Mardi 7 novembre 2017

2e dimanche du temps ordinaire, année B

Maître –, où demeures-tu 

1 S 3, 3b - 10.19
Ps. 39
1 Co. 6, 13b -20
Jn. 1, 35-42

  • Le dimanche 14 janvier 2018 iCal
    Semaine 1 à 10 : 2e dimanche du temps ordinaire, année B

"Le lendemain encore, Jean se trouvait là avec deux de ses disciples. Posant son regard sur Jésus qui allait et venait, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu."

Les deux disciples entendirent ce qu’il disait, et ils suivirent Jésus. Jean, qui nous partage cet évènement, ne l’oubliera plus. C’était, dit l’apôtre, vers quatre heures du soir. Il se souvient de cette première rencontre d’amour qui a véritablement touché sa vie. Ces hommes sont des chercheurs de Dieu. Ils ont cherché auprès de Jean-Baptiste quel était le véritable chemin pour rejoindre Dieu. Jean-Baptiste le prophète a indiqué où était le Messie. Ils avaient suivi le prophète Jean-Baptiste, désormais ils cherchent Dieu, à découvrir qui est Jésus. Si le regard de Jean-Baptiste s’est posé sur Jésus, le regard de Jésus se pose sur les deux disciples. Regarder, entendre, suivre, se retourner, chercher, demeurer, venir, accompagner, rester, trouver, amener, appeler, voila qui résume bien ce qui s’est joué à ce commencement de l’histoire dont nous faisons partie par la Foi. L’Église a été marquée par ce mystère. Chaque jour en célébrant l’eucharistie, elle reprend la phrase même de Jean-Baptiste : « Voici l’agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde. » Désormais tout ce que nous sommes peut rayonner Dieu. Jésus est descendu dans la chair, cette chair humaine peut porter le mystère de Dieu.

"Se retournant, Jésus vit qu’ils le suivaient, et leur dit : « Que cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Rabbi – ce qui veut dire : Maître –, où demeures-tu ? » Il leur dit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc, ils virent où il demeurait, et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était vers la dixième heure (environ quatre heures de l’après-midi). André, le frère de Simon-Pierre, était l’un des deux disciples qui avaient entendu la parole de Jean et qui avaient suivi Jésus. La grandeur de Jean-Baptiste était de poser son regard sur Jésus et de le nommer. Le regard du prophète est pénétrant, il plonge véritablement dans le cœur de Jésus et ses deux disciples ne s’y trompent pas. Le voilà l’Agneau de Dieu, celui qui porte le péché du monde. La parole d’une personne qui s’engage, en déclarant le sens de ce qu’elle voit surgir, risque la relation qu’elle a avec ses disciples. En effet, ses proches se mettent en mouvement vers Jésus. Les deux disciples, entendant « Voici l’Agneau de Dieu » suivent Jésus. La question de Jésus : « Qui cherchez-vous ? » ouvre à un dialogue, à une rencontre, à un avenir possible. Elle offre un futur qui s’ouvre en un devenir. C’est la question que s’adressent mutuellement des personnes qui désirent vivre ensemble, proches. C’est la question de celui qui se risque dans la foi. Les disciples s’orientent vers la rencontre d’un autre, ils vont devenir disciples de Jésus.

"André trouve d’abord Simon, son propre frère, et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui veut dire : Christ. André amena son frère à Jésus." Jésus posa son regard sur lui et dit : « Tu es Simon, fils de Jean ; tu t’appelleras Kèphas » – ce qui veut dire : Pierre. Pierre est amené à Jésus par son frère André, le premier appelé. Jésus posa sur lui son regard et dit : « Tu es Simon, fils de Jean, tu t’appelleras Képhas, ce qui veut dire Pierre. » Jésus lui donne un nom nouveau et il lui donnera aussi une nouvelle mission. A partir de ce qui a été reçu, quelque chose se construit. André a proposé un appel à son frère : « Nous avons trouvé le Messie. » Cette parole conforte Simon qui se risque dans la nouveauté. C’est la parole de la proclamation de la foi dans les communautés chrétiennes. C’est la Parole de notre vrai repos. Les deux disciples qui avaient entendu Jean Baptiste ont vu l’amour de Dieu cohabiter avec la recherche humaine. Jésus est venu annoncer le grand mystère de la miséricorde de Dieu pour nous. Nous voulons demeurer avec Dieu, c’est la finalité de notre vie, nous savons que le bonheur est de demeurer en Dieu et lui en nous. Dieu saint s’est fait tout proche de nous, il est le Dieu intérieur qui rayonne au cœur de l’homme. Le Fils unique de Dieu, celui qui demeure dans le sein du Père, s’est fait connaître dira Jean qui aujourd’hui suit Jésus.

Nous demandons à Dieu la grâce de rayonner sa présence.

Vos témoignages

  • 18 janvier 2015 08:38

    Père Gilbert,

    Mais où rencontrer celui qui seul pourra donner sens à notre vie et combler les attentes de notre être ? « Rabbi, où demeures-tu ? »

    • 2e dimanche du temps ordinaire, année B 18 janvier 2015 10:57, par Père Gilbert Adam

      Ma chère Helene,

      « Ces hommes, sont des chercheurs de Dieu. Ils ont cherché auprès de Jean-Baptiste quel était leur véritable chemin pour rejoindre Dieu. Jean-Baptiste le prophète a indiqué où était le Messie. Jusqu’alors ils avaient suivi le prophète Jean-Baptiste, désormais ils cherchent Dieu, ils le découvrent en Jésus le sauveur du monde. Si le regard de Jean-Baptiste s’est posé sur Jésus, le regard de Jésus se pose sur les deux disciples. Regarder, entendre, suivre, se retourner, chercher, demeurer, venir, accompagner, rester, trouver, amener, appeler, voila qui résume bien ce qui s’est joué à ce commencement d’histoire dont nous faisons partie par la Foi. »

      Tu as la réponse dans toutes ces médiations de Jésus !

      Là ou ta question est pertinente Helene ! Comment moi-même maintenant reconnaitre le Dieu vivant en Jésus ? Je pense que cela passe par un accueil de soi-même, les deux marchent de pair.

      • 2e dimanche du temps ordinaire, année B 18 janvier 2015 12:34, par teresa

        Oui, l ’accueil de soi-même ne va pas de soi, et cependant, je crois que Jésus nous montre que nous sommes aimés de Dieu, même, ou surtout, dans ces lieux où nous n’ osons pas y croire, pour des raisons humaines ( culpabilité, éducation e.t.c). Si nous nous mettons à prier dans une prière intérieure du cœur, dans un accueil de soi et de Dieu, et de l’autre, la grâce de l’Esprit Saint peut commencer à agir et nous révéler combien nous sommes aimés de Dieu et désirés par Lui. C’est mon expérience. Cela se fait dans la foi, une grâce à demander à Dieu.