Jeudi 23 novembre 2017

5e dimanche du temps ordinaire, année B

Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait.

Job 7, 1-4.6-7
Ps. 146
1 Co 9, 16-19.22-23
Mc. 1, 29-39

  • Le dimanche 4 février 2018 iCal
    Semaine 1 à 10 : 5e dimanche du temps ordinaire, année B

« Aussitôt sortis de la synagogue, ils allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. »

Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. C’est parce qu’il se livre totalement au Père, dans sa prière silencieuse, que Jésus se laisse prendre par tous ceux et toutes celles qui le réclament. C’est parce qu’il vit dans le Père qu’il peut, sans lassitude, s’en aller ailleurs chaque jour. Dans la mesure où grandit notre union de vie avec le Christ vivant, il remodèle notre vie et notre cœur selon cette double communion qui était pour lui l’expression spontanée de son être de Médiateur : la communion avec le Père et la communion avec les frères et les sœurs. Avec ardeur, Jésus prend la main de la Belle-Mère de Simon pour la remettre debout. C’est l’Évangile, la Bonne Nouvelle pour cette femme qui reprend ses occupations dans la joie, dans la santé retrouvée, heureuse de faire à nouveau son service. Nous contemplons le visage de Jésus, son regard d’Amour pour tous, nous laissons son visage se refléter sur notre visage. Nous avons été baptisés dans le Christ, nous sommes habités par son Esprit Saint, notre souhait le plus intime est de devenir son disciples.

"Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons." La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Dans la paix de Dieu, dans la rumeur du monde : notre solitude, comme celle du Christ, est « solitude sonore, » toute en écho du silence de Dieu, toute en résonance du monde à sauver. Et c’est le même Esprit qui nous fait à tout instant retomber en prière et qui ranime la flamme des charismes de notre confirmation, nous donnant de grandir comme fils et filles de l’Eglise. Nous aussi, nous sommes avec Jésus, partout où Jésus va pour sauver : C’est l’ailleurs de la mission universelle, que l’on rejoint sur place par une vie toute livrée à l’Amour. Jésus est mis en présence des malades, des hommes possédés par des esprits mauvais, il les guérit et il les sauve. Notre humanité vit des situations difficiles : Pour beaucoup, le soir n’en finit pas, nous sommes envahi de cauchemars jusqu’à l’aube. « A peine couché je me dis quand pourrai-je me lever. Et à l’aube, la journée est une corvée, nous n’y gagnons que du néant. » Jésus porte cette humanité dans sa prière et dans son cœur. Toute la vie de Jésus est enveloppée du regard du Père qui a vu la misère de son peuple. Le Père envoie Jésus dans son peuple et Jésus nous envoie au milieu de son peuple, nourris de son Corps et de son Sang pour « Le » devenir, le resplendir au milieu du monde. Jésus veut nous remettre debout pour que nous puissions marcher sur ses chemins.

« Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait." Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons. Apres une activité harassante au service des malades et des possédés, Jésus vit une longue prière en solitude. C’est le rythme du Fils de Dieu, c’est ainsi qu’il vit intensément son union avec le Père qui l’envoie et sa solidarité avec les hommes qu’il vient sauver. Authentiquement homme lorsqu’il est seul devant Dieu ; réelle­ment Fils de Dieu lorsqu’il est perdu dans la foule des hommes. C’est le même Jésus de Nazareth qui se retire, très tôt le matin, dans un lieu désert, pour éveiller l’aurore, pour accueillir, tourné vers Dieu, la lumière du nouveau jour, et qui élargit chaque jour le champ de sa mission et de son témoignage. Nous savons combien la prière de Jésus est importante. Là, il reflète le visage du Père, l’amour infini de son cœur pour l’humanité dans la douleur. Pour lui, se lever bien avant l’aube, c’est servir l’humanité avec tellement d’amour. Ce service d’amour de Jésus, ce service de la prière, il nous demande de l’accomplir, il est fondamental. La vie de Jésus est toute intérieure c’est une réalité d’amour. Jésus est passé comme un feu : « Je suis venu allumer un feu sur la terre et quelle n’est pas mon ardeur jusqu’à ce qu’il brûle ! » Nous sommes devenus ses enfants de lumière qui avec lui brûlent d’Amour. « Partons ailleurs dans les villages voisins. »

Nous demandons la grâce de contempler Jésus enflammé d’amour pour nous.