8e dimanche du temps ordinaire, année C

L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ;
Dimanche 23 décembre 2018 — Dernier ajout lundi 24 décembre 2018

Si. 27, 4-7 Ps. 91 1 Co.15, 54-58 Lc. 6, 39-45

  • Le dimanche 3 mars 2019 iCal
    Semaine 1 à 10 : 8e dimanche du temps ordinaire, année C

Il leur dit encore en parabole : « Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne vont-ils pas tomber tous les deux dans un trou ?

Le disciple n’est pas au-dessus du maître ; mais une fois bien formé, chacun sera comme son maître. Nous sommes plongés dans un monde où croire n’est pas chose facile. Alors nous goûtons la joie de nous retrouver dans la foi pour célébrer Jésus. Pour avancer dans les combats de la vie, nous avons besoin de la présence de Jésus et de nos amis. Nous faisons alors l’expérience de nos différences. Déja la première communauté chrétienne nous signale des difficultés. Demeurer dans le Christ Jésus est nécessaire pour porter un bon fruit. Nous avons été baptisés dans le Christ. Nous sommes devenus un bon arbre qui porte de bons fruits. Cet arbre, c’est Jésus, qui « continue » sa Mission en chacune de nos vies. Le baptême nous a donné ce don très étonnant de la foi. Parce que nous vivons de la foi, nous sommes devenus une créature nouvelle. Vivre de la foi, c’est être transformé fondamentalement comme Marie qui a été transformé par la foi. Marie a vécu de la foi la Parole vivante de Dieu. Elle s’est laissée guider par Dieu qui chaque jour l’a rejoint. Le bon fruit de Marie, c’est Jésus qui se révèle par son œuvre d’amour. Elle a permis à Dieu de faire une avancée dans notre monde. Grâce à son oui, Dieu continue son œuvre de révélation de l ‘Amour en nous.

Qu’as-tu à regarder la paille dans l’œil de ton frère, alors que la poutre qui est dans ton œil à toi, tu ne la remarques pas ? Comment peux-tu dire à ton frère : “Frère, laisse-moi enlever la paille qui est dans ton œil”, alors que toi-même ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère. Cette parole définit une exigence personnelle qui nous invite à ne pas accabler de reproches nos frères et nos sœurs. Cet interdit posé par Jésus est difficile à vivre parce que celui qui a une poutre dans l’œil est aveugle et ne voit plus rien. La parole de Jésus nous demande de commencer par « un travail sur soi. » Ce travail commence par une disponibilité intérieure pour écarter ce nous empêche de voir la réalité. Ne pas projeter sur l’autre ses propres opinions, car pour vivre en amitié il nous faut l’accueillir et l’écouter d’abord. La parole qui naît alors est une parole qui construit. Elle doit naître de la bonté du cœur. Cette bonté est souvent acquise au prix de la souffrance. En effet, celui qui a souffert a appris à connaître ses limites. I1 a enlevé ce qui l’empêchait de voir clair et s’est libéré de toute arrogance. Ce qu’il sait, il le dit avec humilité et sans la dureté. Celui qui a cheminé dans l’aridite des jours et dans les difficultés de la fidélité est capable de montrer la route.

Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit. Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur. A la suite de Jésus, nous sommes soucieux de promouvoir ia liberté et la dignité humaine. Pour comprendre ce que Jésus nous dit aujourd’hui, nous revenons aux saints qui nous ont marqués et qui nous ont formés. C’étaient des personnes qui nous ont marquées quand nous avions besoin d’une parole de vérité. Souvent c’étaient ceux qui avaient souffert, ceux qui avaient mûri dans l’épreuve et appris à vivre une bonté nouvelle. Ils sont devenus une image de Jésus qui se donne à nous. Les visages de bonté qui nous ont aidés dans la vie sont des présences de Dieu dans notre vie. Marie est dans une disponibilité totale, elle n’a plus aucune prévision. Elle est dans une pauvreté tout à fait radicale, elle ne peut plus s’appuyer que sur son Dieu en qui elle fait confiance. Quand Marie reçoit Jésus dans sa foi, elle met en œuvre tout son être pour recevoir l’amour. C’est véritablement l’amour du cœur de Marie qui est le déclenchement de sa foi. C’est parce que Marie aime Dieu qu’elle peut mettre toute sa foi en lui. Et mettant toute sa foi en lui, elle va le recevoir dans cet amour dans lequel s’enracine sa foi. À partir de ce moment, c’est sa Foi qui va devenir la lumière qui va éclairer sa vie. L’Esprit Saint fait de nous des etres au cœur empli de bonté. Dieu fait homme n’est pas venu dans la splendeur mais il est venu par un chemin d’humanité vraie, dans l’amour de tous. Il est le lieu de l’amour du Père, il est son Fils.

Demandons la grâce d’entrer dans ce mystère de Jésus reçu par Marie. Et pour devenir ce bon arbre dont les racines sont immergées dans les Sources d’eau vives, nous demandons cette disponibilité de cœur de Marie.