Samedi 17 mai 2014

5e dimanche de Pâques, année A

« Jésus dit : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi. »

Ac. 6, 1-7 Ps. 32 1 P. 2, 4-9 Jn. 14, 1-12

  • Le dimanche 18 mai 2014 de 00:00 à 23:30 iCal
    5e semaine de Pâques : 5e dimanche de Pâques, année A

 Que votre cœur ne se trouble pas ! vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.

Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures, sinon, je vous l’aurais dit ; je vais vous préparer une place. Et quand je serai allé et que je vous aurai préparé une place, à nouveau je viendrai et je vous prendrai près de moi, afin que, là où je suis, vous aussi, vous soyez. Et du lieu où je vais, vous savez le chemin. » « Ne soyez pas bouleversés, dit Jésus, il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père. Je pars vous préparer une place. » Les disciples pressentent le départ de leur Maitre, ils pressentent que Jésus va être mis à mort. Ce passage par la mort est incompréhensible pour eux, il n’a rien d’attrayant et provoque beaucoup de crainte. Jésus va leur être enlevé et c’est insupportable, ils ont laissé leur cœur s’attendrir, il se sont attachés à Jésus qu’ils aiment. Ils ne savent pas encore que si Jésus va vers sa passion et que ce chemin a une telle importance pour Lui car il nous sauve. Cette Parole : « Je pars vous préparer une place, » les intrigue beaucoup car c’est entendre que Jésus qu’ils aiment, en qui ils ont mis leur confiance, va disparaître à leurs regards. Ils ne comprennent pas, ils n’acceptent pas.

"Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment saurions-nous le chemin ? » Jésus lui dit : « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie. Nul ne vient au Père que par moi. Si vous me connaissez vous connaîtrez aussi mon Père ; dès à présent vous le connaissez et vous l’avez vu. » Le désarroi des disciples est tel qu’il s’exprime ainsi par Thomas : « Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus insiste que ce passage est pour lui vraiment nécessaire, qu’il est essentiel pour eux-mêmes qu’il sauve pour les entrainer vers le Père. Jésus leur dit encore : « Qui me voit, voit le Père. » Ils sont surpris que Jésus leur parle d’un Autre qu’il faudrait voir à travers Lui-même. Il leur faut donc regarder Jésus et dans ce regard aller au-delà de ce qu’ils voient. Déjà dans la vie ordinaire nous ne pouvons pas en rester à ce que nous voyons, à partir de ce que nous voyons, nous sommes entraînés plus loin. Alors non seulement il nous faut regarder Jésus dans un au-delà, mais il faut le suivre, mettre nos pas dans ses pas.

"Croyez-m ’en ! je suis dans le Père et le Père est en moi. Croyez du moins à cause des œuvres mêmes. En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que je fais ; et il en fera même de plus grandes, parce que je vais vers le Père." Prendre Jésus comme Chemin est un chemin accessible, obligatoire, c’est le chemin que chacun de nous doit parcourir. Tout ce qui a été vécu par Jésus sera vécu dans son corps qui est l’Église. L’épouse bien-aimée va laisser imprimer sur son visage les traits du visage de Jésus. « L’épouse suit l’Agneau partout où il va ». Suivre Jésus, c’est croire qu’il est vraiment le chemin, qu’il n’y a rien à craindre en le suivant. En croyant dans ce mystère de Jésus nous touchons le terme. À la fois il est le chemin, il est la vérité, il est la vie. En entrant dans ce mystère de foi de Jésus, nous touchons dans la foi le Père puisque Jésus dit : « Qui me voit, voit le Père, » alors nous pouvons accomplir les œuvres du Père.

Nous demandons la grâce de croire au Père invisible que Jésus nous annonce pour nous laisser attirer par lui.