Lundi 28 novembre 2016 — Dernier ajout mardi 29 novembre 2016

5e dimanche du temps ordinaire, année A

que votre lumière brille devant les hommes 

Is. 58, 7-10 1Co. 2, 1-5 Mt. 5, 13-14

  • Le dimanche 5 février 2017 iCal
    Semaine 1 à 10 : 5e dimanche du temps ordinaire, année A

"« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel devient fade, comment lui rendre de la saveur ? Il ne vaut plus rien : on le jette dehors et il est piétiné par les gens."

Le sel donne goût et saveur à toute nourriture, il est connu du monde entier. Il assainit, il conserve, il vivifie. Dans la symbolique biblique, il figure la sagesse. Il exprime l’amitié et la joie fraternelle. Nous avons reçu de Dieu le don de la terre entière. Nous avons à lui communiquer la saveur du Royaume, à lui révéler les secrets de la sagesse de Dieu. Porteurs de la Parole de Dieu qui est le sel de la vie, notre rôle est urgent. Jésus fait le lien entre l’action de nos vies dans l’humanité, qui, si elle est livrée à elle-même, se décompose si facilement. Jésus attend de nous que nous soyons le sel de cette terre : « Vous êtes le sel de la terre, et la lumière du monde, » dit Jésus. Le sel comme la Lumière donne vie. Le soleil, à son lever, éclaire toute la réalité du monde. Ce sont d’abord les formes qui se dessinent, ensuite les couleurs qui se font plus précises. C’est ainsi que progressivement la nature apparait dans toute sa beauté ! Il en est de même du Christ dans l’humanité. Les Chrétiens, à sa suite, manifeste au monde la richesse et la beauté de l’œuvre de Dieu, sel de la terre, lumière du monde.

« Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison." Jésus prend une deuxième image : « Vous êtes la lumière du monde. » C’est une perspective immense, démesurée, presque infinie. Cette lumière capable d’éclairer le monde est empreinte de modestie. Nous n’en sommes que le reflet, le témoin. Cette lumière n’a pas sa source en nous. C’est une lumière participée qui vient de Dieu. « Vous » êtes la lumière du monde, c’est « ensemble » que Jésus le déclare, « vous » êtes la lumière du monde ! Dieu a mis quelque chose en nous, tous ensemble, qui doit rayonner jusqu’aux confins de la terre, et jusqu’à la fin du monde. Cette lumière n’est pas celle de l’éclat, elle est celle de la grâce. Cette vie intérieure mise en nous par le Créateur, elle est donnée par Jésus. C’est là, dans ce lien, que réside la véritable illumination du monde. C’est la clarté qui jaillit des actes de pur amour. À ce signe, à l’amour que vous aurez les uns pour les autres, tous vous reconnaîtront pour mes disciples, dit Jésus. La visibilité de la communauté est celle du bien qu’elle fait : « Voyez comme ils s’aiment. » C’est notre amour qui est lumière de Dieu et le sel de la terre !

"De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux." La troisième image prise par Jésus est la ville située au sommet d’un mont qui ne peut être cachée. Le voyageur égaré en pleine nature, dans la nuit, comprend ce que peut représenter la lumière des lampes allumées dans une ville haute. C’est de la foi, qui rayonne d’autant plus qu’elle est chantée et partagée, célébrée par le Corps du Christ tout entier, dont il s’agit. C’est la préfiguration de la Jérusalem nouvelle et éternelle, rassemblée dans l’élévation et l’harmonie, que s’éclaire le phare du monde. Aujourd’hui, les villes peuvent devenir des « visions de paix, » où le Père sera reconnu, parce qu’on y vivra tous en frères. Quelle belle lumière pour la terre et quel signe pour le monde, qu’une ville, un quartier, une communauté vivant sous le regard de Dieu, ou chacun s’efforce de conserver l’unité de l’Esprit par ce lien qu’est la paix. Nous voulons vivre de cette parole de Dieu et l’annoncer ! En voyant ce que vous faites de bien, dit Jésus, les hommes rendront gloire à votre Père qui est aux cieux.

Nous demandons la grâce de l’humilité, pour nous effacer l’œuvre d’amour du Père apparaisse.