Vendredi 11 août 2017

7 - Jésus tombe pour la seconde fois

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7 - Jésus tombe pour la seconde fois

Sauve-moi, mon Dieu :
les eaux montent jusqu’à ma gorge !
J’enfonce dans la vase du gouffre, rien qui me retienne ;
Je descends dans l’abîme des eaux, le flot m’engloutit. (Psaume 68, 2…)

La manière dont Marthe Robin décrit la Passion de Jésus est éclairante pour notre cœur !
« Le cortège arrivait maintenant en face d’une petite porte percée dans un vieux mur intérieur de la ville. Jésus, ayant encore à traverser un passage difficile parce que rempli de pierres coupantes et inégalement dispersées, mises là pour étancher la boue, trébucha une seconde fois, et s’affaissa sur les genoux. La croix roula à terre, à quelques pas de lui. Cherchant à s’appuyer sur ses mains pour essayer de se relever, il perdit l’équilibre et tomba ; il ne pouvait plus se relever. » Par ce réalisme, nous entrons plus avant dans le Calvaire de Jésus, dans la contemplation de notre Rédemption. Jésus s’offre au Père pour nous sauver. Toute la réalité de notre salut est contenue dans cette Passion d’amour. Jésus vit sa Passion douloureuse, dans cette offrande de lui-même. Le Père sait, l’Esprit Saint soutient Jésus. La Parole de Dieu se réalise : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. »

Le péché des hommes entraîne Jésus dans des zones d’ombres, d’agonie, de souffrances et de mort incroyables. « Qui aurait cru ce que nous avons vu ! » Jésus vient nous rejoindre au lieu même où nous sommes tombés, coupés de Dieu. Par notre péché, la haine féroce l’emporte dans notre cœur. « Il a été fait péché pour nous, lui qui n’a pas péché. » Non seulement Jésus nous rejoint mais Il nous infuse la liberté de revenir à Dieu qui nous fait défaut. Comme Jésus répond au Père dans un acte de liberté totale, nous pouvons, à sa suite, nous mettre à son école. Le Père veille, le Saint Esprit nous enveloppe. L’Amour infini du Père s’exerce en permanence sur la mission de Jésus, particulièrement aux moments plus difficiles. Jésus, au milieu des pécheurs, descend dans la profondeur du mystère d’iniquité qu’Il traverse pour nous en libérer. Là surtout, la voix du Père se fait entendre : « Tu es mon Fils, le bien-aimé qui a toute ma faveur. » Le Fils unique du Père est le fils de Marie : « Comment cela se fera-t-il ? » avait-elle dit à l’ange avant la conception de Jésus. L’Esprit Saint, qui nous est donné à contempler au baptême de Jésus, sous la forme d’une colombe, est en action d’une manière unique.

Dieu, Père aux entrailles de miséricorde, engendre son Fils, dans l’Amour, de toute éternité. Cette Paternité divine s’exerce dans la maternité de Marie, dans l’action de l’Esprit Saint qui lui est donné. La force de Dieu, le « Sein » du Père rejoint le « sein » de la Femme : « L’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. »
Le même Esprit Saint est à l’œuvre dans le cœur de Marie qui accompagne Jésus tombé. Chacun de nous, selon sa grâce, accomplit quelque chose de la Passion de Jésus qui se « reproduit » dans son Corps. Blessé par un frère dans une situation difficile, nous sommes « bloqué, » incapable de faire un pas vers lui. La rencontre d’une personne aimée, qui nous rejoint profondément, va, dans l’Amour exprimé, nous donner la force d’avancer. L’Esprit Saint est à l’œuvre dans une telle libération qui se découvre à la lumière de la Passion de Jésus.

Et moi, je te prie, Seigneur : c’est l’heure de ta grâce ;
dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,
par ta vérité, sauve-moi.
Tire-moi de la boue, sinon je m’enfonce :
que j’échappe à ceux qui me haïssent, à l’abîme des eaux. (…)
Réponds-moi, Seigneur, car il est bon ton amour ;
dans ta tendresse, regarde-moi.
Ne cache pas ton visage à ton serviteur ;
je suffoque : vite, réponds-moi. (…)
Et moi, humilié, meurtri,
que ton salut, Dieu, me redresse.
Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,
je vais le magnifier, lui rendre grâce. Psaume 68, 2…31

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