Mercredi 19 août 2015

Jeudi de la 20e semaine, année impaire

« Jésus dit : « Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils. »

Jg. 11, 29-39 Ps. 39 Mt. 22, 1-14

  • Le jeudi 20 août 2015 iCal
    semaine 20 : Jeudi de la 20e semaine, année impaire

"Il envoya ses serviteurs pour appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir."

Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : ’Voilà, mon repas est prêt, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés, tout est prêt, venez au repas de noce.’ Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent." Nous reconnaissons dans ce texte le drame de l’alliance du premier Testament, au cours des siècles, Dieu a invité son peuple à entrer dans une alliance avec lui, à partager son amour, l’invitation au repas de noces, un repas de fête où l’alliance est célébrée avec l’humanité. Malheureusement, les hommes ont souvent répondu à l’invitation divine par l’indifférence, le mépris et même le rejet des prophètes. Cependant l’invitation à entrer en alliance demeure. Le refus de quelques-uns a permis d’ouvrir l’invitation à un plus grand nombre, cette large ouverture des noces nouvelles dans la nouvelle alliance est une joie pour chacun de nous, et un motif de reconnaissance pour Dieu notre Père. Jésus parle en paraboles ! Le mystère du Royaume des cieux est de plus en plus difficile à saisir par son auditoire. Jésus multiplie les images et les paraboles pour dire son message : « Le Royaume des cieux est comparable à un roi qui célébrait les noces de son fils. » L’image est forte, le Royaume de Dieu est un grand bonheur, qui refuserait ce message ? « Mais ils ne voulurent pas venir ! » C’est le drame de Jésus ! Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu.

"Alors il dit à ses serviteurs : ’Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes." Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce.’ Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils rencontrèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives." Durant l’eucharistie, à de nombreuses reprises, nous demandons pardon au Seigneur notre Dieu. C’est une façon de reconnaître que notre préparation à l’accueil du don de Dieu est bien imparfaite en nos vies. Nous ne sommes pas à la hauteur d’une telle invitation, mais nous nous confions à la miséricorde de Dieu et nous désirons y répondre de mieux en mieux chaque jour. L’Eucharistie est un repas extraordinaire, préparé par le Dieu qui nous sauve, mais on ne peut s’approcher de Jésus sans chercher à lui plaire, c’est-à-dire à nous revêtir du Christ, en accomplissant, comme lui, ce qui plaît au Père. Nous ne pouvons pas prendre part au repas du seigneur sans prendre part aussi à son œuvre d’amour en ce monde. La communion avec le Seigneur Jésus suscite la communion avec nos frères en Eglise et en humanité. Notre participation à l’Eucharistie est liée à une manière de vivre au fil des jours où nous tissons ainsi le vêtement de nos noces. Heureux sommes-nous si nous participons ainsi au festin des noces de l’agneau.

Le roi entra pour voir les convives. Il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce, et lui dit : ’Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?’ L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : ’Jetez-le, pieds et poings liés, dehors dans les ténèbres ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents.’ Certes, la multitude des hommes est appelée, mais les élus sont peu nombreux. » Le roi exclu l’homme qui est entré sans avoir les vêtements adéquats à la célébration. La lecture symbolique de ce texte nous donne de comprendre comme les œuvres de notre conversion sont importantes. Ici le vêtement de noce est exprimé extérieurement par ce que nous avons accueilli intérieurement dans la foi. Saint Jérôme commente ce passage de l’Évangile : « À lui seul, cet homme personnifie tout ce que le mal rassemble. Le vêtement des noces, ce sont les préceptes du seigneur, les œuvres accomplies selon la loi et l’Évangile qu’est le vêtement de l’homme nouveau. » C’est par la vulnérabilité de la foi que nous entrons dans le Royaume. Nous ne pouvons pas introduire la dynamique d’un monde qui est fini dans le Royaume. Il nous faut revêtir le Christ qui nous réintroduit dans la Patrie. Heureux sommes nous d’être invités au repas du seigneur ! Nous connaissons cette invitation que le prêtre lance après la prière à l’Agneau de Dieu. Cette invitation nous concerne particulièrement, nous qui avons entendu l’invitation du seigneur, et elle est aussi adressée à cette foule innombrable, la foule précisément de ceux qui ont revêtu le vêtement des bonnes œuvres, la foule de ceux qui vont participer au repas de l’agneau.

Nous demandons la grâce de répondre, par notre amour, à l’amour infini de Dieu.