Vendredi 17 novembre 2017

Dédicace des Basiliques Saint Pierre et Saint Paul

« Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? »

Ac. 28, 11…31
Ps. 97
Mt. 14, 22-33

  • Le samedi 18 novembre 2017 iCal
    Fête des saints. Novembre : Dédicace des Basiliques Saint Pierre et Saint Paul

"Aussitôt Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules."

Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. C’est au XIe siècle qu’apparaît dans le martyrologe de Saint-Pierre l’annonce de la dédicace de la basilique, au 18 novembre. Au siècle suivant, les calendriers du Latran et du Vatican ajoutent au même jour la dédicace de Saint-Paul. Les épreuves, les tempêtes, et finalement la mort physique ne sont pas épargnées aux croyants. Jésus a vaincu la mort et le mal, il apaisera la tempête qui secoue encore notre barque. Les eaux sont le symbole des forces du mal et de la mort. C’est là que résident les monstres marins. Jésus domine ces forces du mal, c’est une annonce de la résurrection à venir. Jésus ressuscité est le signe de notre victoire, signe posé dans l’histoire des hommes. La réalité quotidienne est d’affronter les vents contraires et la mer agitée. Les disciples, pour marcher sur les eaux, ne doivent pas attendre la fin de la tempête qui durera jusqu’à la fin des temps. La présence de Dieu est une présence délicate et ténue qui ne s’impose pas par la force, elle se déploie dans une faiblesse apparente. A la suite de Jésus, les Apôtres Pierre et Paul continuent le même combat.

"En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! » Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Lorsque Pierre suit Jésus sur les eaux agitées, le vent souffle, mais Pierre ne s’en effraye pas, confiant dans la Parole et l’exemple de Jésus. Mais dès que Pierre prend en considération les forces contraires, il prend peur, et il coule. Jésus doit le saisir par la main pour le sauver de la noyade. La délicatesse de Dieu dans sa présence à nos côtés est remarquable. Il ne s’impose pas face aux puissances de la mort et du mal. Nous suivons Jésus à la suite des apôtres, malgré notre pauvreté et notre petitesse. Nous marchons sur les eaux de l’adversité avec la grâce de Jésus, avec la force de l’Esprit Saint. Depuis deux mille ans, la puissance de Dieu est donnée à tous ceux qui mettent leur confiance en Jésus.

"Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba." Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! » En invitant Pierre à le suivre, Jésus l’invite à participer à sa victoire sur la mort et le mal. Nous faisons confiance à la Parole de Jésus, à son invitation à participer dès ici-bas à sa victoire. Jésus le premier a traversé la mort sans être englouti par les eaux. La puissance de vie de Jésus ne s’impose pas avec fracas sur les puissances de mort. Jésus marche sur les eaux. Il est le maître de la vie, il connaît la puissance de vie qui l’habite. Il laisse la mer et le vent se déchaîner car ils ne peuvent rien contre lui. Ainsi Jésus nous assure que nous aussi, avec lui, nous traverserons les eaux de la mort. Nous aurons, nous aussi, à marcher sur des eaux agitées et à affronter des vents contraires. C’est quand Jésus sera monter dans notre barque que nous serons vainqueur avec lui. Nous comprenons que Pierre ait douté de sa capacité à résister aux éléments qui se déchaînaient contre lui. En Jésus réside la plénitude de la divinité, et rien ne peut l’engloutir. Marcher sur les eaux, signifie sa rencontre définitive au moment de notre mort et à la fin des temps pour l’Eglise.

Nous demandons à Jésus de nous envelopper de sa tendresse pour que nous n’ayons rien à craindre dans la mission qu’il nous donne.

Vos témoignages

  • pierre 18 novembre 2017 15:10

    La mission que Jésus nous donne s’inscrit pour toujours dans ce commandement nouveau, qui change la vie ordinaire, celle pauvre comme celle du riche, en Joie pour tous, car elle est communion dans la vie Divine : aimez vous les uns les autres, comme je vous ai aimés.

    Paroles d’Amour et de Vie que rien ne peut arrêter, depuis que l’Agneau de Dieu s’est donné Lui même pour renverser tous les obstacles que nous rencontrons pour le rejoindre sur le chemin de la Vie éternelle, en nous laissant inspirer, guider, rassembler par le souffle de l’Esprit Saint.

  • Matthieu 17 novembre 2016 20:24

    Vos homélies sont édifiantes, Père Gilbert. Loué sois Dieu pour vous.

  • Renate 18 novembre 2014 13:48

    « Mais dès que Pierre prend en considération les forces contraires, il prend peur, et il coule et Jésus doit le saisir par la main pour le sauver de la noyade. »

    Oui, combien de fois nous considérons plus les forces contraires alors que Jésus est là et qui tient tout en main - dans sa délicatesse respectueuse envers nous, sans s’imposer. Donc, avant notre action humaine, osons Lui faire confiance en toute chose !

    Merci, Père Gilbert, pour cette homélie !