Mercredi 22 juin 2016

Jeudi de la 12e semaine, année paire

Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : « Seigneur ! Seigneur ! » qui entreront dans le royaume des cieux, mais celui–là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

2 R. 24, 8-17
Ps. 78
Mt. 7, 21-29

  • Le jeudi 23 juin 2016 iCal
    semaine 12 : Jeudi de la 12e semaine, année paire

Ce jour-là, beaucoup me diront : “Seigneur, Seigneur, n’est-ce pas en ton nom que nous avons prophétisé, en ton nom que nous avons expulsé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?”

Alors je leur déclarerai : “Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui commettez le mal !” Jésus les instruisait comme quelqu’un qui a de l’autorité, et non pas comme leurs scribes. L’affirmation de Jésus nous éclaire : "Il ne suffit pas de me dire : ‘Seigneur, Seigneur !’" Cette affirmation exige de nous la responsabilité dans notre condition chrétienne. Elle nous fait sentir l’urgence de témoigner de notre foi. A l’agonie, moment si difficile, Jésus dira au Père : "Non pas ma volonté, mais la tienne," Jésus expérimente pour nous la difficulté de s’en remettre à un autre dans la nuit de la confiance totale. Accomplir la volonté du Père est toute l’œuvre de Jésus : "Pour que le monde soit sauvé !" La raison de la venue de Jésus dans notre chair humaine est cette possibilité de détermination de notre volonté à la volonté du Père pour devenir l’enfant confiant et chéri de son cœur. Nous pouvons en effet faire des œuvres grandes et belles, mais elles ne sont valables que si elles entrent dans le plan de l’amour infini de Dieu. En effet l’ange de ténèbres peut se changer en ange de lumière et nous faire illusion en accomplissant notre propre volonté. Ce n’est pas l’œuvre de Dieu qui est réalisée : "Alors je leur déclarerai : « Je ne vous ai jamais connus ; éloignez– vous de moi, vous qui faites le mal ! » Il y a là pour nous un enseignement puissant qui s’appuie sur l’expérience que nous avons de l’amour de Jésus !

"Ainsi, celui qui entend les paroles que je dis là et les met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison ; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Le Roc, c’est le Christ qui nous est donné dans sa Passion et sa Résurrection. Il a affronté "la volonté propre" de l’homme esclave du menteur, les forces de mort qui minent l’œuvre d’amour du Père pour les délivrer. C’est la grande œuvre de la Croix qui nous a sauvé et qui nous donne de tenir bon : "La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont précipités sur cette maison" Le Christ a tenu bon, fidèle à la volonté d’amour du cœur de notre Père. Nous sommes cette maison qui n’est pas tombée, nous demeurons fondés sur le Roc. La clarté du message, unie à la force de la charité, manifeste l’autorité de Jésus, qui étonnait ses contemporains. Notre prière et notre contemplation aujourd’hui, doivent être accompagnée d’une réflexion sérieuse. Comment je parle et j’agis dans ma vie, comment je concrétise mon témoignage ? Comment je traduis le commandement de l’amour dans ma vie ? Ce ne sont ni les paroles, ni les prières sans engagement qui comptent, mais l’effort pour vivre selon l’Amour infini de Dieu.

"Et celui qui entend de moi ces paroles sans les mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a construit sa maison sur le sable." La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, les vents ont soufflé, ils sont venus battre cette maison ; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet. » Lorsque Jésus eut terminé ce discours, les foules restèrent frappées de son enseignement, car il les enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme leurs scribes. Construire sa maison sur la roche est une image claire qui nous invite à attacher du prix à notre engagement de foi. Il ne peut se limiter à de belles paroles, mais doit se fonder sur l’autorité des œuvres imprégnées de charité. Tout ce que nous faisons doit être imprégné de l’amour infini de Dieu. Si belle que soit notre attitude, elle n’a pas de valeur ni de mérite sans la charité. La pureté sans l’amour est comme une lampe sans huile. Qu’elle est belle la sagesse unie à l’amour ! C’est cet amour dont nous parle l’Apôtre, qui provient d’un cœur pur, d’une conscience droite et d’une foi sincère. C’est par sa Passion, l’expérience du don de soi pour nous, et pour la glorification du Père que Jésus nous enseigne. Nous voulons nous mettre à son école.

Nous demandons la grâce de demeurer dans la volonté de Jésus.

Vos témoignages

  • Denise Brouillette 23 juin 2016 14:17

    « L’ange des ténèbres peut se changer en ange de lumière et créer l’illusion que nous faisons la volonté de Dieu » Il me semble difficile de discerner, de ’connaître’ les desseins de Dieu pour moi. Les bons fruits peuvent s’avérer des mauvais fruits… Pour moi cela est difficile et me peine.Vos propos de ce matin me questionnent particulièrement.
    Bonne journée père Gilbert !
    Denise

    • Jeudi de la 12e semaine, année paire 23 juin 2016 17:30, par Père Gilbert Adam

      Ma chère Denise,

      Oui, il est difficile de discerner, de ’connaître’ les desseins de Dieu.

      Le simple fait de l’énoncer nous aide.

      Souvent, c’est dans une relecture de notre vie, et dans la mémoire des bienfaits de Dieu, que nous discernons les bons fruits.

      Notre peine peut se transformer en confiance si notre désir est mu par l’Esprit Saint.

      Si vous le désirez, n’hésitez pas à m’écrire plus avant.

      Bonne journée, nous prions ensemble.

  • Marie-Françoise 23 juin 2016 09:40

    Un belle homélie Père Gilbert. Vous nous remettez tout droit dans la Pensée de Dieu et son Cœur.

    Merci !