Mercredi 31 janvier 2018

5e dimanche du temps ordinaire, année B

Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait.

Job 7, 1-4.6-7 Ps. 146 1 Co 9, 16-19.22-23 Mc. 1, 29-39

  • Le dimanche 4 février 2018 iCal
    Semaine 1 à 10 : 5e dimanche du temps ordinaire, année B

« Aussitôt sortis de la synagogue, ils allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. »

Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. C’est parce qu’il se livre totalement au Père, dans sa prière silencieuse, que Jésus se laisse prendre par tous ceux et toutes celles qui le réclament. C’est parce qu’il vit dans le Père qu’il peut, sans lassitude, s’en aller ailleurs chaque jour. Dans la mesure où grandit notre union de vie avec le Christ vivant, il remodèle notre vie et notre cœur selon cette double communion qui était pour lui l’expression spontanée de son être de Médiateur : la communion avec le Père et la communion avec les frères et les sœurs. Avec ardeur, Jésus prend la main de la Belle-Mère de Simon pour la remettre debout. C’est l’Évangile, la Bonne Nouvelle pour cette femme qui reprend ses occupations dans la joie, dans la santé retrouvée, heureuse de faire à nouveau son service. Nous contemplons le visage de Jésus, son regard d’Amour pour tous, nous laissons son visage se refléter sur notre visage. Nous avons été baptisés dans le Christ, nous sommes habités par son Esprit Saint, notre souhait le plus intime est de devenir son disciples.

"Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons." La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Dans la paix de Dieu, dans la rumeur du monde : notre solitude, comme celle du Christ, est « solitude sonore, » toute en écho du silence de Dieu, toute en résonance du monde à sauver. Et c’est le même Esprit, qui nous fait à tout instant, retomber en prière et qui ranime la flamme des charismes de notre confirmation, nous donnant de grandir comme fils et filles de l’Eglise. Nous aussi, nous sommes avec Jésus, partout où Jésus va pour sauver : C’est l’ailleurs de la mission universelle que l’on rejoint par une vie toute livrée à l’Amour. Jésus est mis en présence des malades, des hommes possédés par des esprits mauvais, il les guérit et il les sauve. Notre humanité vit des situations difficiles : Pour beaucoup, le soir n’en finit pas, nous sommes envahis de cauchemars jusqu’à l’aube. « A peine couché je me dis quand pourrai-je me lever. Et à l’aube, la journée est une corvée, nous n’y gagnons que du néant. » Jésus porte cette humanité dans sa prière et dans son cœur. Toute la vie de Jésus est enveloppée du regard du Père qui a vu la misère de son peuple. Le Père envoie Jésus dans son peuple et Jésus nous envoie au milieu de son peuple, nourris de son Corps et de son Sang pour « Le » devenir, le resplendir au milieu du monde. Jésus veut nous remettre debout pour que nous puissions marcher sur ses chemins.

« Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait." Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. » Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons. Authentiquement homme lorsqu’il est seul devant Dieu ; réelle­ment Fils de Dieu lorsqu’il est perdu dans la foule des hommes, c’est le même Jésus de Nazareth qui se retire, très tôt le matin, dans un lieu désert, pour éveiller l’aurore, pour accueillir, tourné vers Dieu, la lumière du nouveau jour, et qui élargit chaque jour le champ de sa mission et de son témoignage. C’est le rythme du Fils de Dieu, c’est ainsi qu’il vit intensément son union avec le Père qui l’envoie et la solidarité avec les hommes qu’il vient sauver. Apres une activité harassante au service des malades et des possédés, Jésus vit une longue prière en solitude. Nous savons combien la prière de Jésus est importante. Là, il reflète le visage du Père, l’amour infini de son cœur pour l’humanité dans la douleur. Pour lui, se lever bien avant l’aube, c’est servir l’humanité avec tellement d’amour. Ce service d’amour de Jésus, ce service de la prière, il nous demande de l’accomplir, il est fondamental. La vie de Jésus est toute intérieure, c’est une réalité d’amour. Jésus est passé comme un feu : « Je suis venu allumer un feu sur la terre et quelle n’est pas mon ardeur jusqu’à ce qu’il brûle ! » Nous sommes devenus ses enfants de lumière qui avec lui brûlent d’Amour. « Partons ailleurs dans les villages voisins. »

Nous demandons la grâce de contempler Jésus enflammé d’amour pour nous.

Vos témoignages

  • Denise Brouillette 4 février 2018 13:10

    « Tout le monde te cherche » Nous faut-il chercher pour croire ? Il fut un temps, et je suis de ce temps, que croire rythmait avec foi ! Je prends de plus en plus conscience que oui la foi est un don de Dieu pour notre bonheur, mais un don que je me dois de creuser à l’enseignement de Jésus. Comme la foule qui le suit avec admiration. Foule rejointe en son cœur par les paroles et gestes de miséricorde posés par le Maître. Une foule contemplant l’Amour qui s’offre à elle. Jésus se retire à l’écart dans un silence adorateur, solitude graciée.

  • pierre 4 février 2018 08:21

    Merci Pere Gilbert pour cette redécouverte du mystère de la prière de Jésus que je avais perdu de vue sous cet angle.

    Dans la juxtaposition de ces 2 élans de Vie et d’Amour, Humain et Divin, il y a une merveille d’équité logique, et d’équilibre pour la vie psychique.

    Authentiquement Homme lorsqu’il est seul devant Dieu ; Authentiquement Fils de Dieu lorsqu’il est avec Dieu dans la foule des hommes.

    Belle description qui souligne une originalité de la vie de Jésus : il s’éveille à l’aurore, tourné vers Dieu, pour accueillir la lumière du nouveau jour, et élargit chaque jour le champ de sa mission. C’est en filigrane le jour de Pâques, et le mystère qui éclaire l’obscurité du tombeau.

    Mes élans du cœur sont souvent perturbés par ce décalage entre l’émerveillement comme un enfant pour la beauté du monde et les désillusions de la vie dans la difficulté des relations humaines.

    Même en ayant parcouru les chemins qui mène vers le cœur de Jésus depuis une enfance, encadrée et guidée par le catholicisme, il y a aussi en moi un pauvre vagabond épris de liberté.

    Jésus Christ et son appel à vivre dans son Esprit Saint est toujours plus en avant que les formalismes hérités du passé. Il nous appelle à aimer selon ce qu’il nous donne pour le faire fructifier et cela reste un mystère car il ne nous appartient pas de délimiter jusqu’où va son Amour pour tous.

    Il me semble que l’on ne peut en vivre qu’emerveillé et ravit par Lui, avec Lui et en Lui, tant il a donné de son abondance à tous ceux qui s’en approchent un peu.

  • Amandine 3 février 2018 21:17

    Jesus Pauvre, venu pour les pauvres et malades, remplis-nous de Ta Presence et guéris-nous, nous T’en prions, de toute dureté du cœur envers nos freres et sœurs malades.