Mardi 1er novembre 2016

Jour de prière pour les défunts

« Celui qui mange ce pain vivra pour toujours. »

Is. 25, 6-9 Ps. 30 1 Co. 15, 51-57 Jn, 6, 51-58

  • Le mercredi 2 novembre 2016 iCal
    Fêtes liturgiques : Jour de prière pour les défunts

"C’est moi qui suis le pain vivant descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra pour toujours ; et le pain que, moi, je donnerai, c’est ma chair, pour la vie du monde."

Par six fois dans cet Evangile reviennent ces mots de Jésus : « Manger ma chair, boire mon sang ! » Nous comprenons qu’il s’agit du Pain essentiel, pain qui nous fera vivre de la même vie de Dieu donnée par amour. L’audace de Jésus, revendiquant le rôle même de la Sagesse de Dieu, avait suscité des murmures dans l’auditoire : « Cet homme-là n’est-il pas Jésus, le fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors, comment peut-il dire : « Je suis descendu du ciel ? » Maintenant, l’étonnement dans la synagogue va devenir scandale, quand Jésus dira : « Le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde : …Comment cet homme-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » En fêtant les Fidèles défunts, nous savons que nous avons besoin d’être sauvés pour demeurer dans la joie de la Résurrection de Jésus. « Pour eux, dit-Il, je me consacre moi-même ! » Dans sa chair offerte, dans son sang versé, Jésus fait naitre une humanité toute nouvelle. Cette consécration de Jésus ’s’épanouit’ au Calvaire d’une manière étonnante ! « Dieu enlèvera le voile de deuil qui enveloppait tous les peuples et le linceul qui couvrait toutes les nations. » Marie, la première qui a tout donné, son corps et son sang à Jésus, le rejoint dans le don de son Corps et de Son sang pour l’humanité. Nous n’oublions pas les peuples de la faim, ils nous font penser qu’il y a en tout homme une faim essentielle, élémentaire : La faim d’aimer, la faim de se donner, la faim de connaître Dieu.

"Comme le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et comme moi, je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi. Voici le pain descendu du ciel. Il n’est pas comme celui qu’ont mangé les pères : ils sont morts. Celui qui mange ce pain vivra pour toujours. Jésus nous donne, le soir du Jeudi Saint, la plus belle espérance qui soit. Prenant le pain, puis la coupe, il dit : « Prenez et mangez ; ceci est mon corps livré pour vous ; Prenez et buvez-en tous, ceci est mon sang. » C’est le Don de lui-même, avant sa Passion et jusqu’à ce qu’il revienne, à la fin des temps. A la suite de Jésus, la dynamique de toute vie est d’apprendre à aimer, dans tous les évènements de la vie quotidienne. Notre feu intérieur est une vie il est cet amour. Jésus nous donne cette patience inusable qui fait naître en chacun de nous le meilleur de nous-même. « Si quelqu’un mange ce pain, il vivra éternellement. » Jésus nous donne de nous libérer de ce qui nous renferme sur nous-mêmes. Il va affronter sa Passion en chacun de nous. L’Eucharistie est nécessaire pour entretenir la vie divine qui commence des ici-bas. Au jour de notre Passage nous serons avec lui. Dieu nous regarde dans son Fils et dans le Christ, nous sommes déjà vainqueurs de la mort.

"Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le relèverai au dernier jour. Car ma chair est vraie nourriture, et mon sang est vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, comme moi en lui, dit Jésus à Capharnaüm." Toute communion au Corps et au Sang de Jésus est une communion à sa vie de Fils de Dieu, d’Envoyé du Père. Progressivement l’Amour de Dieu prend toute sa place en nous. La peur existentielle de la mort, qui est à la racine de nos angoisses, peut être transfigurée. Demeurer dans le Christ, c’est trouver en lui la lumière, la paix et le pardon. Il nous faut puiser à sa vie la force de vivre, surtout quand l’épreuve est là. Nous essayons de voir les événements et les personnes comme Jésus les voit. Ainsi nous repartons sur un chemin d’espérance. « Celui qui me mange vivra par moi. » Nous vivrons par Jésus, l’Eucharistie est en nous un gage de victoire sur les forces de la maladie et de la mort. La mort vécue avec Jésus n’est pas une fin, mais un commencement. Nous demandons la Grâce d’entrer dans une attitude d’offrande, dans un chemin de consécration totale de notre vie à Dieu. La plus belle offrande que nous puissions faire de notre vie est contenue dans la Consécration de Jésus. « De même que le Père qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même aussi, celui qui me mange vivra par moi. »

Nous demandons la grâce de suivre Jésus victorieux de la mort pour obtenir la vie.

Vos témoignages

  • Jacintha 1er novembre 2016 18:34

    Quelle belle homélie. Merci Père Gilbert, elle m’apaise et me tourne vers Jésus, la Vie.

    • Jour de prière pour les défunts 2 novembre 2016 09:48

      Cher Père, merci encore pour votre homélie de ce jour. Il faut croire que l’Esprit Saint vous éclaire pour nous aider à méditer et à prier avec votre homélie. Oui, Jésus est la Vie, Il est ma vie. Pour me donner sa Vie, il a inventé ce Sacrement admirable qu’est l’Eucharistie. Grâce à Elle, Il me transfuse sa Vie. Il est grand le Mystère de la Foi : Dieu qui se fait tout petit pour venir habiter en moi. Quelle merveille !