Jeudi de la 11e semaine, année paire

Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.
Mercredi 17 juin 2020

Si 48, 1-14 Ps 96 Mt 6, 7-15

  • Le jeudi 18 juin 2020 iCal
    semaine 11 : Jeudi de la 11e semaine, année paire

Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.

Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant même que vous l’ayez demandé. Dans le tout petit enfant qui nait il y a, au plus profond de lui-meme, une confiance. Cette confiance est plus profonde que les foyers de guerre qui vont exister par la suite chez nous. Jésus renforce cette confiance en crucifiant en nous par sa Passion, tout ce qui s’oppose à l’Amour. Il nous introduit dans une Filiation nouvelle avec notre Père et une nouvelle fraternité entre nous. Sur la croix Jésus priera : « Père, pardonne leurs, ils ne savent pas ce qu’ils font. » Il est remis totalement entre les mains du Père. En Lui, chacun de nous est rétabli dans la filiation, dans le don de notre Père qui est là, pour nous. Dieu, en nous, va faire une œuvre de réconciliation. Jésus réclame de nous une confiance infinie quand nous nous tournons vers notre Père des cieux. Le « Notre Père » qu’Il nous enseigne est devenu la prière des Chrétiens, c’est la récapitulation de toutes les prières, de toutes les demandes que nous pouvons faire à Dieu. Nous nous préparons, au fil du temps, à dire en vérité le Notre Père. Chacun de nous le récite selon son histoire, de sa propre manière. La Parole de Dieu, chaque jour, nous travaille et notre Père des cieux veille sur tout ce dont nous avons besoin.

Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes à nos débiteurs. Les expériences si douloureuses que l’humanité peut infliger à ses semblables nous obligent à nous tourner sans cesse vers la Passion de Jésus. Les paroles du Notre Père « Pardonne-nous nos offenses, » nous précipitent dans le cœur de Jésus pour y puiser de quoi continuer notre prière. Nous ne nous sentons pas le courage de pardonner à ceux qui nous ont fait tant souffrir, mais avec Jésus, avec l’aide de Dieu, c’est possible. Le pardon que Dieu nous octroie est total, il va jusqu’à l’oubli. Nous oublions bien vite les faveurs que l’on nous a faites, mais les offenses, nous les collectionnons. Si les couples savaient oublier les offenses de l’autre, combien de drames familiaux seraient évités ou résolus. Quand nous prions avec cet Évangile, nous affirmons que Dieu notre Père veille sur chacun de nous. Que d’inquiétude à vaincre, que de douleurs à surmonter, que de travail à faire pour arriver, enfin, avec un regard clair et limpide, vers notre Père. Il aime vraiment chacun de ses enfants.

"Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. Que d’hommes, de femmes et d’enfants manquent d’une manière vitale de l’indispensable, de ce qu’il faut pour vivre ! Jésus nous propose de venir au secours les uns des autres, il nous donne un idéal grand et difficile. Pour le pardon des offenses, il fixe une mesure très raisonnable : la nôtre. « Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes » Nous voulons que Dieu nous pardonne et les autres aussi. Mais à nous, le pardon coûte beaucoup. Il est difficile de demander pardon ; mais pardonner coûte encore davantage. Si nous étions vraiment humbles, ce ne serait pas si difficile, mais l’orgueil rend les choses pénible. Nous savons que plus grande sera notre humilité, plus grande sera la facilité de pardonner ; plus l’orgueil est grand, plus grande la difficulté du pardon. Quel travail intérieur il nous faut, pour arriver, tout simplement, devant le regard d’amour de notre Père.

Nous demandons à Jésus la grâce de préparer notre cœur au pardon pour travailler à la réconciliation du monde.

Vos témoignages

  • pierre 19 juin 2020 00:06

    Jésus avec des mots à notre portée nous fait entrer, pour la partager gratuitement, dans Sa Filiation Divine, bien au-delà de nos pensées « si souvent au ras des pâquerettes ».

    Il nous invite à dire avec Lui, « Notre Père » ce qui déjà élargit notre perception de la vie reçue, à la source commune, pour la situer ensuite à la dimension infinie du Ciel.

    Il nous redonne ensuite « la Sainte Confiance » qui est en Lui, dans la Providence active et la Bonté infinie, qui Lui permet, à nos côtés dans l’ordinaire, de témoigner de la vérité du Royaume d’Amour, Venu en Sa Personne, pour nous conduire nous aussi à cet avènement ultime pour notre vie.

