Lundi 25 septembre 2017

26e dimanche du temps ordinaire, année A

“Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.”

Éz. 18, 25-28
Ps. 24
Ph. 2, 1-11
Mt 21, 28-32

  • Le dimanche 1 octobre 2017 iCal
    Semaine 21 à 30 : 26e dimanche du temps ordinaire, année A

« Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : “Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.” Celui-ci répondit : “Je ne veux pas.” Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla.’

"Un homme avait deux fils," il s’agit souvent dans l’Evangile d’un père et de ses enfants. Deux frères ont grandi ensemble comme l’ivraie et le bon grain poussent ensemble. Ils se distinguent par l’exercice de leur liberté et on ne peut imaginer plus grande différence. "Va travailler aujourd’hui à ma vigne…" Le premier dit non et le fait, le second dit oui et ne le fait pas ! La parabole des fils appelés à aller travailler à la vigne du Seigneur met en lumière deux attitudes fondamentales qui se cachent en nous derrière de belles paroles. Nous disons « oui » à la Parole de Dieu, mais sans la réaliser. Nous disons « non » dans un premier temps, et nous nous corrigeons en mettant en pratique ce qui nous était demandé. L’important n’est pas de dire « Seigneur, Seigneur, » dit Jésus, mais de « faire la volonté de notre Père. » Dieu appelle toujours des ouvriers pour travailler à son Royaume. Nous savons que nous avons de la peine à demeurer fidèles dans cet appel. Par ses attitudes et par ses Paroles, Jésus met une grande lumière sur la réalité de notre vie. Il y a des moments ou nous faisons de grandes promesses à Dieu, mais avec le temps nous nous usons et nous faiblissons reprenant nos premières habitudes. "Votre conduite est étrange," disait le prophète Ézékiel !

Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : “Oui, Seigneur !” et il n’y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Nous remarquons que celui qui accompli la volonté du père est celui qui change d’avis ! Il nous faut être toujours prêts à bouger, à nous convertir, entendre la Parole, changer pour la vivre. Le seul point important, c’est d’être vrai avec Dieu et non de paraître. D’aucuns semblent loin de Dieu et en réalité ils se dévouent pour Lui. D’autres par leurs fonctions sont attachés à la loi et au temple, on les croit amis de Dieu, mais ils refusent de le servir avec leur cœur. Notre Père de toute consolation, est bon, plein de compassion, de miséricorde et de patience. la conversion véritable suppose que nous cessions de regarder en arrière. Les prêtres et les anciens, fils aînés, auxquels Jésus s’adresse, prétendent cultiver la vigne mais ils ne font rien. Les publicains et les prostituées ont d’abord dit non, puis changeant d’avis, et ils s’y emploient. Ils sont devenus des ouvriers de la vigne de Dieu, ses proches collaborateurs. Ils ont cru et sont constitués témoins et apôtres.

"Ils lui répondent : « Le premier. » Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. Ce n’est pas parce que nous avons vécu de grands moments dans le Christ que nous demeurons avec lui dans la vie. Le plus important est la conversion permanente du cœur qui nous plonge sans cesse dans l’humilité. Nous sommes une créature nouvelle dans le Christ quand nous sommes devenus, en lui, enfants de Dieu. Croire la Parole, le Verbe de Dieu, c’est adhérer à lui, cela entraîne un retournement, une conversion ! "Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi, » dit l’apôtre Paul. Nous voulons persévérer dans la foi et dans l’Esperance pour être debout au jour où Jésus viendra.

Nous demandons la grâce de l’espérance pour dire « oui » à la Parole de Dieu, et pour la mettre en pratique.

Vos témoignages

  • Hélène 1er octobre 2017 19:40

    Cela ne nous empêche pas d’essayer de faire le bien, même en disant non ?

    • 26e dimanche du temps ordinaire, année A 2 octobre 2017 10:50, par Père Gilbert Adam

      Merci ma chère Helene,

      "Nous remarquons que celui qui accompli la volonté du père est celui qui change d’avis !

      Il nous faut être toujours prêts à bouger, à nous convertir, entendre la Parole, changer pour la vivre.

      Le seul point important, c’est d’être vrai avec Dieu et non de paraître.

      D’aucuns semblent loin de Dieu et en réalité ils se dévouent pour Lui.

      D’autres par leurs fonctions sont attachés à la loi et au temple, on les croit amis de Dieu, mais ils refusent de le servir avec leur cœur.

      Notre Père de toute consolation, est bon, plein de compassion, de miséricorde et de patience.

      la conversion véritable suppose que nous cessions de regarder en arrière.

      Avançons avec confiance ma chère Helene et soyons en Paix.

  • Hélène 1er octobre 2017 18:31

    Est ce que nous sommes « condamnés » si nous disons non à Jésus ?
    Je préfère dire non ,plutôt que oui et de faire semblant c’est ce que je crois comprendre a travers cette homélie ..

  • pierre 1er octobre 2017 09:06

    Avec Jésus La Liberté de Conscience du Fond du Cœur est respectée pour un plus grand amour, le Saint Amour, don Divin qui relie l’amour de chacun à l’amour de Jésus.

    Le plus grand service que nous rend Jésus est d’ouvrir sans cesse notre cœur à sa grande liberté, dans la réalisation d’une bonne volonté pour tous, afin que son Amour Divin domine enfin nos mauvaises volontés qui s’achèvent en chacun pour soi.

    Le travail de la vigne est difficile quand la vendange est loin et incertaine. Tandis que le grappillage des raisins avant la vendange est une anticipation de la vinification et de la fête qui va suivre. Mais il faut encore la patience d’attendre le lent travail des fermentations et maturations du vin dans les cuves et les caves.

    Jésus souligne par ses contrastes que l’expérience du bon goût de la vie partagée doit nous encourager à aller plus loin dans l’amour fraternel pour demeurer ensemble et nous éviter le dessèchement du cœur qui va de pair…avec la langue de bois.