la suite de Jésus, qui porte lui aussi sa croix qui doit devenir « glorieuse. » Paul dira : « Je ne veux plus voir que Jésus et Jésus crucifié, le monde est un crucifié pour moi et je suis un crucifié pour le monde » ! C’était vraiment la joie de Paul, et elle était si profonde !

Nous demandons la grâce de contempler Jésus dans les Béatitudes.

Vos témoignages

  • Denise Brouillette 29 janvier 2017 13:32

    Gloire à Dieu Père pour un tel Fils ! Jésus me livre ici ou me fait lecture de son testament spirituel. À moi avec l’aide de l’Esprit Saint, de bien utiliser l’héritage que le Maître me lègue. Il en va de mon bonheur ou de mon malheur. Je dis amen au legs divin !