Mercredi 9 septembre 2015

Jeudi de la 23e semaine, année impaire

Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux.

Col. 3, 12-17 Ps. 144 Lc. 6, 27-38

  • Le jeudi 10 septembre 2015 iCal
    semaine 23 : Jeudi de la 23e semaine, année impaire

Mais je vous dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent.

Dans son Discours sur la Montagne, aussitôt après les Béatitudes, Jésus nous livre tout un enseignement sur l’amour-charité, et spécialement sur l’amour des ennemis : ennemis personnels ou ennemis du groupe auquel nous appartenons. Et il précise ce qu’il entend par aimer ses ennemis : Faire du bien à ceux qui nous haïssent, souhaiter du bien à ceux qui nous maudissent, prier pour ceux qui nous maltraitent. L’Evangile, la Bonne Nouvelle, nous donne ainsi un message des plus précieux. "La mesure dont vous vous servez pour les autres, servira aussi pour vous. » C’est si merveilleux que nous puissions affirmer notre désir de Dieu en le liant à l’Amour que nous nous portons les uns aux autres. Bonheur pour nous d’être inscrits dans cette sagesse chrétienne si différente de toutes les autres. Cette Sagesse, Jésus l’énonce d’une manière si belle et si réconfortante. Jésus, après ces consignes sur l’amour sans frontières, en vient à parler de la non-violence, de la joue qu’il faut tendre, du manteau qu’il faut laisser prendre et des deux mille pas qu’il faut faire, c’est-à-dire du quart d’heure qu’il faut accepter de perdre avec un homme dans la joie ou la peine, avec ses frères en communauté, sous son regard.

Si quelqu’un te frappe sur une joue, présente-lui aussi l’autre. Si quelqu’un prend ton manteau, ne l’empêche pas de prendre encore ta tunique. Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas ton bien à celui qui s’en empare. Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. Si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi agissent de même. Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin de recevoir la pareille. Par sa venue dans la chair humaine, Jésus, le Verbe de Dieu fait chair, apporte à l’humanité un message fondamentalement nouveau. Nous aimons cette parole si difficile à mettre en pratique : « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous maudissent, bénissez. » Il est évident que sans la grâce de Dieu, nous ne pouvons pas la réaliser. Nous retrouvons alors notre lien -religion- à Dieu si vital : « Sans moi vous ne pouvez rien faire. » Aujourd’hui, nous avons dans l’Evangile le message d’amour qui change le monde :

« Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très Haut, car il est bon pour les ingrats et pour les méchants. Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez point, et vous ne serez point jugés ; ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés ; absolvez, et vous serez absous. Donnez, et il vous sera donné : on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde ; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis. Il s’agit dans ce message de ce qui est le plus précieux dans le christianisme. Ce que Jésus énonce, il l’a vécu, et à sa suite, celui qui est bien formé par lui sera comme son Maître. C’est la réalité de l’Évangile : Etre comme Jésus lui-même. C’est notre vocation chrétienne. Depuis que nous sommes baptisés dans le Christ cette suite de Jésus est rendue possible. Jésus a toujours fait ce dont Il a parlé ; Il a toujours consolé. Il a toujours pris sur lui par sa Croix toute la misère du monde. Comme un agneau qu’on mène à l’abattoir, il a porté sur son dos la haine du monde. Marie l’immaculée l’a suivi jusqu’au bout, Jésus ose parler de récompense, la gratuité demeure entière, car la récompense dont parle Jésus n’est pas un nouvel avoir, mais un supplément d’être. Plus nous aimons Dieu pour lui-même, et plus nous sommes confortés dans notre autonomie d’enfant de Dieu et plus nous aimons nos frères.

Nous demandons à Dieu notre Père la grace que notre prière et notre vie soit semblable à celle de Jésus.