6e dimanche du temps ordinaire, année C

Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous.
Mercredi 13 février 2019

Jr. 17, 5-8 Ps. 1 1 Co. 15, 12.16-20 Lc. 6, 17.20-26

  • Le dimanche 17 février 2019 iCal
    Semaine 1 à 10 : 6e dimanche du temps ordinaire, année C

Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon.

Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous. Comme Moïse, Jésus s’arrête dans la plaine ou l’attend le peuple de Dieu. Dans la solennité de cet instant Jésus regarde ses disciples. Il regarde ainsi chacun de nous avec beaucoup d’amour et de tendresse. C’est bien aux disciples qu’Il révèle sa parole, mais cette Parole est pour tous. Jésus les regarde et immédiatement Il parle de bonheur : "Heureux vous les pauvres." La Joie est l’héritage des chrétiens. Un saint triste est un triste saint dit un adage mémorable. Ce qui vient au cœur de Jésus quand il regarde ses disciples qui marchent à sa suite, c’est : Vous êtes heureux, bienheureux. Cette Parole s’adresse à chacun de nous ! C’est ainsi que Jésus nous regarde : En marche, bénis ! Nous provoquons la joie du cœur de Jésus dans le petit bout de chemin que nous avons déjà parcouru à sa suite.

Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez. Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme. Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes. Heureux, bénis ceux qui suivent Jésus itinérant, ils n’ont vraiment que Lui comme richesse et comme bonheur. Si nous avons des biens, nous sommes prêt à les partager avec qui frappe à la porte. Notre appartenance au peuple des pauvres est en lien avec Jésus, c’est le mystère des Béatitudes pour les pauvres. Cette parole est au niveau d’un mystère, d’une appartenance à Jésus. Nous rejoignons Jésus dans son appel. Il est « l’itinérant » du Père, qui va descendre jusque dans nos enfers pour nous faire monter jusqu’au ciel, nous emmenant avec lui. Nous sommes introduits dans le mystère du Christ. C’est un lien d’amour nouveau qui nous fait vivre les uns avec les autres d’un nouvel amour. Ces liens d’amour nouveau font que le plus petit et le plus pauvre, à l’image et à la ressemblance de Jésus d’une manière particulière, est à la première place.

Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation ! Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez ! Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. Saint Paul dit aux Chrétiens : "Soyez toujours dans la joie, en toute circonstances." La tribulation, ou l’angoisse, la persécution, la mort ! Rien ne peut nous séparer de l’amour de Jésus Christ. Jésus est vraiment le bonheur en personne, il est la Bonne Nouvelle. Nous ne vivons pas seulement pour cette vie, nous vivons de la vie nouvelle que Jésus est venu nous apporter. Son Amour infini a déjà commencé à se répandre. Même quand Jésus a du porter pour nous cette « éclipse » qui lui fait dire : "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?" Il n’a jamais cessé d’être heureux. Les profondeurs insoupçonnées de son être étaient toujours dans la Présence du Dieu qui vient. Il n’a jamais cessé d’être l’Enfant bien aimé du Père. C’est ce que nous sommes devenus en étant ses disciples. C’est dans ces Paroles de vie que le nouveau regard du Père nous est donné. Jésus nous regarde et nous reprenons vie dans le bonheur qu’il nous donne. Il nous a appauvrit des fausses richesses du monde. Notre joie est d’être appauvris par Jésus car Il a mis en nous le Royaume de Dieu, tout son amour.

Demandons la grâce de reprendre chacune des béatitudes, pour comprendre à quel bonheur Jésus nous invite.