Vendredi 26 décembre 2008 — Dernier ajout lundi 12 janvier 2009

8e dimanche du temps ordinaire, année B

« Tu seras ma fiancée et ce sera pour toujours. »

Os. 2, 16.17b.21-22 Ps. 102 2 Co. 3, 1b-6 Mc. 2, 18-22

« Tu seras ma fiancée et ce sera pour toujours. »

La réponse d’Elisabeth de la Trinité à la parole de ce jour nous lance dans la joie de l’Epoux. Des pharisiens disent à Jésus. « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas ? Pourquoi tes disciples ne sont-ils pas dans la tristesse ? » Jésus répond : « Ils ne peuvent pas jeuner, ils sont dans la joie puisque l’Epoux est avec eux. » Les tristesses et les joies des Chrétiens sont vécues dans la véritable joie qui est celle de l’Esprit-Saint en nous. C’est la joie de Dieu en nous.

La première lecture d’Osée abordait déjà ce mystère de la joie de Dieu et de la joie des hommes : Mon épouse disait le Prophète, je vais la séduire comme au temps de sa jeunesse. Je vais rétablir la joie dans son cœur par le don de moi-même et elle me répondra comme au temps de sa jeunesse. Je lui parlerai cœur à cœur. « Tu seras ma fiancée et ce sera pour toujours ». Tu seras ma fiancée et je t’apporterai l’amour et la tendresse.

La réponse d’Elisabeth de la Trinité à l’Amour infini de Dieu est tellement belle. Elle nous invite à entrer dans cette joie de l’Epoux : « Etre l’épouse du Christ, ce n’est pas seulement l’expression du plus doux des rêves, c’est une divine réalité, l’expression de tout un mystère de similitude et d’union. Epouse, tout ce que ce nom fait pressentir d’amour donné et reçu, d’intimité, de fidélité, de dévouement absolu. Etre épouse c’est être livrée comme lui s’est livré. Etre épouse c’est avoir tous les droits sur son cœur. C’est un cœur à cœur pour toute une vie. C’est vivre avec, toujours avec. C’est se reposer de tout en lui, et lui permettre de se reposer de tout en notre âme. C’est ne plus savoir qu’aimer, aimer en adorant, aimer en réparant, aimer en priant, en demandant, en s’oubliant, aimer toujours sous toutes les formes. Etre épouse c’est avoir les yeux dans les siens, la pensée hantée par lui, le cœur tout pris, tout envahi, comme hors de soi et passé en lui. L’âme pleine de son âme, pleine de sa prière. Tout l’être captivé et donné. C’est en le fixant toujours du regard. Surprendre le moindre signe, le moindre désir. C’est entrer en toutes ses joies. Partager toutes ses tristesses. C’est être féconde, co-rédemptrice, enfanter les âmes à la grâce. Enfin c’est avoir ravi son cœur au point qu’oubliant toute distance le Verbe s’épanche dans l’âme comme au sein du Père, avec la même extase d’amour infini. C’est le Père, le Verbe et l’Esprit envahissant l’âme, la déifiant, la consumant en l’un par amour. C’est le mariage, l’état fixe parce que c’est l’union indissoluble des volontés et des cœurs. Et Dieu dit : Faisons-lui une compagne semblable à lui, ils seront deux en un. »

Ces paroles sont d’une beauté réelle, la joie de Dieu est vraiment dans notre vie. L’apôtre Paul témoigne d’un mystère semblable quand il annonce la « vérification » de mon ministère par la joie qui rayonne au cœur des disciples de Jésus. Je n’ai pas besoin de lettres, ma seule lettre c’est vous dit-il ! C’est Dieu dans votre cœur. Vous êtes ce document venant du Christ confié à notre ministère, vous êtes l’épouse du Christ. L’épouse qui vit du don de l’Epoux.

Nous demandons la grâce de toujours célébrer l’Eucharistie dans notre vie. Le don de Jésus qui nous donne tout ce qu’il est : « C’est mon corps livré pour vous ; C’est mon sang versé pour vous. » Que nous devenions ce que nous sommes, ce que nous recevons, pour témoigner de Lui.

Vos témoignages

  • 23 octobre 2015 22:25

    Quel beau texte de Bienheureuse Elisabeth de la Trinité- riche de foi et d’amour pour notre Sauveur