    Notre faim et notre soif existentielle sont déjà rassurées par ce préambule, quand Jésus intercède encore pour nous, car il connaît les causes de la précarité de notre vie, quand elle s’écarte de son chemin de Bon Berger.

    Les dettes, ces transactions en suspend au titre de la Confiance, de la Reconnaissance et de l’Honneur, influencent notre discernement, et favorisent la jalousie au détriment du partage, que Jesus vient renverser du plan comptable (horizontal-social) et relever au plan filial (vertical - théologal) en restituant tout dans la surabondance de Sa Divine Miséricorde.

    La dernière demande (que nous disons souvent trop vite « pour en finir ») est finalement essentielle pour rester à la suite Jésus, unique vainqueur de tout Mal.

    Il nous faut le Bon Berger pour ne pas « être laissé » à nous enfermer dans nos discernements aléatoires, afin d’éviter de se méprendre sur ce qui est Bon ou Mauvais pour nous.

    Nous sommes toujours perturbés par nos sentiments et les situations qui nous oppressent, tandis que Jésus, vraiment Homme et vraiment Dieu, va pour nous jusqu’au bout de l’épreuve (le rejet total - via la cruxifiction)

    Il nous offre sa vie en garantie de la délivrance du Mal (témoignage de la Résurrection) et selon sa parole, nous donne part à l’Esprit Saint qui authentifie en nos cœurs la vérité de notre adoption, au delà des limites sociales, par la seule référence à Sa Parole « qui est plus vivante et plus éternelle que la terre et le Ciel ».

    Jésus nous fait entrer « dans la demeure commune » : là où se trouvent déjà ceux qu’IL a réuni en son Nom : l’Eglise, où tous sont de pauvres pêcheurs, blessés, baptisés, sauvés, pardonnés, mais en devenir Frères et Soeurs d’un Amour Infini (Jésus) , reconnaissant la Grâce de L’Esprit Saint - issue du don de Jésus, réunis dans Sa charité - Miséricorde infinie.

    Par cette prière Jesus nous recentre sur l’essentiel : se savoir aimé infiniment pour aimer infiniment, par Lui avec Lui et en Lui.

  • Stéphane 18 juin 2020 07:59

    Oui que Dieu enlève les obstacles, les pierres de notre cœur, pour les rendre plus légers, plus beaux, car en eux rayonne la Présence du Cœur Immaculée de Marie et du Cœur Sacré de Jésus. Par Ta Grâce, Seigneur.

  • Jeudi de la 11e semaine, année paire : 17 juin 2020 21:23, par Dieudonné Marie Deogratias

    Est-ce autant salutaire de dire seulement « Notre Père », ayant en vue de tourner vers son semblable pour lui dire « Mon frère » ? Que nous nous comportons sans sagesse dans nos relations : les amis se séparent ; les mariés divorcent ; les époux rompent l’alliance ; les géniteurs chassent la progéniture ; … Tout cela au prix d’un tout petit rien. Si le pardon libère l’un et l’autre et nous fait ressembler à notre Père, il est temps d’investir toute notre richesse en temps et en or pour conquérir cette perle qui vaut tout devant le Roi de la création. Merci Père pour nous avoir donné Ton Fils pour nous servir de Maitre et d’Ainé.

  • Jacinthe 21 juin 2018 07:44

    Merci Père, pour vos paroles si réalistes concernant la prière de Notre Père

  • Dominique 17 juin 2016 07:46

    Merci, père pour ces chemins vers l’amour de Dieu que vous nous proposez de parcourir. Un prêtre ami nous commentait hier cet evangile en partant de l’affirmation que Dieu sait déjà notre demande avant que nous n’ayons ouvert la bouche. Mais Il a le cœur ému par nos demandes. Comme une maman qui prépare un repas pour sa famille et qu’un enfant vient trouver en lui disant :« maman, j’ai faim ». Ou encore, comme une maman qui abandonne toutes ses occupations à l’instant même où son enfant a besoin d’elle parce qu’il est tombé et qu’il réclame un câlin. Le cœur de Dieu est celui-là quand nous nous tournons vers Lui et que nous Lui disons : « papa » ! Quelle merveille !