5 janvier avant l’Epiphanie

« Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. »
Dimanche 28 octobre 2018 — Dernier ajout jeudi 4 janvier 2018

1 Jn. 3, 11-21 Ps. 99 Jn. 1, 43-51

  • Le samedi 5 janvier 2019 iCal
    Entre Noël et Epiphanie 2 : 5 janvier avant l’Epiphanie

"Le lendemain, Jésus décida de partir pour la Galilée. Il trouve Philippe, et lui dit : « Suis-moi. »

Philippe était de Bethsaïde, le village d’André et de Pierre. Philippe trouve Nathanaël et lui dit : « Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus fils de Joseph, de Nazareth. » Jésus, quand il paraît, provoque et réveille l’attente de Dieu dans le cœur de chacun. « Suis-moi, » avait-il dit à Philippe. Comme il est bon de relire les premiers récits de vocation des apôtres. Chaque détail compte. Par ces récits s’exprime l’essentiel de la relation à Dieu qui ne cesse d’appeler l’humanité à sa suite. Quelque chose de vital bouleverse la vie de Philippe ! Un coup de foudre est l’expression qui dit bien ce qui se passe. C’est un attachement nouveau qui est donné à Philippe qui suivra désormais Jésus ! Philippe rencontre Nathanaël, un homme qui réfléchit. Philippe appelle Nathanaël qui réagit à son affirmation. Philippe s’adresse au futur disciple comme Jésus : "Viens et vois." C’est avec la fougue d’un conquérant que Philippe appelle son ami. Ce sera ensuite un processus d’intériorisation qui sera à l’œuvre. Un groupe s’est constitué autour de lui qui décide de le suivre.

« Nathanaël répliqua : « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » Philippe répond : « Viens, et vois. » Lorsque Jésus voit Nathanaël venir à lui, il déclare à son sujet : « Voici vraiment un Israélite : il n’y a pas de ruse en lui. » Nathanaël lui demande : « D’où me connais-tu ? »Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Jésus a ravivé le désir le plus profond de connaître Dieu dans le cœur de Nathanaël. En présence de Jésus, les objections de Nathanaël tombent : « Seigneur, tu es le Fils de Dieu, c’est toi le roi d’Israël. » Nathanaël vit une rencontre avec le Maître. C’est un regard porté au plus profond de l’être de Nathanaël par Jésus : « Comment me connais-tu ? lui dit-il. » La réponse de Jésus est essentielle ; « Quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » Un nouvel espace relationnel se crée entre eux. Jésus, visage de Dieu au milieu de nous, transfigure le visage de l’humanité. Pour l’humanité qui était dans la nuit et le froid, il y a désormais une possibilité de se réchauffer, de se réjouir. Aujourd’hui encore se reproduit le don de la vie dans les communautés. L’Esprit Saint unit et transforme les « frères » qui témoignent de Jésus.

« Nathanaël lui dit : « Rabbi, c’est toi le Fils de Dieu ! C’est toi le roi d’Israël ! » Jésus reprend : « Je te dis que je t’ai vu sous le figuier, et c’est pour cela que tu crois ! Tu verras des choses plus grandes encore. » Et il ajoute : « Amen, amen, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. » Le désir le plus profond de la nature humaine, c’est de voir et de connaître son Créateur, d’entrer en relation avec lui. Avec Jésus, une nouvelle promesse de vie est faite à l’humilité. L’appel de l’Ange à Marie, celui des premiers disciples, le nôtre est dans cette humilité. Une Parole suffit et le feu de l’Amour prend, il se répand. Le début de la prédication commence aussi par la reconnaissance du ciel venu sur la terre. Marie, après sa rencontre avec l’ange, a été la première à reconnaître Jésus et à édifier avec lui la communauté de la sainte famille où l’on s’aime en vérité. Jésus qui aime est dans la vie éternelle, il nous fera passer de la mort à la vie par sa Passion. Il donne sa vie pour nous sauver. Il nous permet encore de donner notre vie pour nos frères. Avec lui, nous reconnaissons que nous sommes dans la vérité de Dieu à l’amour que nous avons les uns aux autres.

Nous demandons à Jésus de nous convertir à l’Amour pour nous aimer les uns les autres.

Vos témoignages

  • Denise Brouillette 5 janvier 2018 15:20

    Il n’ ya pas de situations désespérées. Les situations ne perdent pas espoir, ce sont les gens qui le font. Le peuple juif attendait le Messie de Dieu. Beaucoup ont fermé leur cœur a la promesse. D’autres ont pris la décision d’y croire. …et ils verront de plus grandes choses…Un même désir au cœur !- Reconnaître le Messie tant espéré-. « Nous l’avons trouvé" ». Ne plus chercher ailleurs. L’Esprit Saint poursuit l’œuvre dans les cœurs droits animés du même désir de présenter Jésus a d’autres, qui en parlent a d’autres… Les communautés de foi, milieu béni pour entretenir et répandre la Bonne Nouvelle " Dieu est arrivé chez-nous." Bonne Nouvelle qui a traversé les temps. Bonne Nouvelle qui redonne l’espoir, qui suscite l’espérance.

  • pierre 5 janvier 2018 06:27

    L’appel de Jésus à le suivre est plus qu’un appel pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte, ou si la vie sera meilleure au bout du chemin.

    C’est un appel à quitter une humanité « terre à terre » qui nous enferme dans ses limites « matérielles » pour retrouver à la suite de Jésus, l’Esprit Saint qui fait vivre en Enfant de Dieu, dans une fraternité sans frontières, ce qui est la vocation de l’humanité, où l’amour Divin en Jésus est pour tous.

    Mais nous ne pouvons accéder à cette capacité de relation universelle, ni la conserver dans notre vie par nous même, sans passer par des communautés intermédiaires. C’est une relation de personne à personne qui nous constitue en fraternité vivante et vivifiante.

    C’est le groupe de disciple engagé à la suite de Jésus qui est transformé en apôtre et envoyé en mission de fonder ou ressourcer la communauté nouvelle voulue par Jésus pour chacun et pour tous.

    L’église de Jésus-Christ locale et universelle est cette fontaine de jouvence pour tous et pour chacun, par l’échange des dons multiplié par l’Esprit Saint, selon ce que chacun a déjà reçu, pour le partager avec d’autres.

    Ce qui oblige chacun à quitter « son mode de vie de base » (famille, tribut, métier, corporation) pour rejoindre un mouvement chrétien ou le dynamisme de l’Esprit Saint est toujours à l’œuvre pour entretenir la flamme, la passion d’aimer comme Dieu nous aime.

  • pierre 5 janvier 2017 13:59

    L’appel de Nathanel (= don de Dieu - image du figuier et de la parole de Dieu méditée ) par Philippe et de Philippe par Jésus renouvelle le notre, suis moi, ou viens et voit par toi même.

    Convocation de l’âme à l’amour du Christ, chacun selon sa grâce, parce que Jésus reconnait le don de Dieu en chacun avant que nous connaissions vraiment Jésus.

    Amour de Jesus pour chacun qui nous précède et nous fait partir à sa suite : passage de la condition humaine ( chacun chez soi) à la condition de disciple ( en marche vers un avenir ) pour retrouver la communauté - communion des enfants de Dieu avec Jésus, Fils de Dieu ( Église d’hier à aujourd’hui et vers demain)