Samedi 5 août 2017 — Dernier ajout lundi 7 août 2017

Jeudi de la 26e semaine, année impaire

“Le règne de Dieu s’est approché de vous.”

Ne. 8, 1…12 Ps. 18 Lc. 10, 1-12

  • Le jeudi 5 octobre 2017 iCal
    semaine 26 : Jeudi de la 26e semaine, année impaire

Après cela, parmi les disciples le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre.

Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. Priez pour que le don précieux de la Parole transforme et libère de tout ce qui nous enferme ! Qu’elle nous donne les capacités à nous recevoir les uns des autres, à entrer en communion avec les autres. Cette Parole est au-delà de tout, elle est avant tout. Il n’est besoin que de la recevoir. La demande de Jésus à ses disciples est qu’ils préparent cette annonce en disant par leur vie que le Royaume de Dieu est tout proche. La bonne Nouvelle de Dieu présent et aimant nous bouleverse. Du plus profond de nous-mêmes, le cri qui habite chacun de nous en vue de retrouver Dieu, réémerge et provoque une grande émotion. Le travail de la Parole de Dieu, de Jésus, le Verbe de Dieu qui est venu accomplir l’œuvre de Dieu au milieu de nous, est merveilleux. Les pauvres rencontrés par Jésus ont été remis à eux-mêmes et à Dieu. C’est le passage de Dieu dans notre vie que Jésus est venu accomplir.

Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin. Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : “Paix à cette maison.” S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. La paix est le nom de Jésus, par sa Passion et par sa Résurrection, elle est donnée à tous. Nous voulons cultiver cette paix en nous, être attentifs à ce que rien ne soit obstacle à son accueil. Il nous faut vivre pleinement le moment présent pour être toujours renouvelé dans l’Esprit Saint, ouvert à tout ce qui est donné au quotidien. C’est dans la pauvreté d’une vie reçue, n’emportant rien pour n’être que béatitude, que Jésus nous envoie. Il envoie les "douze" et les « soixante douze » pour préparer sa venue. Il s’agit de nous et nous sommes envoyés par Jésus pour nous mettre en marche. Il s’agit de réaliser l’œuvre de Dieu, de revêtir les sentiments du cœur de Jésus : « Dites simplement : "Paix à cette maison !" Le passage de Dieu est toujours un moment de paix, c’est l’harmonie de notre être avec les aspirations d’amour que Dieu y a mises.

Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison. Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.” Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites : “Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.” Jésus nous a libéré de la mort, de la plus grande peur qui tenaille chacun de nous. Il est ressuscité. En entendant ces paroles, à un moment privilégié de notre conversion, nous sommes semblables aux fidèles de la première generation, nous revenons à la source. Cheminant dans la souffrance et la détresse, nous avons vitalement besoin de l’Eucharistie pour demeurer dans la présence de Jésus qui nous sauve. Dans sa résurrection, humblement, à qui le voulait bien, Jésus est apparu dans la même humilité et la même douceur qu’à Noel. « Il est venu, il a souffert, il est mort il est vivant, il reviendra. » L’affirmation de la résurrection pour nous est déjà notre résurrection. Elle prend corps dans la résurrection de Jésus.

Nous demandons la grâce de communier chaque jour au mystere du Christ pour annoncer le feu de l’amour de Dieu au monde.