Vendredi 5 février 2010

6e dimanche du temps ordinaire, année C

Alors, levant les yeux sur ses disciples, Jésus disait : Heureux êtes–vous, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous.

Jr. 17, 5-8 Ps. 1 1 Co. 15, 12.16-20 Lc. 6, 17.20-26

  • Du dimanche 14 février 2010 à 00:00 au lundi 15 février 2010 à 00:00 iCal
    Semaine 1 à 10 : 6e dimanche du temps ordinaire, année C

Alors, levant les yeux sur ses disciples, Jésus disait : Heureux êtes–vous, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous.

Jésus descendant de la montagne est le nouveau Moïse qui va donner une parole de vie. Comme Moïse, Jésus s’arrête dans la plaine ou l’attend le peuple de Dieu. Dans la solennité de cet instant Jésus regarde ses disciples. Il regarde ainsi chacun de nous avec beaucoup d’amour et de tendresse. C’est bien aux disciples qu’Il révèle sa parole, mais cette Parole est pour nous. Jésus les regarde et immédiatement Il parle de bonheur : Heureux vous les pauvres. La Joie est l’héritage des chrétiens. « Un saint triste est un triste saint » dit un adage mémorable. Ce qui vient au cœur de Jésus quand il regarde ses disciples, malgré le tout petit bout de chemin qu’ils ont fait à sa suite, c’est : Vous êtes heureux, bienheureux. Cette Parole s’adresse à chacun de nous ! C’est ainsi que Jésus nous regarde : En marche, bénis ! Nous provoquons la joie du cœur de Jésus dans le petit bout de chemin que nous avons déjà parcouru à sa suite.

Heureux, bénis, ceux qui suivent Jésus itinérant, ils n’ont vraiment que Lui comme richesse et comme bonheur. Si nous avons des biens, nous sommes prêt à les partager à qui frappe à la porte. Notre appartenance au peuple des pauvres est en lien avec Jésus, c’est le mystère des Béatitudes pour les pauvres. Cette parole est au niveau d’un mystère, d’une appartenance à Jésus. Nous rejoignons Jésus dans son appel. Il est « l’itinérant » du Père, qui va descendre jusque dans nos enfers pour nous faire monter jusqu’au ciel, nous emmenant avec lui. Paul nous met encore sur cette Voie. Il a accepté de tout perdre pour Jésus : « Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre des hommes ». Nous sommes introduits dans le mystère du Christ. C’est ce lien d’amour nouveau qui nous fait vivre les uns avec les autres d’un nouvel amour. Ces liens d’amour nouveaux font que le plus petit et le plus pauvre, à l’image et à la ressemblance de Jésus d’une manière particulière, est à la première place. « Heureux, vous les pauvres ! »

Nous ne vivons pas seulement pour cette vie, nous vivons de la vie nouvelle que Jésus est venu nous apporter, son Amour infini qui a déjà commencé à se répandre. Jésus est vraiment le bonheur en personne, il est la Bonne Nouvelle. Il n’a jamais cessé d’être heureux. Même quand Jésus a du porter pour nous, cette « éclipse » qui lui fait dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? », les profondeurs insoupçonnées de son être étaient toujours dans la Présence qui vient de Dieu. Il n’a jamais cessé d’être l’Enfant bien aimé du Père. C’est ce que nous sommes devenus, en étant ses disciples. Pour cette raison, saint Paul dira aux Chrétiens : « Soyez toujours dans la joie, en toute circonstances ». Ou encore : Qui nous séparera de l’amour du Christ ? La tribulation, ou l’angoisse, la persécution, la mort ! Rien ne peut nous séparer de l’amour de Jésus Christ. C’est dans ces paroles de vie, que ce nouveau regard du Père nous est donné. Nous sommes dans le regard de Dieu. Jésus nous regarde et nous reprenons vie dans le bonheur qu’il nous donne. Il nous a appauvrit des fausses richesses du monde. Notre joie est d’être appauvris par Jésus car Il a mis en nous le Royaume de Dieu, tout son amour.

Demandons la grâce de reprendre chacune des béatitudes, pour comprendre à quel bonheur Jésus nous invite. Que la joie de son regard sur nous, soit vraiment notre joie.