Mercredi 5 avril 2017

Dimanche des Rameaux année A

« Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! »

Procession : Mt 21, 1-11 Is. 50, 4-7 Ps. 21 Ph. 2, 6-11 Mt. 26, 14 – 27, 66

  • Le dimanche 9 avril 2017 iCal
    Semaine Sainte : Dimanche des Rameaux année A

"Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers.

Alors Jésus envoya deux disciples en leur disant : « Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les moi. Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez : “Le Seigneur en a besoin.” Et aussitôt on les laissera partir. » Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète : Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme. Les Rameaux sont une fête douloureuse qui porte en elle un malentendu. Jésus prend le risque d’une entrée triomphale à Jérusalem. Il décide d’effectuer le geste prophétique de la venue du Messie ! Jésus assume l’annonce anticipée de la mort de ce Messie, mort incompréhensible pour les foules. Déjà les rumeurs et les cris de colère s’entendent dans la ville : scandale ! Incohérence ! Contradiction ! Le Messie est vainqueur, il ne peut pas mourir ! Le Messie pénètre dans la ville sur une monture qui est symbole d’humilité et de paix. Il est le roi “doux et humble de cœur,” qui s’offre à l’accueil de la ville sainte. En entrant dans Jérusalem, Jésus s’engage sur le chemin de sa passion en pleine liberté, avec la lucidité du Prophète. Il vient accomplir les Écritures. Nous voulons accueillir Jésus qui nous sauve avec Marie. Elle accompagne celui qui a tout porté, celui qui a tout accompli, et qui continue son œuvre de salut dans chacune de nos vies.

Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l’ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! » Cette entrée de Jésus à Jérusalem est à la fois joyeuse et tragique. Zacharie le prophète, annonce une entrée triomphale du Messie dans sa ville avec pour monture un âne. Les petits et les pauvres aiment cette arrivée pacifique qui annonce la réconciliation qui réjouit tout le peuple. L’acclamation de la foule et les gestes qui l’accompagnent facilite la marche du roi. On dispose des vêtements, des rameaux, des palmes comme pour dérouler un tapis en son honneur : « Hosanna pour le fils de David ! » Bientôt la foule sera manipulée, elle demandera la mort de celui qu’elle accueillait. Jésus, le Fils bien-aimé du Père, l’enfant de Marie, récapitule en Lui toute l’histoire de l’humanité, celle qui est devant nous et celle qui est derrière nous. Jésus en portant le poids du péché de toute l’humanité accomplit tout, il reprend tout en lui à la manière de l’Époux qui sauve l’humanité en l’aimant plus encore. Il sera vainqueur de la haine, de la violence, de la mort même. Il donne à l’humanité, sa bien-aimée, le plus grand amour. Quand la Passion est arrivée, Marie qui "gardait tout dans son cœur," voit toute la profondeur de l’Amour infini de Dieu pour elle.

« Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation, et disait : « Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. » Le Royaume de Jésus n’est pas de ce monde. C’est avec les yeux de la foi que nous pourrons le discerner et comprendre qu’il nous révèle la vérité. Nous attestons que Jésus est un Messie discret, pacifique. Il est la toute-puissance de l’Amour dans sa faiblesse. Jésus nous laisse la liberté de croire, de discerner et de reconnaître qui il est. C’est avec le même regard de foi qu’il nous faut accepter ce qu’est notre vie. Le tragique de la mort nous guette, l’abjection de la souffrance nous étreint avec l’horreur de la méchanceté des hommes. Et c’est avec les yeux de la foi que nous saisissons la Présence de Jésus en nous. Il est entré dans notre vie et il y demeure dans la nuit. Tant de femmes, d’hommes et d’enfants sont réquisitionnés pour porter la croix avec Jésus, ils ont besoin de trouver la force dans le Pain de vie. Nous demandons la grâce de comprendre le mystère des noces de l’Agneau. A la suite de Marie, dans l’immense amour de Jésus qui nous sauve, nous suivons l’Agneau partout où Il va.

Nous demandons la grâce d’entrer dans le mystère de la Passion de Jésus.