4e Dimanche de Pâques, année A

 Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis.
Jeudi 30 avril 2020

Ac. 2, 14a.36-41 Ps. 22 1 P. 2, 20b-25 Jn. 10, 1-10

  • Le dimanche 3 mai 2020 iCal
    4e semaine de Pâques : 4e Dimanche de Pâques, année A

« « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis.

Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Les images du pasteur et de la porte nous permettent un discernement pour suivre le bon pasteur et rejeter ce qui n’est pas de Lui. Jésus nous dit comment nous disposer à la nouveauté qu’il vient nous apporter. La parole qu’il nous adresse nous donne d’aller et de venir à notre gré, elle permet à la vie de bouillonner en nous. Il nous suffit de la recevoir et de la laisser rejoindre notre cœur pour qu’elle nous épouse intimement. Jésus nous parle simplement avec douceur nous respectant et nous sortant de nous-mêmes. Ce qui nous permait d’avancer, c’est sa voix, la Parole incarnée, qui nous appelle par notre nom. Il y a une connivence entre la voix de Dieu et notre cœur dans ses profondeurs, uni à lui. Cette voix, c’est le mystère de l’Esprit Saint qui nous est donné. Nous avons été créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, mais nous sommes meurtris par le péché de l’origine, devenus des errants. Malgré cela, créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, nous entendons la voix de notre Père.

"Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus parle des bons bergers aimés des brebis, et des mauvais bergers qui se servent eux-mêmes. Jésus livre sa vie pour ses brebis. Les voleurs escaladent les palissades de nuit pour forcer l’enclos. Chaque matin, le berger vient chercher son troupeau, il se place devant lui, il donne à chacune de ses brebis un nom. Le berger conduit son troupeau dans de bons pâturages, à la nuit tombante il le remet à l’abri. Sortir et rentrer est habituel pour le bon pasteur. Il donne la pâture aux brebis, il ne laisse pas le peuple affamé et sans espérance. Il nous faut élargir la tente de notre cœur pour que la voix de Dieu retentisse en nous, en ce lieu où Dieu demeure. A l’écoute de la voix de Jésus, nous nous découvrons l’enfant bien-aimé de notre Père. La source de son Amour infini jaillit au profond de notre vie. Nous pouvons annoncer cette Bonne Nouvelle à nos frères. Nous faisons mémoire de tout ce que Christ a souffert pour nous racheter. Jésus a offert toutes ses souffrances pour ceux qui l’entouraient.

"Jésus employa cette image pour s’adresser à eux, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait. C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. Dieu devient le bien-aimé pour lequel nous sommes faits. Jésus Ressuscité étend son règne dans le cœur de ceux qui deviennent croyants. Les temps que nous vivons nous conduisent à entrer plus profondément dans la compréhension du projet de Dieu pour l’humanité. L’amour du cœur de Jésus, uni au cœur du Père, transforme la coupe de violence du monde en coupe de bénédiction. Le sablier de la violence, de la haine et de l’injustice se retourne en vie d’Amour qui descend sur l’humanité. L’humanité peut reprendre une orientation vers Dieu, l’orientation de l’amour, de la miséricorde et de la tendresse. Si nous entrons par la porte de son amour, nous annonçons cet amour, c’est la mission de l’Église. L’amour de Dieu répandu dans nos cœurs par le baptême se déverse dans le monde. C’est le don de l’Esprit Saint qui réalise au sein de ce monde des communautés qui témoignent de la tendresse et de l’amour de Dieu.

Nous demandons la grâce d’entendre la voix de Dieu dans notre cœur, qu’elle nous transforme en enfants bien-aimés du Père.

Vos témoignages

  • pierre 3 mai 2020 10:44

    Méditation en regardant les images de Berger et de brebis : Il faut accepter d’être « brebis » pour redevenir enfant bien aimé du Père.

    L’image dit en sa parabole la différence de condition entre l’animal qui bêle et le Berger dont chaque brebis reconnait la voix, ce qui ne peut se réaliser que dans vie en commun.

    Différence de condition entre l’animal vulnérable qui ne peut survivre qu’en troupeau, sous la houlette protectrice du Berger, et le Fils de Dieu qui marche en tête, rassemble et veille à l’absence d’égarement.

    La transformation à lieu quand nous comprenons que le cœur du Berger, respectant notre liberté, nous invite en fait à l’humilité de l’agneau nouveau né qu’il porte sur ses épaules.

    Abandonnant pour un temps de Grâce ce qui fait notre « estime de soi, selon la vie sociale de l’humanité » nous nous retrouvons « tout simplement dans l’Estime du Bon Pasteur » qui n’est pas dépourvu de sentiment pour les ruminants, créatures « paisibles, mais toujours en recherche de nourritures ».

    La rumination chez l’humain est un symptôme de préoccupations de l’avenir ou du passé ressassé ; et est de fait une absence au présent là ou sommes appelés à vivre et à aimer.

    La Parole du Fils de Dieu agit toujours au présent, à la mesure où nous sommes disposés à l’accueillir. La brebis attirée par les verts pâturages ou retardée par le confort de la bergerie ne perçois pas les élans du Berger pour son troupeau comme l’agneau près du corps qui se donne totalement à cette mission pour le bien de tous.

    Il y a comme un silence de connivence entre l’agneau qui connaît sa fragilité et le regard du Berger sur les dérives de chacune des brebis, appelées par son nom.

    Notre Filiation Divine retrouvée par Lui avec Lui et en Lui, nous ramène au bercail, comme le pasteur rend la brebis épuisée capable de finir la route en se calant sur les pas qui mènent sur le bon chemin.

    La certitude éprouvée d’être aimé par Celui qui nous mène toujours vers la Bonne Terre et son Royaume, même pendant les égarements et vagabondages, nous rend à la vie d’enfant bien aimé du Père. C’est le fruit d’un don de Piété et l’œuvre du l’Esprit Saint qui nous rappelle la Grâce du Baptême en chaque Eucharistie ( Agneau de Dieu, prends pitié de nous, donne nous la paix).

  • opdenacker mathieu 6 mai 2017 06:12

    J’ai la conviction acquise par la lecture régulière des Evangiles que c’est Jésus qui m’a rendu libre d’aller et de venir, libre de peur, de jalousie,de regrets, de tout ce qui est négatif dans mes jugements. Jésus a fait de moi un brebis éveillée aux besoins des autres. Jésus tu es la porte par où tout ce qui est bon et heureux m’est arrivé et par où je peux aller et venir. Merci Seigneur ! Gilles