Mercredi 21 décembre 2016

8e dimanche du temps ordinaire, année A

Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine.

Is. 49, 14-15 Ps. 61 1 Co. 4, 1-5 Mt. 6, 24-34

  • Le dimanche 26 février 2017 iCal
    Semaine 1 à 10 : 8e dimanche du temps ordinaire, année A

« Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre.

Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? La Parole de Jésus est très vivifiante si nous la mettons en pratique. Nous déployons de grands efforts aujourd’hui pour protéger les conditions de vie sur toute la planète. L’homme ne sait plus s’arrêter pour regarder les étoiles la nuit, les petites fleurs qui éclosent au printemps. Pourtant les oiseaux et des lis des champs nous font contempler la vie reçue de Dieu. Il n’est qu’à voir de quelle manière les oiseaux et les lis des champs sont pourvus de tout ce qui leur est nécessaire pour comprendre que nous ne valons pas moins qu’eux, aux yeux de Dieu. Il faut que « l’écologie » nous donne d’évaluer ce qui rend la vie plus humaine. Nous avons été équipés par Dieu pour transformer l’univers en terre fertile. Dieu ne nous laisse pas dans le besoin. Nous prions le Père des miséricordes pour obtenir ce dont vous avez besoin. S’il nous manque la nourriture, s’il nous manque un toit, s’il nous manque un vêtement, Dieu nous donnera ce qui est nécessaire, mais avec notre participation. Nous voulons remédier, avec Jésus, au décalage scandaleux entre les pauvres et les riches. Dieu qui veille sur nous, notre vie demeure dans la confiance.

"Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? " Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Les temps de silence et de contemplation sont de plus en plus importants pour garder une vie équilibrée, plus vraie, plus simple et plus profonde. Dieu notre Père aime chacun de nous, ses créatures, il nous redit la joie du don reçu, le geste de remerciement qui nous libère. Notre attention est attirée sur la nécessite d’agir en vue du partage des biens merveilleux reçus de Dieu. Le temps nous est donné pour faire fructifier l’univers, en vue d’un partage équitable dans la société des hommes, qui permette une vie commune possible. La nature qui ne serait plus accompagnée de la sagesse de l’homme pourrait devenir un chaos où règne la loi du plus fort. Dieu compte sur nous pour réaliser sa Providence, nous croyons que « notre Père céleste nous nourrit. »

« "Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine. Notre vie est devenue compliquée. Dieu nous laisse le soin de gérer le partage des biens dont nous avons besoin. Nous prenons conscience des inégalités entre les humains et entre les régions de notre globe ! « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. » Quand nous regardons autour de nous et que nous voyons à quel point tant de personnes manquent d’affection et de tout, nous savons que Dieu compte sur nous. « A chaque jour suffit sa peine, » Dieu nous invite à l’action de grâce dans une confiance infinie. Mais lorsqu’on tout vient à manquer, une véritable mise au travail s’impose. Dieu nous donne tout ce dont nous avons besoin, mais avec sa grâce nous accomplissons le partage qui s’impose. Servir Dieu, mettre en œuvre nos talents, est la meilleure manière de prendre au sérieux ses dons. En profiter, c’est être bien présent au monde. Ceux qui vivent à nos côtés ont le plaisir de voir que le souci de Dieu nous habite. A chaque jour suffit sa peine, dit Jésus. Nous voulons accomplir la justice de Dieu pour que dès à présent, tout nous soit donné de surcroît.

Nous demandons la grâce de ne pas nous inquiéter mais de travailler avec notre Père céleste qui sait ce dont nous avons besoin. 26 Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? 27 29 Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux. 30 Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? 31 Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?” 32 Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. 33