Dimanche 3 mai 2015

5e dimanche de Pâques, année B

« Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples."

Ac. 9, 26-31 Ps. 21 1Jn. 3, 18-24 Jn. 15, 1-8

  • Le dimanche 3 mai 2015 iCal
    5e semaine de Pâques : 5e dimanche de Pâques, année B

Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu’il en donne davantage."

Sur les coteaux de Palestine, toutes les conditions favorables sont remplies pour que la vigne donne un bon fruit. La première Alliance déjà parlait de la vigne et du vigneron « amoureux » qui plante un merveilleux plant. Il creuse une tour de garde pour que les bêtes sauvages ne viennent pas la détruire. Il l’entoure d’amour et de tendresse, il attendait un bon raisin ! Le prophète ajoute : Il n’a obtenu qu’un mauvais vinaigre ! Tout n’est pas sec, plus la vigne est touffue, moins elle est féconde, et en fait, on n’y trouvera que quelques grappes chétives et amères qui sont nos mauvaises actions. Cette image de la vigne est très parlante pour les disciples de Jésus, car, dans chacune de nos vies, nous trouvons, comme pour la vigne, des moments ou des choix ont été stériles pour notre foi et desséchants pour notre cœur, alors nous les brûlons au grand feu de la miséricorde. Si nous sommes prêts à vivre, à servir et à aimer davantage, nous nous offrons au travail de Dieu pour qu’il nous purifie. Nous sommes ce nouveau Plant qui a été greffés sur le Christ, nous sommes la vigne de Jésus. C’est la sève du Christ, sa présence quand nous le recevons dans l’Eucharistie qui nous renouvelle : "Tout sarment qui produit du fruit, mon Père l’émonde, afin qu’il en produise davantage encore’’. Jésus dit : « Moi, je suis la vraie vigne, » le Fils du Père et de Marie, Jésus, est de notre humanité, Il annonce un amour tout renouvelé à partir des racines qui pouvaient donner des épines. La greffe de notre vie en Jésus donnera un fruit « nouveau », des « roses » magnifiques au lieu des épines. Cette parole vivifie la vie divine que Dieu a semée dans notre cœur.

"Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite : Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire." La Parole de Dieu est coupante, tranchante, nette : c’est la parole de Jésus. Nous sommes devenus ces sarments où la sève circule librement et porte de beaux fruits. Jésus décrit le croyant qui demeure en lui et en qui Jésus peut demeurer, il demeure et il travaille sa parole ancré dans son amour. Jésus a pris la coupe du mauvais vinaigre, coupe de malédiction, Il en a fait un vin de noces ! L’évènement de Pâques a ouvert le Ciel, rendant possible une relation nouvelle avec Dieu Amour et avec nos frères. « Vous êtes les sarments. » Le pied de la vigne est caché, on ne le voit pas, mais les sarments jaillissent, ils portent le fruit : C’est la charité fraternelle. Quand les vignes sont belles, on ne voit plus que les raisins. Depuis notre baptême, nous avons été « greffé » dans le Christ. Quand Jésus vient en nous, c’est pour un renouvellement total. Nous tirons notre sève du cœur de Dieu, vous êtes nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite.

« Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu’on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. » Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l’obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples." Quand l’amour de Dieu n’est pas refusé dans notre vie, quand sa présence est accueillie les fruits viennent en abondance : le croyant qui devient disciple de Jésus peut se fortifier dans les demandes qu’il fait à Jésus, car déjà il vit selon lui, l’amour de Dieu est plus fort et plus vrai que tout ce qui peut traverser son cœur. Jésus a fait le choix de demeurer en nous, il demeure en vérité en chacun de nous. Il nous porte, comme la vigne porte le sarment, d’une manière invisible, cachée. Ses « racines » sont dans le cœur du Père duquel il reçoit toute vie. Nous sommes ainsi portés par son Amour. L’amour exige la réciprocité pour être parfait. Le Père entoure de tendresse son Enfant : « Comme je demeure en vous, vous, demeurez en moi. » C’est en demeurant en Dieu Amour que nous portons du fruit.

Nous demandons la grâce de croire en la surabondance d’amour de Dieu qui nous est offerte.

Vos témoignages

  • 3 mai 2015 22:01

    Merci beaucoup P. Gilbert car je trouve que cette homélie est belle. En fait, est ce que cela veut dire que nous devons travailler chaque jour sans arrêt à taillé notre vigne ? Je pense que si on est sincère on doit trouver chaque jour quelque chose à tailler.

    Je pense que vous êtes un peu comme « privilégié » de Marie pour qu’elle vous donne ainsi l’esprit Saint qui vous permet d’écrire et de partager ces homélies !