Lundi 19 février 2018

2e dimanche de Carême, année B

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! »

Gn. 22, 1-2.9a 10-13. 15-18 Rm. 8, 31b-24 Mc. 9, 2-10

  • Le dimanche 25 février 2018 iCal
    Deuxième semaine de Carême : 2e dimanche de Carême, année B

"Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmène, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux."

Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Élie leur apparut avec Moïse, et tous deux s’entretenaient avec Jésus. Jésus emmène sur la montagne Pierre, le premier des frères qui dans l’Église présidera à la charité, Jacques, le premier Apôtre martyr à Jérusalem et Jean qui recevra Marie à la Croix. Soudain ils se retrouvent sur la montagne devant Jésus resplendissant ! La Transfiguration de Jésus nous redonne courage quand nous sommes dans des temps douloureux. Dieu se manifeste dans l’Alliance que le Père a conclue avec nous par son Fils unique, le Bien Aimé. N’ayons pas peur, Jésus est vainqueur du monde, c’est avec lui que nous traverserons les épreuves et les difficultés de cette vie. Comme pour Marie, c’est l’illumination qui la bouleverse, quand elle reçoit le message de l’ange annonçant Jésus. Marie a accueilli Jésus dans la vulnérabilité. La Transfiguration nous est donnée, pour que nous attendions, dans la patience, le don de Dieu ! Après la défiguration de Jésus viendra sa glorification ! Il en est de même pour nous. Il nous faut regarder Jésus, comme Jésus regardait son Père. Comment il accomplit la parole du Père, lui le Fils bien-aimé.

"Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »" De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. Cette manifestation de Dieu, s’inscrit dans la montée de Jésus vers Jérusalem. Elle manifeste déjà la nouveauté de la Nouvelle Alliance. Jésus s’entretient avec Moïse et Élie : la loi et les prophètes. Ces deux figures de la première alliance entourent Jésus et s’entretiennent avec lui. Jésus apparaît alors comme dans une nouvelle étape de la Révélation. La voix du Père se fait entendre : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi, écoutez-le. » La parole que le Seigneur Dieu nous adresse est une personne : « Celui-ci est mon fils. » Avec Jésus, la Nouvelle alliance consiste à croire en l’œuvre de grâce manifestée en lui. Nous sommes dans le mystere du Christ. L’enfant bien aimé du Père nous sauve. L’Esprit Saint habite en nous pour que nous demeurions dans l’Amour. Quand nous sommes dans un passage difficile de notre vie, nous regardons les témoignages de la tendresse de Dieu. Dieu qui transfigure Jésus, peut « se servir » de ce qui est douloureux dans sa vie et dans nos vies, pour nous transformer. Il nous faudra admettre que le Fils bien-aimé du Père passe par la souffrance !

"Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. » Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts. » La Bonne Nouvelle est l’évènement de la victoire de Jésus sur la mort. La vie de Jésus manifeste la véritable voie pour être sauvé, pour vivre en communion avec Dieu. La crucifixion de Jésus démontrait par son horreur qu’il était un réprouvé : maudit soit celui qui est pendu au bois de la croix. Paul nous dira que Dieu l’avait, pour nous, identifié au péché. Mais, après la passion, Dieu, le Père de Jésus, l’a ressuscité d’entre les morts. A la question de Jésus sur son identité, Pierre avait répondu : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ! » Aujourd’hui la voix du Père se fait entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le. » Les disciples vont garder le secret de cette vision sur la montagne.

Nous demandons la grâce d’entendre cette parole : « Tu es mon Fils, mon bien-aimé, en toi j’ai mis tout mon amour ! »

Vos témoignages

  • REGINE 1er mars 2015 21:02

    Oui, depuis notre baptême, nous aussi nous sommes le fils ou la fille bien aimé du Père.

    Je pense que si, le Fils lui, n’a pas été épargné (point de vue souffrances et atrocité dans la mort), il en sera de même pour le disciple….

    J’avoue que cela n’est pas très rassurant…. car si Jésus est Saint, moi, je sais que je suis loin de l’être et souvent, la foi ne m’empêche pas de connaître la peur face à ce monde qui nous est si hostile à nous chrétiens, et même …. l’hostilité est également présente comme un poison, là où on ne l’imaginerait pas, oui, même ….. dans le milieu chrétien.

    Seigneur, fais que je regarde vers ta Transfiguration, chaque fois que je suis dans la crainte pour l’avenir.

    • 2e dimanche de Carême, année B 2 mars 2015 00:12, par Père Gilbert Adam

      « Je pense que si, le Fils lui, n’a pas été épargné (point de vue souffrances et atrocité dans la mort), il en sera de même pour le disciple…. »

      Merci… ma chère Régine

      Je comprends ce que tu dit Régine, c’est rassurant parce que c’est une question d’Amour. Jésus est Saint, cela veut dire qu’il est Amour. C’est ton souhait le plus intime : devenir amour ! Même si, dans la foi, nous connaissons encore la peur face à ce monde qui nous est si hostile à nous chrétiens ! Et même …. l’hostilité est également présente comme un poison, là où on ne l’imaginerait pas, oui, même ….. dans le milieu chrétien. C’est vrai, alors seul remède, encore plus d’amour.

      Seigneur, fais que je regarde vers ta Transfiguration, chaque fois que je suis dans la crainte pour l’avenir.