8e dimanche du temps ordinaire, année C

L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ;
Samedi 26 février 2022 — Dernier ajout samedi 19 février 2022

Si. 27, 4-7 Ps. 91 1 Co.15, 54-58 Lc. 6, 39-45

  • Le dimanche 27 février 2022 iCal
    Semaine 1 à 10 : 8e dimanche du temps ordinaire, année C

Il leur dit encore en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?

Nous avons été baptisés dans le Christ. Le baptême nous donne le don très étonnant de la foi. Parce que nous vivons de la foi, nous sommes devenus une créature nouvelle. Demeurer dans le Christ Jésus est nécessaire pour porter un bon fruit, une lumière pour le monde. « Le disciple n’est pas au-dessus du maître. » Celui qui a cheminé dans l’aridité des jours et dans les difficultés est capable de montrer la route. Pour avancer dans les combats de la vie, nous avons besoin de la présence de Jésus. Il continue sa Mission en chacune de nos vies. Nous goûtons la joie de nous retrouver dans la foi pour célébrer Jésus. Nous sommes plongés dans un monde où croire n’est pas chose facile. Nous faisons l’expérience de nos différences. Vivre de la foi, c’est être transformé fondamentalement comme Marie qui a été transformée par sa foi en la Parole vivante de Dieu. Elle a permis à Dieu de faire un chemin dans notre monde. Jésus se révèle en elle par son œuvre d’amour. Elle s’est laissé guider par Dieu qui chaque jour l’a rejoint. Grâce à son oui, Dieu continue son œuvre de révélation d‘Amour en nous. Mais déjà la première communauté chrétienne nous signale les difficultés des croyants.

Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? Comment peux-tu dire à ton frère : “Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. Cette parole de Jésus définit une exigence personnelle qui nous invite à ne pas accabler de reproches nos frères. Jésus nous demande de faire un travail de reconnaissance de soi. Ne pas projeter sur l’autre ses propres opinions. Pour vivre en amitié avec l’autre, il nous faut d’abord l’accueillir et l’écouter. C’est la disponibilité intérieure qui écarte ce qui nous empêche de voir la réalité. La parole qui naît alors est une parole qui construit, elle naît de la bonté du cœur. Cette bonté est souvent acquise au prix de la souffrance. En effet, celui qui a souffert a appris à connaître ses limites il s’est libéré de toute arrogance, il a enlevé ce qui l’empêchait de voir clair. Ce qu’il sait, il le dit avec humilité et sans dureté.

Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit. Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur. Pour comprendre ce que Jésus nous dit aujourd’hui, nous revenons aux saints qui nous ont marqués et qui nous ont formés. Ces personnes nous ont marquées quand nous avions besoin d’une parole de vérité. Ils étaient de ceux qui avaient souffert, de ceux qui avaient mûri dans l’épreuve et appris à vivre une bonté nouvelle. Ils sont devenus une image de Jésus qui se donne à nous. Les visages de bonté qui nous ont aidés dans la vie sont des présences de Dieu dans notre vie. Quand Marie reçoit Jésus dans sa foi, elle met en œuvre tout son être pour recevoir l’amour. Marie est dans une disponibilité totale, elle n’a plus aucune prévision. Elle est dans une pauvreté tout à fait radicale, elle ne peut plus s’appuyer que sur son Dieu en qui elle fait confiance. C’est véritablement l’amour du cœur de Marie qui est le déclenchement de sa foi. C’est parce que Marie aime Dieu qu’elle peut mettre toute sa foi en lui. Elle va le recevoir dans cet amour dans lequel s’enracine sa foi. C’est sa Foi qui va devenir la lumière qui va éclairer sa vie. L’Esprit Saint fait de nous des êtres au cœur empli de bonté. A la suite de Jésus, nous sommes soucieux de promouvoir la liberté et la dignité humaine. Dieu fait homme n’est pas venu dans la splendeur mais il est venu par un chemin d’humanité vraie, dans l’amour de tous. Il est le lieu de l’amour du Père, il est son Fils.

Demandons la grâce d’entrer dans ce mystère de Jésus reçu par Marie. Et pour devenir ce bon arbre dont les racines sont immergées dans les Sources d’eau vives, nous demandons cette disponibilité de cœur de Marie.

Vos témoignages

  • pierre 27 février 2022 06:43

    Jesus nous parle du cœur tandis que nous écoutons que d’une oreille distraite..

    Le disciple écoute le Maitre, mais si le cœur ne suit pas cette discipline reste superficielle et la mesure de la règle, se perd dans la rigidité, au de se vivre dans la simplicité.

    Les Paroles de Jesus sont Esprit Saint et Vie Éternelle, source et finalité, mais nous ne recueillons que des brindilles si nous n’avons pas la flamme de l’Amour que Jesus désire allumer en nous.

    Les psaumes nous invitent par le chant et la poésie à un cheminement intérieur, comme le vive les communautés monastiques,afin de retrouver l’amplitude de l’écoute, quand nous sommes enfermés dans la routine d’une discipline ou d’une société « sans état d’âme ».

    La prière de louange des bienfaits reçu de Dieu nous redonne l’émerveillement de la Vie Divinement Bonne, en nous extirpant des seules réalités objectives, impersonnelles, banalités limitées, où le cœur finit pas se briser.

  • Georges 26 février 2022 23:08

    J aime lire vos homélies Père Gilbert, elles sont imprégnées de Foi et fortifient. Ce sont du pain pour la route. Merci.

  • Denise Simard, R.S.R. 2 mars 2019 23:07

    Je n’ai jamais le droit de juger les autres… Je dois d’abord me regarder. Souvent, je me rends compte que ce que je remarque chez l’autre, je le retrouve aussi chez moi… J’ai à enlevé la poutre de mon œil avant de parler… L’autre a seulement une paille… Ça revient à dire que je dois travailler sur mes lacunes, mes faiblesses… au lieu de vouloir travailler sur l’autre…