Mercredi 10 janvier 2018

Jeudi de la 1re semaine, année paire

« Je le veux, sois purifié. »

1 S. 4, 1c-11 Ps. 43 Mc. 1, 40-45

  • Le jeudi 11 janvier 2018 iCal
    semaine 1 : Jeudi de la 1re semaine, année paire

« Un lépreux vient auprès de lui ; il le supplie et, tombant à ses genoux, lui dit : « Si tu le veux, tu peux me purifier. »

Saisi de compassion, Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : « Je le veux, sois purifié. » À l’instant même, la lèpre le quitta et il fut purifié. Jésus nous donne le Don de la vie qui est en lui. Il veut notre guérison. Il portera toutes les conséquences de notre salut. Il en connaît le prix et il s’avance vers nous. C’est ainsi qu’il nous sauvera et nous rendra libres pour que nous soyons capable d’être responsables à notre tour devant nos frères. Lorsqu’une bonne nouvelle nous arrive, elle change tout dans notre vie. Nous recevons une joie intérieure liée à cet heureux évènement. Nous entrons dans une foi, dans une espérance reliée à la source de cet amour. Jésus nous appelle à grandir en toute liberté, à aimer davantage pour nous donner aux autres. C’est ainsi qu’advient le Royaume des Cieux. Nous avons besoin de témoigner de l’espérance et de la foi d’un amour renouvelé en nous. C’est ainsi que nous nous mettons en action devant la misère du monde. Cette espérance et cette grande confiance en l’amour de Dieu transforme le monde. C’est dans l’adoration que nous nous préparons et attendons dans la paix. Dieu qui vient à bout des obstacles de nos cœurs obstinés.

"Avec fermeté, Jésus le renvoya aussitôt en lui disant : « Attention, ne dis rien à personne, mais va te montrer au prêtre, et donne pour ta purification ce que Moïse a prescrit dans la Loi : cela sera pour les gens un témoignage. » Jésus s’adresse avec fermeté à cet homme qui vient de retrouvrer la santé. Il faut qu’il récupère la pleine capacité de renouer avec ses semblables apres cette maladie. Jésus lui demande de rester dans la discrétion, de faire appel à sa liberté interieure. Il le situe à sa place, comme membre actif de communauté humaine. Notre agir dans la societé nous demande d’intégrer les actes posés par Jésus. Notre guérison entraine la guérison des autres. Notre liberté se joue au travers les évenements qui nous arrivent. Mais cet homme se met à proclamer et à répandre la nouvelle malgré la recommandation faite par Jésus. Jésus sera obligé d’éviter les lieux habités ! Comment retenir sa joie devant l’Amour de Dieu ! C’est dans la discrétion que nous sommes les acteurs du grand combat pour la justice et la paix qui se joue dans le monde.

"Une fois parti, cet homme se mit à proclamer et à répandre la nouvelle, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer ouvertement dans une ville, mais restait à l’écart, dans des endroits déserts. De partout cependant on venait à lui." La vraie Vie attire l’inimitié des adversaires et Jésus qui se dérobe pas. Il a répondu à la demande de ce lépreux en le guérissant. La vérité de Jésus et l’action de son Amour sont retournées contre lui. Il est devenu lui-meme ce lépreux, ce condamné à mort qui nous cherchera au plus profond de nos enfers. Il criera du haut de la Croix : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? » La Vie de Jésus est un secret d’amour qui nous rend vainqueur de toute adversité, de toute maladie et de toute mort. Il nous veux libre, bien au-delà de ce que nous attendons. En notre cœur naît alors une grande reconnaissance envers lui. Devant la lèpre du mal, nous reconnaissons notre fuite, notre manque d’amour et d’intériorité. Nous voulons nous offrir pour vivre comme Jésus a vécu, liberant la misère des autres. Par le mystère pascal, nous sommes au cœur du grand combat qui se vit dans le monde pour la vie et la justice. Nous sommes traversés par le désir que Dieu soit victorieux en nous par le salut de Jésus.

Nous demandons à Dieu la grâce de nous laisser purifier, que Dieu ait pitié de notre peuple.

Vos témoignages

  • pierre 11 janvier 2018 23:51

    Il n’est pas facile de se laisser purifier. Il est aisé de se rendre compte que le monde est un mélange d’un peu de tout. Et même l’air pur est un mélange respirable.

    Mais ici Jésus purifie l’amour propre qui est le propre de l’humain et de Dieu.

    Jésus-Christ redonne à chacun la dignité fondamentale d’enfant de Dieu qui lui manque.

    Le lépreux souffre plus que d’autres de la mise à l’écart que la maladie lui impose.

    Et Jésus fait le geste « qui touche le lépreux » confirmant par cet acte la compassion qui rejoint l’intime conviction du malade : si tu le veux, tu peux me purifier.

    L’Amour Divin ne peut laisser un de ses enfants à l’écart : son Amour est pour tous, et rien ne l’arrête, pas même la mort.

    L’Esprit Saint exulte en notre humanité, à chaque fois que Dieu comble un de ses enfants de son Amour !

    Nous avons la Joie et la Confiance d’être aimé, car l’Amour de Jésus est pur, il est exempt des maladies de l’amour humain. Il ne connaît qu’une Passion : aimer comme Dieu aime.

  • Denise Brouillette 11 janvier 2018 13:54

    Édifiante est la démarche de l’impur !

    Sortir ainsi tout lépreux qu’il est, du monde de la honte, de l’abject. Ses pas le conduisent à Jésus. Il n’exige rien du Maître, seulement une prière de confiance et se remet à la volonté du thaumaturge. Jésus ’’entre’’ dans l’intimité du priant. Ce qu’il y voit- souffrance, détresse- le remplit de compassion. Il reconnaît la foi profonde de ce frère rejeté. Jésus répond à l’élan d’amour qui surgit de son cœur. Il dépasse les règlements et les tabous imposés. Il touche le lépreux et…« je le veux, soit guéri ». Parole de liberté, action étonnante ! Dignité retrouvée pour le mal-aimé ! Tout à sa joie de la santé revenue, il court témoigner de la grâce obtenue par le Messie de Dieu.

    « Faites ceci en mémoire de moi ». Parole immense d’amour fraternelle à mettre à notre agenda quotidien. Et que Dieu nous vienne en aide.

  • 14 janvier 2016 06:23

    J’apprécie la profondeur de vos réflexions Père Gilbert, qui à mon tour, me font réfléchir. Que toutes les Bénédictions de notre Père Céleste soient sur vous. Merci !