Mardi 5 décembre 2017

6e dimanche du temps ordinaire, année B

« Je le veux, sois purifié. »

Lv 13, 1-2.45-46
Ps. 101
1 Co. 10,31-11,1
Mc. 1, 40-45

  • Le dimanche 11 février 2018 iCal
    Semaine 1 à 10 : 6e dimanche du temps ordinaire, année B

Un lépreux vient auprès de lui ; il le supplie et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. »

Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié. Combien de personnes aujourd’hui, non seulement sont rejetées par la communauté humaine, mais aussi, dans le même mouvement, se sentent rejetées de Dieu. Il y a une détresse que nous ne pouvons percevoir que dans les témoignages des personnes souffrants de ce rejet. Que faire face aux difficultés qui nous sont données à vivre ? Elles sont telles, que nous pouvons nous sentir rejetés des hommes, et rejetés de Dieu même. Alors nous crions : « Dieu compatissant, Dieu miséricordieux. » Ce cri attire le cœur du Sauveur Jésus qui nous manifeste la tendresse de notre Père : « il est pris de pitié devant cet homme. » Cette communion d’amour est salutaire pour celui qui vit le rejet, qui se sent comme un lépreux. C’est jusque dans notre propre famille que ce rejet peut être vécu par ceux dont on s’attendait plutôt à être reçu. L’homme de l’Evangile se jette aux pieds de Jésus : « Si tu le veux, tu peux me purifier » ! Jésus va étendre la main et le toucher. Le visage de Dieu se manifeste dans l’Amour infini de Jésus pour cet homme.

"Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. »" Le désir de silence de Jésus exprime un mouvement secret, tout intérieur. Le cri des pauvres fait émerger en Jésus le visage de Dieu compatissant, tendre et bon dont nous avons besoin. Le jugement bienveillant de Dieu rejaillit sur les hommes qui en deviennent le signe ! C’est d’abord le signe du jugement de Dieu miséricordieux, présent au milieu de son peuple. Cette bienveillance éloigne le trop plein de douleur du à la maladie ou au péché. Le message de Jésus va manifester au monde l’amour tendre, compatissant, miséricordieux du Cœur de Dieu. Toute pauvreté, qu’elle soit affective, physique, psychologique, appelle le don de Dieu. C’est le mystère de la venue de Jésus dans la chair humaine pour nous guérir, pour nous sauver. Dans ce toucher divin, cet homme est guéri. Nous savons que ce touché par Dieu de la misère humaine, de la violence des hommes, se retrouvera d’une manière incroyable sur la croix, là, Jésus sera touché à mort.

"Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui." Ce lépreux, tenu à l’écart, fait éclater toute sa joie au risque de contrarier l’œuvre de Jésus. Dieu est là, Il veut nous libérer dans le silence. Aujourd’hui encore, nous sommes invités à habiter le fond de notre cœur pour le donner à Jésus. Habiter notre vie dans toute sa profondeur, là ou règne l’Amour de Dieu est notre joie. Nous avons du mal à reconnaître notre misère, à nous accepter tels que nous sommes. Jésus surabonde de la tendresse et de l’amour de Dieu pour nous ! C’est le cri de l’humanité : « Si tu le veux, tu peux me guérir : » Ce cri s’adresse toujours à Jésus qui a pitié des hommes, qui les guérit, et qui garde la discrétion parce qu’il veut faire l’œuvre de Dieu sans éclats, sans propagande, comme le Serviteur de Yahweh qui ne crie pas sur les places. Jésus est touché par la misère de l’humanité, il va la vaincre par son immense Amour.

Nous demandons comme cet homme la grâce de crier : « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier. »

Vos témoignages

  • 11 février 2015 10:56

    Ohhh OUI seigneur si tu le veux viens me purifier et donne un sens à ma vie, réveille moi seigneur ! !